Cette vidéo qui prétend que le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara annonce l’envoi imminent de soldats de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en Guinée Bissau est hors contexte. Il s’agit d’une vidéo, diffusée le 10 août 2023, intervenant dans un contexte où l’ancien président du Niger Mohamed Bazoum venait d’être renversé à la suite d’un coup de force militaire.
Par Abou Adams
FAIT
Dans une vidéo publiée sur le réseau social Tiktok, le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, annonce une décision des membres de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) d’envoyer une force d’intervention militaire en Guinée Bissau pour réinstaller à la tête du pays le président Embalo Sissoko, renversé par un coup d’Etat le 26 novembre 2025.
ANALYSE
Cette vidéo de 48 secondes diffusée sur Paris Fenix TV, montre le président ivoirien faisant une déclaration. Dans cette déclaration, il affirme que la CEDEAO a décidé d’activer sa force d’intervention et de la déployer pour rétablir l’ordre constitutionnel. On l’entend également dire qu’il a déjà donné des instructions au Chef d’Etat major de l’armée ivoirienne, pour qu’il mobilise les troupes afin que la Côte d’Ivoire envoie un bataillon pour participer à cette mission.
L’auteur de la vidéo a pris le soin d’intégrer la capture d’écran d’un post de l’avatar Chris qui s’énonce comme suit :”Coup d’Etat en Guinée Bissau: Alassane Ouattara le vieux grigou va-t-il envoyer la force en attente ou anti-coup d’état pour sauver son fils Embalo, ce voyou déguisé en chef d’Etat? À lire sous peu.Chris Yapi ne ment pas”.
Capture d’écran de la vidéo
VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)
Grâce à une recherche d’images inversée sur Google Lens, nous avons trouvé que cette vidéo a été extraite d’une autre vidéo réalisée au lendemain du coup d’Etat au Niger en août 2023.
Pour trouver des éléments de contexte à cette vidéo, nous avons effectué une recherche sur Google à partir des mots clés: Alassane Ouattara annonce l’envoi d’un bataillon militaire de la CEDEAO. Nous avons retrouvé la vidéo originelle qui montre plutôt une déclaration faite par le Président Alassane Ouattara le jeudi 10 août 2023, sur la situation politique du Niger, après le coup de force qui venait de renverser l’ancien président Mohamed Bazoum.
Dans sa déclaration officielle postée sur la page Facebook de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire de , le président Alassane Ouattara avait effectivement annoncé que les chefs d’Etat avaient décidé d’actionner la force d’attente de la CEDEAO au Niger pour rétablir le Président Bazoum dans ses fonctions.
Capture d’écran de la déclaration du Président de la République, Alassane Ouattara.
Nous avons aussi entrepris des recherches sur la page officielle de la CEDEAO et nous n’avons trouvé , aucun communiqué officiel relatif à l’envoi d’une force militaire en Guinée Bissau.
Les Chefs d’Etat de la CEDEAO ont plutôt eu une réunion de crise en ligne pour plancher sur la situation. A l’issue de cette réunion, ils ont condamné par voie de communiqué ce coup de force et demandé au militaire qui venait de prendre le contrôle du pays de laisser le processus électoral qui était à la phase de la proclamation des résultats suivre son cours.
Par ailleurs, des indications sur la vidéo, notamment la capture d’écran de l’avatar Chris Yapi, les émoticônes et les rires en fond sonores, montrent bien qu’il s’agit d’une spéculation sur les intentions du président ivoirien face à la situation préoccupante de la Guinée Bissau et non une information fiable.
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Après les différentes vérifications, la vidéo prétendant que le Président Alassane Ouattara a annoncé l’envoie d’une force d’intervention militaire de la CEDEAO en Guinée Bissau est hors contexte . La vidéo a été sortie de son contexte pour manipuler l’opinion.
L’annonce de cette intervention militaire de la CEDEAO, relatée dans cette vidéo, n’a donc pas été faite à l’occasion du coup d’Etat que vient de connaître la Guinée Bissau.
CONSEILS AUX LECTEURS
Ne pas relayer pas les informations à caractère douteux
Se Référer uniquement aux informations de sources officielles sur les canaux officiels
Signaler les publications mensongères et leurs auteurs
La vidéo montre la station de péage d’Attinguié qui a pris feu en avril 2022.
Cette publication TikTok prétendant montrer une station de péage en feu le 22 octobre 2025 sur l’autoroute du nord de la Côte d’Ivoire est FAUSSE.
La publication montre une station de péage en feu accompagnée d’une inscription disant : « 22–10–2025: Péage en feu, autoroute du nord. Voilà les résultats de la dictature de Dramane Ouattara. Mercredi 22 Octobre ».
PesaCheck a examiné la publication et a conclu qu’elle est fausse.
