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Démentis officiels Fact-checking Politique & Gouvernance

FAUX : Le président Laurent Gbagbo n’a pas été arrêté

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX, le président Laurent Gbagbo n’a pas été arrêté. Aucune source officielle n’a annoncé cette arrestation ni ses instances, ni le procureur de la République de Côte d’Ivoire via la page du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

FAIT

Dans une publication relayée sur Facebook, la page Tingin-biiga affirme que l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo aurait été arrêté le jeudi 23 octobre 2025, après une interview accordée au journaliste Alain Foka. L’auteur de cette publication appelle alors les citoyens à descendre massivement dans la rue pour exiger sa libération immédiate et sans condition.

ANALYSE

Publié sur Facebook le 23 octobre 2025, page «Tingin-biiga»  dans une publication  annonce l’arrestation du président Laurent Gbagbo. Dans le texte qui accompagne la publication, on peut lire « Ivoiriens patriotes, l’heure est grave. Le président Laurent Gbagbo vient d’être arrêté suite à l’interview qu’il a accordée à Alain Foka. Sortez massivement pour réclamer sa libération sans condition et pour barrer la route à ce 4e mandat de trop. Le gouvernement va démentir, mais ne les écoutez pas, car tout ce qu’ils diront est faux. Vous savez que si ADO est congénitalement menteur, ce n’est pas ses proches qui ne sont pas des menteurs éhontés. » Un communiqué de ce type est également partagé ici.

Source : Capture de la Publication

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Des recherches Google avec les mots-clés « président Laurent Gbagbo+arrestation+interview » ne donnent aucun résultat probant.

La Cellule Anti Fake a également sillonné La page officielle de Maître Habiba Touré, porte-parole du président Laurent Gbagbo, ainsi que celle du PPA-CI et n’a vu aucune information allant dans ce sens.

On retrouve par contre un démenti sur la page gouvernementale Alerte 100, en ces termes « un faux communiqué et des publications circulent actuellement sur les réseaux sociaux prétendant que le président Laurent Gbagbo aurait été arrêté. Cette information est totalement fausse. Aucune source officielle n’a annoncé une telle arrestation. Il s’agit d’une fausse nouvelle diffusée dans le but de créer la panique et de semer le trouble au sein de la population, confirme que ces informations sont totalement fausses et ne proviennent d’aucune source officielle », lit-on.

Depuis le lancement du processus électoral en vue de la présidentielle de 2025, les internautes ivoiriens font face à une recrudescence de rumeurs, fausses informations diffusées en ligne. L’ancien président Laurent Gbagbo grande figure de l’opposition et exclus du scrutin, est au cœur de ces manipulations informationnelles comme le  cas de cet  extrait audio journal de RFI manipulé et publié par la page Roi du Printemps Universel dans lequel l’ancien président ivoirien  aurait félicité Alassane Ouattara pour sa réélection. Une information démentie par  RFI et France 24.

CONCLUSION

Contrairement à ce qui est annoncé dans la publication en vérification, le président Laurent Gbagbo n’a pas été arrêté. Aucune source officielle n’a annoncé cette arrestation ni ses instances, ni le procureur de la République de Côte d’Ivoire via la page du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Ce fact-check a été produit par Aymard Taou  dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.

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La ville de Farabougou a-t-elle été prise en otage par les groupes armés terroristes et libérée par les forces armées maliennes en 2025 ?

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Hors Contexte, cette vidéo date de 2020, Aucun média officiel ne mentionne la libération de la ville de Farabougou par les forces armées maliennes (FAMa) en 2025.

FAIT

Après plusieurs attaques simultanées visant les installations des Forces Armées Maliennes (FAMa) dans certaines villes maliennes, une publication largement partagée sur les réseaux sociaux dont Facebook prétend montrer la ville de « Farabougou pris en otage par les groupes de bandits armés », est libérée  par les forces armées maliennes  (FAMa). Mais, c’est de l’intox, les images ont été détournées de leur contexte.

ANALYSE

Une vidéo (lien archivé ici) publiée sur la page Facebook de Télé Mali porte la légende suivante : « #Urgent : Farabougou pris en otage par les groupes bandits armés, a été libéré totalement par les FAMa . Suivez tous les détails dans cette vidéo ». La publication a accumulé des centaines de milliers de vues, des commentaires et des partages.