Cette publication intervient dans un contexte électoral en Côte d’Ivoire marqué par des manifestations spontanées dans plusieurs localités du pays. Des manifestants ont détruit des urnes électorales et certains rapports font état d’un village incendié et de plusieurs personnes tuées.
Une recherche Google de mots-clés « péage d’Attinguié en feu » a mis en évidence plusieurs publications reprenant la vidéo en 2022, ici, ici et ici.
Selon la Radio-télévision ivoirienne (RTI), l’incident remonte au 19 avril 2022, lorsqu’une voiture s’est embrasée en début de soirée à la station de péage d’Attinguié, au nord-ouest d’Abidjan. Les flammes se sont rapidement étendues aux cabines voisines, avant d’être maîtrisées par les sapeurs-pompiers militaires. Le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier avait alors confirmé l’information sur sa page officielle.
La recherche de mots-clés « péage en feu en 2025, autoroute du nord » révèle qu’il n’y a pas eu de péage en feu en 2025 sur l’autoroute du Nord.
PesaCheck a examiné une publication prétendant montrer une station de péage en feu le 22 octobre 2025 sur l’autoroute du nord en Côte d’Ivoire et l’a trouvée FAUSSE.
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Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.
Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mardochée Boli et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck,Doreen Wainainah.
PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé parCatherine Gicheru etJustin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent:Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement.PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitezpesacheck.org.
FAUX, L’information selon laquelle le peuple ivoirien se serait vengé contre les dirigeants de la Côte d’Ivoire à travers des attaques contre les forces de l’ordre et des stations brûlées n’est pas avérée. Après nos recherches à travers les mot-clés tels que «insurrection nationale généralisée ce matin » et «attaques contre les forces de l’ordre et stations brûlée» publiés dans le message Facebook, aucun média crédible et aucune source politique ou sécuritaire officielle n’a relayé une telle information.
FAIT
Selon une information publiée le lundi 20 octobre qui circule sur les réseaux, le peuple ivoirien se serait vengé le lundi 20 octobre 2025 contre les dirigeants ivoiriens, à travers des attaques contre les forces de l’ordre et des stations brûlées. L’information rédigée dans un français approximatif a été publiée sur Facebook, à partir du compte «Agossou Konoura». Dans cette publication, l’internaute affirme que le peuple a dit non au 4ème mandat d’Alassane Ouattara qui se croyait malin en maintenant les forces de l’ordre à tout prix pour bâillonner le peuple.
ANALYSE
Le lundi 20 octobre 2025, une publication relayée sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook via le compte «Agossou Konoura », a suscité 3,4 mille mentions ‘‘J’aime’’ , 641 commentaires et 221 partages en moins de 24 heures. Accompagnée d’images montrant des forces de l’ordre sur le terrain, des véhicules en feu et une personne sûrement accidentée couchée, la publication a provoqué des commentaires favorables à la crédibilité apparente de cette infox mais aussi sceptiques quant à la fiabilité de ce message.
Source : Capture de la publication
Ainsi, publiée comme une alerte urgente, cette publication, telle que orientée, attire l’attention du peuple béninois, qui se prépare également pour une élection présidentielle en avril 2026, afin de l’inciter à se mobiliser face au régime au pouvoir comme en Côte d’Ivoire. On peut lire en substance dans cette publication : « (…) Ce matin le peuple s’est venger contre les dirigeants de la Côte d’Ivoire. Les attaques contre les forces de l’ordre, les stations brûlées, victime des forces armées les blocages partout… Ce que je ne souhaite pas pour le Bénin mon pays. Je attire l’attention des dirigeants afin de réfléchir et jouer le rôle d’un père de famille pour tout éviter. Car la force appartient au peuple et non à votre décision. respecter le peuple , sans le peuple le pays n’existe pas. »
C’est vrai que depuis la validation de la candidature du candidat du parti au pouvoir (RHDP) par le Conseil constitutionnel pour un quatrième mandat jugé illégal par l’opposition, il y a des foyers de violence locale, des affrontements ponctuels, des arrestations et une forte tension politique. Mais après des recherches auprès de sources (médias crédibles et déclarations officielles d’autorité policières et politiques), il n’y a pas eu de soulèvement national ce lundi matin (20 octobre 2025) comme le message l’annonce de façon urgente.
VÉRIFICATION DES FAITS (MÉTHODOLOGIE)
L’analyse de la photo d’ouverture qui accompagne le message, à l’aide de Google Reverse Image Search, montre clairement qu’il s’agit d’une image de l’AFP sortie du contexte de sa première publication il y a 8 ans (23 mai 2017), pour illustrer un article sur des affrontements entre soldats démobilisés et policiers à Bouaké ayant causé trois morts. On peut lire dans cet article le chapeau suivant : « Bouaké (Côte d’Ivoire) – Trois personnes ont été tuées mardi lors d’affrontements à Bouaké (centre) entre policiers et ex-rebelles démobilisés qui bloquaient l’entrée de la ville, réclamant des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d’Ivoire la semaine dernière, a constaté un journaliste de l’AFP ».
Par ailleurs, après nos recherches toujours sur Google Reverse Image Search, les deux photos montrant un incendie avec une fumée épaisse utilisée dans cette publication mensongère, sont les images d’un poids lourd qui a pris feu sur le parking d’un supermarché, dans la ville de Mouchard en France. L’incendie s’est propagé à une station-service et à plusieurs véhicules.
Enfin, la photo montrant un individu couché au sol comme une victime de la prétendue insurrection populaire, est une vieille image d’un sergent de police qui a tenté de se suicider le 9 septembre 2023, à Yopougon en se tirant une balle dans la tête non loin de son appartement. La photo a été publiée sur des sites web sérieux comme 7info.ci et linfodrome.com.
Source : Capture de l’article sur l’infodrome.com
Il y a certes des manifestations de l’opposition contre le quatrième mandat du président sortant et le rejet des candidatures de grandes figures de l’opposition (le président du PPA-CI Laurent Gbagbo et le président PDCI Tidjane Thiam) par le Conseil Constitutionnel, malgré des interdictions officielles des meetings et autres rassemblements sur les voies publiques, mais cela ne suffit pas à prouver qu’un soulèvement massif a eu lieu le lundi 20 octobre contre les dirigeants ivoirien. L’idée que les forces de l’ordre « sont maintenues à tout prix pour faire taire » est une affirmation gratuite. On a certes, des cas de dispersion et de répressions de manifestations, mais pas jusqu’à présent d’éléments crédibles prouvant une répression systématique à l’échelle nationale ce jour précis.
Aussi, aucune source sécuritaire ou politique crédible n’a fait cas depuis cette publication d’un soulèvement populaire que l’on pourrait qualifier d’une vengeance du peuple contre les dirigeants ivoiriens.
CONCLUSION
Cette nouvelle publiée à une période électorale sensible marquée par des tensions politiques et des violences, est fausse. Elle s’inscrit, on ne sait pour quelle raison qui motive l’auteur, dans une stratégie de désinformation et de manipulation de l’opinion tant béninoise qu’ivoirienne. La publication semble de façon exagérée mettre de l’huile sur le feu afin d’en rajouter à la situation déjà tendue dans laquelle se trouve le processus électoral, en faisant un mélange d’éléments vrais (contestations, manifestations, tensions) avec des affirmations amplifiées ou non confirmées (insurrection massive, attaques généralisées).
Cet article a été réalisé par par Abou Adams, Pressivoire.com, dans le cadre de la Situation Room Virtuelle de veille électorale mise en place, en partenariat avec la Cellule Anti Fake News (CAFN), mobilisant des fact-checkers, journalistes et veilleurs numériques.
De nombreuses informations sont relayées sur les réseaux sociaux et parfois par les acteurs politiques et des institutions sur les différents incidents qui ont émaillé le processus électoral en vue de la présidentielle du 25 octobre 2025 en Côte d’Ivoire. En l’absence d’une communication officielle précise, il est difficile de se retrouver dans ces chiffres qui sont avancés. Éclairage sur ces incidents rapportés, en particulier sur le nombre de décès enregistrés.
En début de soirée du 25 octobre 2025, le jour du scrutin, alors que les populations attendaient les premiers résultats de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, livrait ses premières analyses sur les antennes des télévisions nationales. Il a expliqué que le scrutin s’est globalement bien déroulé dans l’ensemble malgré des incidents signalés dans certaines localités du pays. Il a exprimé sa satisfaction d’avoir dénombrer moins de pertes en vie humaines lors de cette élection, alors que les périodes électorales sont généralement des périodes de tensions socio-politiques en Côte d’Ivoire.
« Voyez-vous à chaque fois, qu’à l’occasion d’une élection, il y a mort d’hommes, nous prenons ça pour notre compte, même si ce n’est pas directement lié à la Commission électorale indépendante parce que nous on ne tue pas. Mais c’est toujours regrettable que l’occasion de l’opération dont vous avez la responsabilité constitue une cause mortifère au point d’affecter la vie des citoyens. Il y a, à un moment donné, un regret. Donc, aujourd’hui, je suis un homme plus ou moins heureux parce qu’en dehors du cas malheureux dans la zone de l’Agneby-Tiassa où l’un de nos frères d’armes a perdu la vie, je crois qu’on n’a pas dénombré de mort sur toute l’étendue du territoire. Ce qui est une bonne chose pour nous. Nous sommes satisfaits de cela », a déclaré Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, comme le rapporte cette publication de la chaîne de télévision ivoirienne NCI à partir de la 13ème minute (13’45).
Le président de la CEI fasaiit référence au décès, survenu le 20 octobre 2025, du Sous-lieutenant Klenon Lassina Daniogo, un officier de gendarmerie en service à l’escadron d’Agboville au cours d’une mission de sécurisation.