Source : Capture de la publication

Elle prétend montrer le reportage de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM) sur la libération de Farabougou par les forces armées maliennes suite à l’annonce des attaques simultanées contre les emprises de Forces Armées Maliennes (FAMa) , le 19 août 2025 (lien archivé ici). Mais en réalité, la vidéo est sortie de son contexte et a été filmée en octobre 2020 . Aucun média officiel ne mentionne aussi que cette ville a été libérée par les forces armées maliennes en 2025.

Source : Capture de la page Facebook des Forces Armées Maliennes (FAMa)

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Une recherche sur Google (lien archivé ici), avec des mots-clés « vidéo de la présence des FAMA dans le village de Farabougou » nous oriente  vers le  compte Facebook officiel de l’ORTM publié le 23 octobre 2020. La description indique ceci : « CLIP1-Presence des FAMA dans le village de Farabougou »  (lien archivé ici). On retrouve aussi plusieurs articles sur la libération de Farabougou datant de 2020 dont le site web de  l’ORTM  et le studiotamani (lien archivé respectivement ici et).

Capture d’écran de l’ancienne vidéo de l’armée malienne à Farabougou, sur le compte officiel Facebook de l’ORTM, 26 octobre 2020

Ces articles mentionnent la présence du Colonel Assimi Goïta alors du vice-président de la transition à l’époque et le colonel Didier Dembélé, ainsi que d’autres officiers maliens lors de la libération de Farabougou en octobre 2020.

Capture d’écran de l’article de l’ORTM, 16/09/2025.

Les blocus du village de Farabougou en 2020 par les groupes armés terroristes jusqu’à sa libération par les forces armées maliennes , a fait une campagne médiatique importante au niveau national et international comme précisé ici et (lien archivé respectivement ici et ) . Pour rappel, cette opération a été dirigée par le vice-président de la transition, le colonel Assimi Goïta, actuellement le Président de la Transition, Chef de l’État depuis 2021 (lien archivé ici).

Conclusion

Cette publication montrant la ville de Farabougou prise en otage par les groupes armés et libéré par les FAMa est hors contexte.  Aucun média officiel ne mentionne la libération de Farabougou par les forces armées maliennes (FAMa) en 2025.

Ce fact-check a été produit par Mahamadou ISSIAKA  dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.

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Côte d’Ivoire : Un faux communiqué attribué au Procureur de la République près du tribunal de première instance d’Abidjan

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX, Il s’agit d’une information entièrement fabriquée, sans aucun fondement officiel.

FAIT

Depuis quelques jours, une publication virale circule sur Facebook, prétendant relayer un communiqué émanant du Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan. Ce faux document inviterait les citoyens à ne pas participer à une collecte de fonds en ligne initiée par l’activiste Koukougnon Christ Yvon, connu sous le pseudonyme Johnny Pacheco.

ANALYSE

Le 25 septembre 2025, la page Brutal Réalité a publié sur Facebook (lien archivé ici) un prétendu communiqué attribué au Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, déclarant que les citoyens devaient s’abstenir de participer à la collecte lancée par Johnny Pacheco.

Source : Capture de la publication

Le post inclut une capture d’écran d’un communiqué portant les logos du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, d’Orange et de Wave, ainsi qu’une signature  du Procureur de la République.  La publication a recueilli plus de 1100 likes en plus de 460 commentaires et 112 partages.

Pour rappel, Koukougnon Christ Yvon, alias Johnny Pacheco, est un cyberactiviste ivoirien autrefois proche du pouvoir, mais désormais en conflit avec ce dernier, qu’il accuse de lui causer des ennuis.

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Des recherches sur Google (lien archivé ici) à partir des mots-clés « faux communiqués du ministère de la Justice ivoirien » ont conduit vers plusieurs médias, notamment PesaCheck  et Afriquesur7, qui ont produit des articles de vérification à ce sujet.

« Ce communiqué ne vient pas de moi. C’est un faux document et nous avons publié un démenti sur notre page Facebook », a affirmé Koné Braman, Procureur de la République de Côte d’Ivoire, contacté par PesaCheck.