Ce décès est-il effectivement le seul enregistré au cours des manifestations en lien avec la présidentielle ivoirienne de 2025 ?
Décompte des chiffres réels des incidents
Si, au moment de la mise en ligne de cet article, il n’y avait pas encore eu de communication officielle précise et détaillée faisant le bilan de l’ensemble des incidents, en particulier sur le nombre de décès, un recensement a été effectué par la Coalition Anti Dohi sur la base des communiqués et déclarations de la justice, de la police, de la gendarmerie, d’institutions étatiques, des partis politiques et des témoignages sur le terrain. Ce décompte fait état d’une dizaine de morts.
Dans un contexte marqué par des manifestations de l’opposition, et alors que le Front Commun, une coalition de partis politiques de l’opposition dirigée par le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), a annoncé une marche, le 11 octobre 2025, pour réclamer « (la) démocratie, (la) justice et (la) paix ».
En réponse, Andjou Koua, le préfet du département d’Abidjan, a publié un arrêté interdisant « toute marche le 11 octobre 2025 sur toute l’étendue du territoire du département d’Abidjan » pour « la préservation de l’ordre public en cette période particulière de la campagne électorale pour l’élection présidentielle ». Puis, un arrêté conjoint, pris le 17 octobre 2025 par les ministres de la Défense Téné Birahima Ouattara et de l’Intérieur et de la Sécurité Vagondo Diomandé, a ajouté que « les meetings et manifestations publiques des partis ou groupements politiques sont interdits sur toute l’étendue du territoire national, à l’exception de ceux qui s’inscrivent dans le cadre de la participation au processus électoral relatif à l’élection du Président de la République du 25 octobre 2025 ».
Cependant, le Front Commun a maintenu son mot d’ordre, ouvrant la voie à des interventions des forces de l’ordre. Plusieurs incidents ont été enregistrés.
La police arrête un manifestant lors d’affrontements avec des partisans de l’opposition à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le samedi 11 octobre 2025. AP Photo/Diomande Ble Blonde
Dans une déclaration faite le 27 octobre 2025 par sa présidente Namizata Sangaré, le Conseil national des droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDH) a dressé un bilan de la situation préélectorale entre le 11 et le 21 octobre 2025. Il fait état de six morts survenus lors des manifestations de l’opposition. « Suite aux interventions des forces de l’ordre, plus de 700 personnes ont été interpellées selon les autorités et contre lesquelles des procédures judiciaires ont été ouvertes. Six autres ont perdu la vie dont deux dans la région du Sud-Comoé, une dans la région de l’Agneby-Tiassa (Grand Yapo), une à Daloa et deux à Yamoussoukro », a annoncé le CNDH, sans plus de détails.
Selon un communiqué du procureur de la République de Toumodi, une personne nommée Paul Kacou Konan (46 ans) est décédée, le 21 octobre 2025, d’un traumatisme crânien, après avoir reçu une pierre à la tête alors qu’il aidait la gendarmerie à lever des barricades dressées par des « individus » dans le village de Kami (commune de Yamoussoukro).
En outre, comme l’a indiqué le président de la CEI, la gendarmerie nationale a confirmé, dans communiqué, la mort du Sous-lieutenant Klenon Lassina Daniogo, le 20 octobre 2025, après avoir reçu des tirs « à l’épaule et à l’abdomen » lors d’une patrouille de sécurisation à Grand Yapo sur l’axe Agboville-Azaguié. Une enquête a été ouverte pour « élucider les circonstances de ce drame ».
Le 19 octobre 2025, un homme du nom de Marc Géraude Kprohi (34 ans) a également perdu la vie. Selon le communiqué du procureur de la République de Daloa, il a été arrêté ce jour-là avec huit autres personnes à l’occasion d’une opération de démantèlement de barricades érigées entre les villages de Bla et Tchébléguhé sur l’axe Daloa-Issia. Il est mort lors de son évacuation au Centre hospitalier régional (CHR) de Daloa, après avoir constaté un « état d’essoufflement » au cours de son « interrogatoire » à la brigade de gendarmerie de Daloa. Une enquête a été ouverte pour connaître les « causes » du décès. Selon cet article du média ivoirien Linfodrome, daté du 21 octobre 2025, sur des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, la mort de Marc Géraude Kprohi s’inscrit dans le cadre d’« incidents (survenus) dans un climat politique particulièrement tendu, à quelques jours de la présidentielle du 25 octobre 2025 ».