Capture du faux communiqué attribué au Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, 25/09/2025
Capture du démenti du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, 25/09/2025

Sur la page Facebook s’écrit «Ministère de la Justice et des Drolts de l’Homme » au lieu de « Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ». Plusieurs autres  éléments confirment le caractère mensonger du document, notamment la présence de fautes d’orthographe, comme « infomation » au lieu de « information »,  « Drolt » au lieu de « Droits » et « près letribunal » au lieu de « près le tribunal ». Un style d’écriture maladroit et un ton non institutionnel, très éloignés des communiqués officiels ;L’absence de publication officielle sur les canaux habituels du ministère.

Comparaison entre le faux (1) et le vrai (2) communiqué du Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan?

À ces incohérences, on peut ajouter : signature floue (cachet officiel) et mal positionné, fautes dans l’intitulé et ton alarmiste contraire au style administratif tandis que le vrai communiqué, lui, utilise une mise en page soignée, une signature authentifiée et nette, bien positionner et un ton neutre.

Capture d’écran : le faux communiqué (1) à gauche et le vrai communiqué (2) à droite du Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan

CONCLUSION

L’analyse des éléments disponibles confirme que le communiqué attribué au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme dont le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan concernant la collecte de fonds de Johnny Pacheco est faux.

Ce fact-check a été produit par Mahamadou ISSIAKA  dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake

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Faux, cette image ne montre les récents événements survenus dans la localité Nahio

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, cette image ne montre les récents événements survenus dans la localité Nahio. Après vérification, il s’avère que la photo n’a aucun lien avec la localité.

FAIT

Sur Facebook, un internaute publie une image prétendant montrer les événements survenus à Nahio ces derniers jours.

ANALYSE

Publié le 26 octobre 2025 par la page Facebook PPA-CI24, l’image montre plusieurs habitations en flammes circule.  «  Saïoua || Massacre à NAHIO : Les images sur notre canal télégram », lit-on.

Source : Capture de la publication

Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2025, des affrontements ont opposé des communautés dans le village de Nahio, commune de Saïoua, à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Selon certains medias  , plusieurs personnes sont mortes, d’autres ont été blessées, et des habitations incendiées.

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Une recherche d’image inversée avec l’outil Google Lens a conduit la Cellule Anti Fake  vers cet article  publié le 06 janvier 2023 informant que  23 maisons ont été ravagées par un incendie laissant plusieurs familles sans abri.

La même photo est retrouvée dans cet autre article indiquant qu’un incendie a ravagé  plus de 20 habitations dans un village de la sous-préfecture de Zagné.

Le média ouest média relate les mêmes faits dans ce papier le 08 janvier 2023.

CONCLUSION

Contrairement à ce qui est dit dans la publication en vérification, cette image ne reflète pas ce qui s’est passé dans la localité de Nahio.

Ce fact-check a été produit par Aymard Taou dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake

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FAUX : Cette vidéo ne montre pas de bagarre entre les militants du RHDP

Elle montre une scène de violence impliquant des députés à l’Assemblée provinciale du Kongo-Central le 6 octobre 2025.

Ce post Facebook prétendant montrer la vidéo d’une bagarre entre les militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) en Côte d’Ivoire est FAUX.

Publiée le 7 octobre 2025, la séquence met en lumière plusieurs scènes de violence entre plusieurs personnes. On peut voir des jets de chaises. La légende qui suit le post lit : « Alerte Élections présidentielles en Côte d’Ivoire 🇨🇮 Grosse bagarre Rdr/ Rhdp la vidéo ».

PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux.

Une recherche d’image inversée avec l’outil Bing a conduit PesaCheck vers cet article publié le 6 octobre 2025. L’article indique une violente altercation qui a éclaté à l’Assemblée provinciale du Kongo Central en République démocratique du Congo (RDC).

La même vidéo est retrouvée sur ce compte X (anciennement Twitter) informant que cette scène autour des pétitions visant le Président Papy Mantezolo et son vice-président a causé plusieurs blessés, une salle saccagée et des tensions au sein des membres.

Selon Sputnik News Africa, les députés provinciaux avaient été convoqués à une session plénière pour examiner des pétitions contre le bureau de l’assemblée. Cependant, des désaccords entre les députés ont dégénéré en altercations physiques.

Une recherche avec les mots-clés « bagarre entre militants du RHDP » n’a donné aucun résultat crédible.

PesaCheck a vérifié un post Facebook avec une vidéo prétendant montrer une bagarre entre les militants du RHDP en Côte d’Ivoire et l’a trouvé FAUX.

                                                   .      .      .

Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux.