Capture d’écran de l’article du média Linfodrome sur le décès Marc Géraude Kprohi à Daloa
Autre décès signalé en lien avec ce contexte électoral, celui d’Ernest Christophe Allouan (22 ans), le 13 octobre 2025. La Police nationale a expliqué, dans un communiqué, qu’il a été atteint à la mâchoire par une balle tirée par « des individus non identifiés circulant à bord d’un véhicule 4×4 », lors d’une manifestation à Bonoua. Il a succombé à ses blessures dans la soirée au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville à Abidjan où il avait été évacué. Une enquête a été ouverte par la direction de la Police criminelle « afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et d’identifier les auteurs ». Dans une dépêche de l’Agence ivoirienne de presse datée du 14 octobre 2025, « des manifestations de jeunes dans les rues de Bonoua visant, selon eux, à s’opposer à protester contre un quatrième mandat du candidat du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à la présidentielle, Alassane Ouattara, et la réaction des forces de l’ordre ont paralysé les activités dans certains quartiers de la ville de Bonoua, lundi 13 octobre 2025 ».
Capture d’écran de la dépêche de l’Agence ivoirienne de presse
Dans un communiqué daté du 15 octobre 2025, le PPA-CI dirigé par Laurent Gbagbo, dressant un bilan « provisoire » des événements, a indiqué « deux personnes décédées » dont Ernest Christophe Allouan et « un bébé de deux ans, qui a été étouffé par les gaz lacrymogènes d’une grenade lancée par les forces de l’ordre dans une cour dans le village d’Abié dans le département d’Adzopé ».
Contactée par la Coalition Anti Dohi, le 28 octobre 2025, Augustine Asseuhin Agoua, la grand-mère a témoigné que le bébé de « trois mois » (et non deux ans comme annoncé par le PPA-CI) est décédé après avoir inhalé du gaz lacrymogène lancé par les forces de l’ordre lors d’une intervention au petit matin du 14 octobre 2025. L’enfant étant malade, il n’a pas supporté le gaz lacrymogène, estime-t-elle : « Je n’ai pas l’argent. Quand ça s’est passé, je n’ai eu personne pour venir à mon aide. Donc je ne suis pas partie à l’hôpital. La maman du bébé est actuellement malade ».
S’agissant des événements survenus le jour du scrutin, le 25 octobre 2025, le CNDH a indiqué que ses observateurs « ont rapporté avoir été informés de pertes en vie humaine à Nahio, dans la région du Haut-Sassandra et des violences contre des personnes, y compris des éléments des forces de l’ordre et des agents électoraux ». Sans plus de précision.
Dans une déclaration faite le 26 octobre (ici et ici), le Front Commun a dit avoir noté « trois morts et vingt-neuf blessés » à Grand-Nahio, « quatre morts, 67 blessés graves et 5 maisons incendiés », à Niamayo et dans le village de Didakouadioblé à Toumodi. Le « jeune N’Guessan Kouadio Richard, 13 ans seulement, tué par balle alors qu’il n’était pas mêlé d’aucune manière à une quelconque manifestation », a rapporté le Front Commun.
Après vérification, plusieurs habitants assurent qu’il n’y a pas de village nommé Didakouadioblé à Toumodi, mais plutôt Didakouadiokro et Didablé. Contacté le 28 octobre 2025, le chef intérimaire du village de Didablé, Yao Kra, a expliqué à la Coalition Anti Dohi qu’ « il n’y a rien eu à Didablé. Il n’y a pas eu d’incident. Rien ne s’est passé ici. Le vote s’est passé tranquillement ».
Franck Abel Kouamé, le président des jeunes Didakouadiokro, joint également, suite aux incidents dans le village, quatre jeunes ont été interpellés le 25 octobre 2025 en fin de journée par la police (trois de Didakouadiokro et un de Didayaokro). Un blessé « grave » a été évacué à Toumodi, puis à Bouaké pour des soins. Lorsque les « lacrymogènes ont été lancés, ça l’a tapé sur la tête », a-t-il rapporté.
Selon Edouardo Kouadio, un membre de la famille, il s’agit de Romaric N’Goran, 17 ans. « On était ici. Les forces de l’ordre ont lancé des lacrymogènes. Il était à la maison et ça l’a tapé au niveau de la tête. Il a été évacué d’abord au centre de santé de Didablé. Vers minuit-1h du matin, ça n’allait pas, donc on l’a envoyé à Toumodi. C’est de Toumodi qu’on l’a envoyé à Bouaké. Ça va un peu chez lui », a-t-il témoigné.
Concernant les événements à Nahio, contacté les 27 et 28 octobre 2025, un fonctionnaire et un habitant sur place, Zirihi Onané, ont confirmé la mort de trois personnes. Il s’agit de Digbeu Gouaméné Faras (ancien ambulancier de Nahio), Douamé Zely Guimos (un chef de quartier) et Micheline Ballié. Un bilan également rapporté par le site d’information ivoirien Linfodrome. Ces témoignages font état de 21 blessés et 25 maisons incendiées. Les autorités administratives se sont rendues à Nahio au lendemain des événements pour appeler à l’apaisement. Zirihi Onané, dont la maison a été aussi « calcinée », explique que ces affrontements violents ont eu lieu le jour du scrutin, lorsqu’un groupe de jeunes a tenté d’empêcher le déroulement des votes.
Dans la soirée du 28 octobre 2025, un communiqué du procureur de la République d’Issia a confirmé nos recherches, précisant qu’à Nahio, « les affrontements ont fait trois (03) morts, causé des blessures à dix-neuf (19) personnes et entrainé la destruction de nombreux biens ». Une enquête a été ouverte à pour « situer les responsabilités ».
En somme, contrairement aux déclarations du président de la Commission électorale indépendante indiquant, le 25 octobre 2025, qu’en dehors de l’officier de gendarmerie décédé le 20 octobre 2025 à Agboville, « on n’a pas dénombré de mort sur toute l’étendue du territoire » lors du processus électoral, les données collectées et recoupées par la Coalition Anti Dohi indiquent qu’une dizaine de personnes ont perdu la vie au cours de la période indiquée.
Cet article a été réalisé par le média ivoirien Eburnie Today, membre de la Coalition Anti Dohi – une initiative qui œuvre pour l’intégrité de l’information dans le cadre de la présidentielle ivoirienne d’octobre 2025. La Coalition Anti Dohi est soutenue par le projet Renforcer la fiabilité de l’information en Afrique de l’Ouest dans le strict respect de l’indépendance journalistique et éditoriale qui régit la Coalition.
Dans une publication relayée sur Facebook, la page Tingin-biiga affirme que l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo aurait été arrêté le jeudi 23 octobre 2025, après une interview accordée au journaliste Alain Foka. L’auteur de cette publication appelle alors les citoyens à descendre massivement dans la rue pour exiger sa libération immédiate et sans condition.
ANALYSE
Publié sur Facebook le 23 octobre 2025, page «Tingin-biiga» dans une publication annonce l’arrestation du président Laurent Gbagbo. Dans le texte qui accompagne la publication, on peut lire « Ivoiriens patriotes, l’heure est grave. Le président Laurent Gbagbo vient d’être arrêté suite à l’interview qu’il a accordée à Alain Foka. Sortez massivement pour réclamer sa libération sans condition et pour barrer la route à ce 4e mandat de trop. Le gouvernement va démentir, mais ne les écoutez pas, car tout ce qu’ils diront est faux. Vous savez que si ADO est congénitalement menteur, ce n’est pas ses proches qui ne sont pas des menteurs éhontés. » Un communiqué de ce type est également partagé ici.
Source : Capture de la Publication
VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)
Des recherches Google avec les mots-clés « président Laurent Gbagbo+arrestation+interview » ne donnent aucun résultat probant.
La Cellule Anti Fake a également sillonné La page officielle de Maître Habiba Touré, porte-parole du président Laurent Gbagbo, ainsi que celle du PPA-CI et n’a vu aucune information allant dans ce sens.
On retrouve par contre un démenti sur la page gouvernementale Alerte 100, en ces termes « un faux communiqué et des publications circulent actuellement sur les réseaux sociaux prétendant que le président Laurent Gbagbo aurait été arrêté. Cette information est totalement fausse. Aucune source officielle n’a annoncé une telle arrestation. Il s’agit d’une fausse nouvelle diffusée dans le but de créer la panique et de semer le trouble au sein de la population, confirme que ces informations sont totalement fausses et ne proviennent d’aucune source officielle », lit-on.
Contrairement à ce qui est annoncé dans la publication en vérification, le président Laurent Gbagbo n’a pas été arrêté. Aucune source officielle n’a annoncé cette arrestation ni ses instances, ni le procureur de la République de Côte d’Ivoire via la page du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.
Ce fact-check a été produit par Aymard Taou dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.
Hors Contexte, cette vidéo date de 2020, Aucun média officiel ne mentionne la libération de la ville de Farabougou par les forces armées maliennes (FAMa) en 2025.
FAIT
Après plusieurs attaques simultanées visant les installations des Forces Armées Maliennes (FAMa) dans certaines villes maliennes, une publication largement partagée sur les réseaux sociaux dont Facebook prétend montrer la ville de « Farabougou pris en otage par les groupes de bandits armés », est libérée par les forces armées maliennes (FAMa). Mais, c’est de l’intox, les images ont été détournées de leur contexte.
ANALYSE
Une vidéo (lien archivé ici) publiée sur la page Facebook de Télé Mali porte la légende suivante : « #Urgent : Farabougou pris en otage par les groupes bandits armés, a été libéré totalement par les FAMa . Suivez tous les détails dans cette vidéo ». La publication a accumulé des centaines de milliers de vues, des commentaires et des partages.
Source : Capture de la publication
Elle prétend montrer le reportage de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM) sur la libération de Farabougou par les forces armées maliennes suite à l’annonce des attaques simultanées contre les emprises de Forces Armées Maliennes (FAMa) , le 19 août 2025 (lien archivé ici). Mais en réalité, la vidéo est sortie de son contexte et a été filmée en octobre 2020 . Aucun média officiel ne mentionne aussi que cette ville a été libérée par les forces armées maliennes en 2025.