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. La publication de cet article a été approuvée par le rédacteur en chef de PesaCheck, Stephen Ndegwa.

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

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Fact-checking Politique & Gouvernance

PARTIELLEMENT FAUX : Ces images ne proviennent pas de manifestations en Côte d’Ivoire en octobre 2025

Trois des photos ont été prises en Côte d’Ivoire en 2010 et 2020, et les deux autres proviennent de la Guinée-Conakry en octobre 2019 et d’Haïti en 2010.

Cette publication Facebook, qui prétend montrer des images de manifestations en Côte d’Ivoire contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara le 11 octobre 2025, est PARTIELLEMENT FAUSSE.

Publié le 11 octobre 2025, le post contient cinq images dans lesquelles on peut voir des pneus brûlés et des véhicules en feu. Le texte qui l’accompagne lit : « Urgent : CI 🇨🇮 Soulèvement populaire intense pour dire non au quatrième mandat d’ADO ».

PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé partiellement faux.

Une recherche d’image inversée avec l’outil Bing a permis de contextualiser les cinq clichés.

La première image est publiée dans cet article du 7 novembre 2025 informant qu’il s’agit d’une image d’archive de la crise postélectorale de 2011. L’information est corroborée ici.

La deuxième image est retrouvée dans cet autre article de PBS publié le 8 décembre 2010 intitulé : « Les manifestations contre les élections en Haïti s’intensifient et l’aéroport est fermé ». La légende indique que des manifestants brûlaient des pneus dans la rue, le 8 décembre 2010, à Port-au-Prince, en Haïti. L’information est corroborée ici.

La troisième image apparaît dans cet article publié par Le Monde le 18 octobre 2019 soulignant des manifestations à Conakry contre un éventuel troisième mandat d’Alpha Condé, 81 ans, le 14 octobre 2019. L’information est également rapportée ici.

Quant aux deux dernières photos, on les retrouve respectivement publiées dans ces articles le 19 octobre 2020, précisant qu’elles ont été prises lors de la désobéissance civile organisée en 2020.

Une autre publication datée de la même date essaie de montrer la foule de l’opposition ivoirienne qui a fait la mobilisation. En utilisant Bing pour une autre recherche d’image inversée, PesaCheck a pu trouver cet article daté du 19 juin 2019 rapportant qu’à l’initiative des Pétro Challengers et des organisations politiques de l’opposition, une foule immense est descendue dans les rues de la capitale haïtienne.

Cette publication coïncide avec le démarrage officiel de la campagne présidentielle des élections prévues pour le 25 octobre 2025. Ce même jour, l’opposition ivoirienne a organisé une marche pacifique pour contester le quatrième mandat du président sortant Alassane Ouattara. La manifestation s’est transformée en un mouvement de protestation et a conduit, selon les sources officielles, à l’interpellation de 237 personnes, dont des femmes.

PesaCheck a examiné une publication affirmant montrer des images de manifestations en Côte d’Ivoire contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara le 11 octobre 2025, et l’a trouvée PARTIELLEMENT FAUSSE.

Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux.

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. La publication de cet article a été approuvée par le rédacteur en chef de PesaCheck, Stephen Ndegwa.

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

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Élection présidentielle en Côte d’Ivoire : faux, l’Agence ivoirienne de presse n’a pas rapporté que des terroristes ont voté à Korhogo (Nord)

Des publications faisant le tour de Facebook mentionnent l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) comme la source d’images qui prétendent montrer des « terroristes » en train de voter à Korhogo. C’est faux.

Raymond Dibi – Agence ivoirienne de presse

Une publication partagée sur Facebook par le compte Lee Mali Ma Patrie affirme que des « terroristes auraient été aperçus le 25 octobre 2025 dans la matinée à Korhogo, précisément à Korohara, en train de voter », citant l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) comme source.

Dans le détail, la publication diffusée, le jour de l’élection présidentielle de 2025 en Côte d’Ivoire, allègue : « RCI Urgent. Des terros aperçus ce matin à Korhogo plus précisément à Korohara en train de vouloir accomplir leur devoir terroriste en votant pour Alassane Dramane Ouattara. La Côte d’Ivoire est devenu si bas, il faut que le peuple se réveille. Source : Agence Ivoirienne de Presse (AIP) ». Au moment de la mise en ligne de cet article, cette publication avait déjà généré plus d’un millier de mentions « J’aime », plus de 520 commentaires et plus de 230 partages.