Source : Capture de la page Facebook des Forces Armées Maliennes (FAMa)
VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)
Une recherche sur Google (lien archivé ici), avec des mots-clés « vidéo de la présence des FAMA dans le village de Farabougou » nous oriente vers le compte Facebook officiel de l’ORTM publié le 23 octobre 2020. La description indique ceci : « CLIP1-Presence des FAMA dans le village de Farabougou » (lien archivé ici). On retrouve aussi plusieurs articles sur la libération de Farabougou datant de 2020 dont le site web de l’ORTM et le studiotamani (lien archivé respectivement ici et là).
Capture d’écran de l’ancienne vidéo de l’armée malienne à Farabougou, sur le compte officiel Facebook de l’ORTM, 26 octobre 2020
Ces articles mentionnent la présence du Colonel Assimi Goïta alors du vice-président de la transition à l’époque et le colonel Didier Dembélé, ainsi que d’autres officiers maliens lors de la libération de Farabougou en octobre 2020.
Capture d’écran de l’article de l’ORTM, 16/09/2025.
Les blocus du village de Farabougou en 2020 par les groupes armés terroristes jusqu’à sa libération par les forces armées maliennes , a fait une campagne médiatique importante au niveau national et international comme précisé ici et là (lien archivé respectivement ici et là) . Pour rappel, cette opération a été dirigée par le vice-président de la transition, le colonel Assimi Goïta, actuellement le Président de la Transition, Chef de l’État depuis 2021 (lien archivé ici).
Conclusion
Cette publication montrant la ville de Farabougou prise en otage par les groupes armés et libéré par les FAMa est hors contexte. Aucun média officiel ne mentionne la libération de Farabougou par les forces armées maliennes (FAMa) en 2025.
Ce fact-check a été produit parMahamadou ISSIAKA dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.
FAUX, Il s’agit d’une information entièrement fabriquée, sans aucun fondement officiel.
FAIT
Depuis quelques jours, une publication virale circule sur Facebook, prétendant relayer un communiqué émanant du Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan. Ce faux document inviterait les citoyens à ne pas participer à une collecte de fonds en ligne initiée par l’activiste Koukougnon Christ Yvon, connu sous le pseudonyme Johnny Pacheco.
ANALYSE
Le 25 septembre 2025, la page Brutal Réalité a publié sur Facebook (lien archivé ici) un prétendu communiqué attribué au Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, déclarant que les citoyens devaient s’abstenir de participer à la collecte lancée par Johnny Pacheco.
Source : Capture de la publication
Le post inclut une capture d’écran d’un communiqué portant les logos du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, d’Orange et de Wave, ainsi qu’une signature du Procureur de la République. La publication a recueilli plus de 1100 likes en plus de 460 commentaires et 112 partages.
Des recherches sur Google (lien archivé ici) à partir des mots-clés « faux communiqués du ministère de la Justice ivoirien » ont conduit vers plusieurs médias, notamment PesaCheck et Afriquesur7, qui ont produit des articles de vérification à ce sujet.
« Ce communiqué ne vient pas de moi. C’est un faux document et nous avons publié un démenti sur notre page Facebook », a affirmé Koné Braman, Procureur de la République de Côte d’Ivoire, contacté par PesaCheck.
Capture du faux communiqué attribué au Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, 25/09/2025Capture du démenti du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, 25/09/2025
Sur la page Facebook s’écrit «Ministère de la Justice et des Drolts de l’Homme » au lieu de « Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ». Plusieurs autres éléments confirment le caractère mensonger du document, notamment la présence de fautes d’orthographe, comme « infomation » au lieu de « information », « Drolt » au lieu de « Droits » et « près letribunal » au lieu de « près le tribunal ». Un style d’écriture maladroit et un ton non institutionnel, très éloignés des communiqués officiels ;L’absence de publication officielle sur les canaux habituels du ministère.
Comparaison entre le faux (1) et le vrai (2) communiqué du Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan?
À ces incohérences, on peut ajouter : signature floue (cachet officiel) et mal positionné, fautes dans l’intitulé et ton alarmiste contraire au style administratif tandis que le vrai communiqué, lui, utilise une mise en page soignée, une signature authentifiée et nette, bien positionner et un ton neutre.
Capture d’écran : le faux communiqué (1) à gauche et le vrai communiqué (2) à droite du Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan
CONCLUSION
L’analyse des éléments disponibles confirme que le communiqué attribué au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme dont le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan concernant la collecte de fonds de Johnny Pacheco est faux.
Ce fact-check a été produit par Mahamadou ISSIAKA dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake
Faux, cette image ne montre les récents événements survenus dans la localité Nahio. Après vérification, il s’avère que la photo n’a aucun lien avec la localité.
FAIT
Sur Facebook, un internaute publie une image prétendant montrer les événements survenus à Nahio ces derniers jours.