Cette rumeur a été également relayée sur Facebook (1,2) par d’autres profils citant l’AIP.

Des publications (1,2,3,4) rapportent les mêmes rumeurs, citant comme source le média ivoirien Abidjan.net.

Images décontextualisées

La vérification effectuée à l’aide de la recherche d’image inversée sur Google et de l’outil Google Lens révèle que la photo principale de cette publication (en haut) circule en ligne depuis au moins 2013. Elle avait été utilisée dans un article de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans un tout autre contexte. Selon le HCR l’image montre « un réfugié malien au Burkina Faso (qui) vérifie si son nom est sur les listes électorales affichées dans le camp de réfugié de Goudebou ».

Quant à la deuxième photo, en bas à gauche de la publication, la vérification par recherche d’image inversée a révélé qu’elle date de juillet 2013. Elle avait été utilisée pour illustrer un article publié sur le site d’information Abamako.com, sans aucun lien avec la situation évoquée dans la publication. La photo prise par le journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) Fred Dufour montre des Maliens qui ont commencé à voter au premier tour de l’élection présidentielle malienne de 2013.

Par ailleurs, nos vérifications menées sur les canaux officiels de l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), site web, pages Facebook et X, n’ont révélé aucune publication faisant état de la présence de terroristes votant à Korhogo.

Contacté par la Coalition Anti Dohi, Soro Sionfolo, le chef de bureau régional de l’AIP à Korhogo, a réfuté la diffusion par l’AIP des allégations contenues dans la publication de la page Lee Mali Ma Patrie. Selon lui, l’AIP n’a jamais été saisi à ce sujet et n’a publié aucun élément relatif à des terroristes votant dans cette localité. Il souligne que cette affirmation est totalement infondée et relève d’une désinformation manifeste visant à tromper le public.

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De faux résultats de la présidentielle ivoirienne présentés comme une fuite de documents secrets

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX.

Les résultats de vote du scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire relayés sur Facebook sont des faux résultats de vote provenant d’une erreur technique de la plateforme d’information numérique Abidjan.net. Cette plateforme a d’ailleurs publié un communiqué d’excuses officiel.

Par Victoire Kouamé

FAIT

Une publication partagée le 24 octobre 2025 sur la page Facebook Légion AES, avec à l’appui des captures d’images de résultats de vote, prétend qu’il s’agit “d’une fuite de documents secrets du régime de Dramane sur les résultats de vote qu’ils avaient déjà préparés”.

ANALYSE

La publication révèle : “Urgent – Côte d’Ivoire Coup d’État civil ou encore élections présidentielles en Côte d’Ivoire

Fuite de documents secrets du régime de dramane sur les résultats de vote qu’ils avaient déjà préparés. 

Retenez que le vote aura lieu demain et voilà ils ont déjà des résultats ou dramane est largement en tête. 

Sacré démocratie ! “

Source : Capture d’écran de la publication

Les prétendus résultats présentés dans cette publication sont de fausses données publiées par le site d’information Abidjan.net. Le média a supprimé ces données de sa plateforme d’information numérique. Mais la publication de Légion AES a suscité des commentaires. 63 internautes ont laissé des commentaires au moment où nous publions cet article.

Source : Capture d’écran des commentaires

VERIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Selon un communiqué d’excuses officiel posté sur le site de Abidjan.net, un dysfonctionnement technique est survenu lors des opérations de mise à jour dans le cadre des préparatifs de la plateforme numérique dédiée au suivi des résultats de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Ce dysfonctionnement technique intervenu pendant les essais internes de la plateforme a entraîné l’affichage momentané de données sur la page d’accueil du site Abidjan.net.

Source : Capture d’écran des résultats fictifs publiés sur le site d’Abidjan.net

La Commission électorale indépendante (CEI) de la Côte d’Ivoire a publié, le même jour (24 octobre 2025), un communiqué de clarifications indiquant qu’ elle n’est mêlée ni de près ni de loin à cette publication. Elle a indiqué qu’elle est l’unique autorité habilitée à communiquer les résultats provisoires issus des bureaux de vote.

Par ailleurs, la CEI a annoncé une plainte pour publication de fausses nouvelles et atteinte à l’ordre public contre Abidjan.net. A titre conservatoire, la CEI a aussi instruit son personnel de n’autoriser aucun accès aux lieux et bureaux de vote, ni accorder des entretiens au média concerné

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Les résultats de votes dont les captures ont été publiés découlent d’une erreur technique d’Abidjan.net, une plateforme d’information numérique, contrairement à ce que publication de Légion AES porte à croire. Le communiqué d’excuses, faisant foi, vient confirmer l’erratum.

Conseils aux lecteurs

  • Ne pas accuser sans en avoir les preuves d’un quelconque fait
  • Ne pas relayer des informations douteuses
  • Se fier uniquement aux informations officielles

Cet article a été réalisé par Victoire Kouamé, dans le cadre de la Situation Room Virtuelle de veille électorale mise en place, en partenariat avec la Centre for Journalism Innovation and Development (CJID), mobilisant des fact-checkers, journalistes et veilleurs numériques

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FICHE D’INFO – Présidentielle ivoirienne de 2025 : comment les votes sont comptés et publiés officiellement ?

À la veille de l’élection présidentielle ivoirienne de 2025, une fausse publication attribuée à Abidjan.net  annonçant des résultats fictifs a semé la confusion sur les réseaux sociaux. Face à ces résultats fictifs largement relayés, il est essentiel de rappeler comment les votes sont réellement comptés et comment les résultats officiels sont publiés.

Aymar Kevin, Cellule Anti Fake News

À la fermeture des bureaux de vote, les agents désignés par la Commission électorale indépendante (CEI) procèdent au dépouillement in situ, en présence des représentants des partis politiques, des observateurs accrédités et parfois d’électeurs témoins.

Selon le guide de l’observateur électoral, mis à la disposition du public par la CEI, les bulletins sont extraits de l’urne, comptés, triés (exprimés, blancs, nuls) et consignés dans un procès-verbal affiché publiquement.

Le dépouillement des votes est « le processus le plus transparent », selon Thierry Nessemon, observateur auprès de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH). Ainsi, à la suite de cet exercice, l’affichage du résultat local de ce dépouillement vise à assurer que chaque citoyen puisse vérifier la concordance entre ce qui a été annoncé et ce qui figure dans le procès-verbal officiel, selon le guide de l’observateur électoral.

Au centre, la présidente du Conseil constitutionnel, Chantal Camara. Source : CEI

Centralisation et publication : du local au national

 

Le guide de la CEI fait savoir qu’une fois les résultats de chaque bureau affichés, ceux-ci sont transmis aux instances locales de la CEI puis vers une plateforme de centralisation. À ce stade, la CEI élabore les résultats provisoires fondés sur les procès-verbaux transmis.

Ensuite, après les dépouillements au niveau de la CEI, la publication officielle par le Conseil constitutionnel clôture le processus de comptage et marque la reconnaissance institutionnelle de l’élection. Il est de son ressort de proclamer de manière définitive les résultats de l’élection, note le guide de l’observateur électoral.

Vérification par les observateurs et les représentants

Pour s’assurer de l’intégrité pleine de la période suivant le vote, plusieurs acteurs gouvernementaux et indépendants interviennent à des fins d’observation et de vérification.

En effet, le guide de l’observateur électoral de la CEI fait remarquer qu’il y a les représentants des partis présents dans les bureaux de vote, qui veillent à la bonne tenue des opérations. Les missions d’observation nationales ou internationales examinent non seulement le vote, mais aussi la phase de comptage et de centralisation. Leur rôle est de garantir que les chiffres ne proviennent pas uniquement d’un bureau éloigné, mais s’appuient sur des copies accessibles et vérifiables.

Source : CEI

Distinguer les résultats officiels des rumeurs

Dans un contexte électoral, les rumeurs peuvent se propager, que ce soit en termes de chiffres non vérifiés, de résultats partiels ou d’annonces informelles.

Drissa Soulama, coordonnateur national du Forum de la société civile de l’Afrique de l’Ouest (FOSCAO-CI), a expliqué à la Coalition Anti-Dohi quels sont les indices d’un résultat fiable sur les élections. « Un bon résultat, note-t-il, est un résultat issu d’un bureau et qui a suivi le processus de validation ».