ANALYSE
Publié le 26 octobre 2025 par la page Facebook PPA-CI24, l’image montre plusieurs habitations en flammes circule. « Saïoua || Massacre à NAHIO : Les images sur notre canal télégram », lit-on.
Une recherche d’image inversée avec l’outil Google Lens a conduit la Cellule Anti Fake vers cet article publié le 06 janvier 2023 informant que 23 maisons ont été ravagées par un incendie laissant plusieurs familles sans abri.
La même photo est retrouvée dans cet autre article indiquant qu’un incendie a ravagé plus de 20 habitations dans un village de la sous-préfecture de Zagné.
Le média ouest média relate les mêmes faits dans ce papier le 08 janvier 2023.
CONCLUSION
Contrairement à ce qui est dit dans la publication en vérification, cette image ne reflète pas ce qui s’est passé dans la localité de Nahio.
Ce fact-check a été produit par Aymard Taou dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake
Elle montre une scène de violence impliquant des députés à l’Assemblée provinciale du Kongo-Central le 6 octobre 2025.
Ce post Facebook prétendant montrer la vidéo d’une bagarre entre les militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) en Côte d’Ivoire est FAUX.
Publiée le 7 octobre 2025, la séquence met en lumière plusieurs scènes de violence entre plusieurs personnes. On peut voir des jets de chaises. La légende qui suit le post lit : « Alerte Élections présidentielles en Côte d’Ivoire 🇨🇮 Grosse bagarre Rdr/ Rhdp la vidéo ».
PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux.
Une recherche d’image inversée avec l’outil Bing a conduit PesaCheck vers cet article publié le 6 octobre 2025. L’article indique une violente altercation qui a éclaté à l’Assemblée provinciale du Kongo Central en République démocratique du Congo (RDC).
La même vidéo est retrouvée sur ce compte X (anciennement Twitter) informant que cette scène autour des pétitions visant le Président Papy Mantezolo et son vice-président a causé plusieurs blessés, une salle saccagée et des tensions au sein des membres.
Selon Sputnik News Africa, les députés provinciaux avaient été convoqués à une session plénière pour examiner des pétitions contre le bureau de l’assemblée. Cependant, des désaccords entre les députés ont dégénéré en altercations physiques.
Une recherche avec les mots-clés « bagarre entre militants du RHDP » n’a donné aucun résultat crédible.
PesaCheck a vérifié un post Facebook avec une vidéo prétendant montrer une bagarre entre les militants du RHDP en Côte d’Ivoire et l’a trouvé FAUX.
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Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.
Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebeet éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. La publication de cet article a été approuvée par le rédacteur en chef de PesaCheck, Stephen Ndegwa.
PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.
Trois des photos ont été prises en Côte d’Ivoire en 2010 et 2020, et les deux autres proviennent de la Guinée-Conakry en octobre 2019 et d’Haïti en 2010.
Cette publication Facebook, qui prétend montrer des images de manifestations en Côte d’Ivoire contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara le 11 octobre 2025, est PARTIELLEMENT FAUSSE.
Publié le 11 octobre 2025, le post contient cinq images dans lesquelles on peut voir des pneus brûlés et des véhicules en feu. Le texte qui l’accompagne lit : « Urgent : CI 🇨🇮 Soulèvement populaire intense pour dire non au quatrième mandat d’ADO ».
PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé partiellement faux.
La première image est publiée dans cet article du 7 novembre 2025 informant qu’il s’agit d’une image d’archive de la crise postélectorale de 2011. L’information est corroborée ici.
La deuxième image est retrouvée dans cet autre article de PBS publié le 8 décembre 2010 intitulé : « Les manifestations contre les élections en Haïti s’intensifient et l’aéroport est fermé ». La légende indique que des manifestants brûlaient des pneus dans la rue, le 8 décembre 2010, à Port-au-Prince, en Haïti. L’information est corroborée ici.
La troisième image apparaît dans cet article publié par Le Monde le 18 octobre 2019 soulignant des manifestations à Conakry contre un éventuel troisième mandat d’Alpha Condé, 81 ans, le 14 octobre 2019. L’information est également rapportée ici.
Une autre publication datée de la même date essaie de montrer la foule de l’opposition ivoirienne qui a fait la mobilisation. En utilisant Bing pour une autre recherche d’image inversée, PesaCheck a pu trouver cet article daté du 19 juin 2019 rapportant qu’à l’initiative des Pétro Challengers et des organisations politiques de l’opposition, une foule immense est descendue dans les rues de la capitale haïtienne.
PesaCheck a examiné une publication affirmant montrer des images de manifestations en Côte d’Ivoire contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara le 11 octobre 2025, et l’a trouvée PARTIELLEMENT FAUSSE.
Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.
Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebeet éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. La publication de cet article a été approuvée par le rédacteur en chef de PesaCheck, Stephen Ndegwa.
PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.