« En effet, tout résultat issu d’un bureau de vote doit être inscrit sur un PV (procès-verbal, NDLR) avec la signature du président du bureau de vote, celle des représentants des candidats présents ainsi que des scrutateurs. C’est ce PV qui va subir le processus de validation du bureau de vote jusqu’à la proclamation par la commission centrale », indique Drissa Soulama.

En outre, notons qu’il est également important de se référer aux sources officielles, telles que les communications de la CEI ou du Conseil constitutionnel. Ce dernier est la seule instance habilitée à communiquer les résultats officiels d’une élection.

Les documents publics, les affichages des résultats dans les bureaux de vote et la publication des procès-verbaux sont aussi des preuves de la légitimité du scrutin. Un résultat diffusé par des structures non habilitées – comme ceux publiés par Abidjan.net à quelques heures de l’élection présidentielle – ou en dehors du calendrier annoncé, doit ainsi être pris avec prudence. Soulignons tout de même, qu’Abidjan.net a dit que cet incident provenait d’« une erreur d’affichage » et d’« un dysfonctionnement technique survenu lors des opérations de mise à jour » à l’occasion des « essais internes » sur sa plateforme des résultats de l’élection présidentielle de 2025.

Comme rappelé dans cet article publié par Africa Check dans le cadre des travaux de la Coalition Anti Dohi, « les dispositions du Code électoral ivoirien interdisent clairement toute publication de sondages et de résultats de vote après la publication des listes électorales définitives. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la double mise en garde par la Commission électorale indépendante (CEI) visant les personnes et médias enfreignant la loi électorale à travers la publication de résultats de vote de sondage en période électorale ».

Cet article a été réalisé par Cellule Anti Fake News membre de la Coalition Anti Dohi – une initiative qui œuvre pour l’intégrité de l’information dans le cadre de la présidentielle ivoirienne d’octobre 2025. La Coalition Anti Dohi est soutenue par le projet Renforcer la fiabilité de l’information en Afrique de l’Ouest dans le strict respect de l’indépendance journalistique et éditoriale qui régit la Coalition.

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Côte d’Ivoire : de fausses rumeurs évoquent l’assassinat du Directeur de publication du média Abidjan.net

Des publications mensongères sur les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire ont prétendu que, Robert Kra, Directeur de publication du célèbre site d’information Abidjan.net, a été enlevé et assassiné.

                                    Dofra Sekongo, Lemediacitoyen.com

Le 24 octobre 2025, à la veille de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, de faux résultats provisoires attribués au site Abidjan.net  ont circulé sur internet et les réseaux sociaux. Ces données fictives annonçaient la victoire du président sortant Alassane Ouattara avec plus de 95 % des suffrages, parmi les cinq candidats en lice.

Peu après la parution de ces faux résultats, le site Abidjan.net s’est fendu d’un communiqué pour présenter ses excuses sur cet incident qu’il dit provenir d’« une erreur d’affichage » et d’« un dysfonctionnement technique survenu lors des opérations de mise à jour » à l’occasion des « essais internes » sur sa plateforme des résultats de l’élection présidentielle de 2025.

Les rumeurs que nous vérifions

Le 25 octobre 2025, le profil Facebook Maimouna Camara, communément appelée (la Guêpe), a publié sur sa page Facebook un message affirmant : « Mr Kra directeur de publication du site Abidjan.net enlevé par les encagoulés pour avoir publié les résultats avant la date ».

À la date du 26 octobre 2025, la publication a enregistré plus de 9 000 mentions « J’aime », plus de 1 000 commentaires et 671 partages.

Capture d’écran de la publication de Maimouna Camara sur Facebook

Contacté par téléphone le 26 octobre 2025 par la Coalition Anti Dohi, Robert Kra a démenti les rumeurs : « Je suis vivant et en bonne santé. La preuve, c’est que nous sommes en train de parler ».

À ce propos, Abidjan.net a publié un communiqué de démenti formel, réfutant les affirmations selon lesquelles Robert Kra aurait été enlevé, arrêté ou se serait suicidé.

Cet article a été réalisé par Le Média Citoyen membre de la Coalition Anti Dohi – une initiative qui œuvre pour l’intégrité de l’information dans le cadre de la présidentielle ivoirienne d’octobre 2025. La Coalition Anti Dohi est soutenue par le projet Renforcer la fiabilité de l’information en Afrique de l’Ouest dans le strict respect de l’indépendance journalistique et éditoriale qui régit la Coalition