FIMI et élections en Côte d’Ivoire : comment l’information devient un enjeu démocratique

Quand la manipulation de l’information cherche à influencer les choix citoyens

À l’approche d’une élection, la bataille politique ne se déroule plus uniquement dans les meetings, les médias traditionnels ou les urnes. Elle se joue aussi sur les téléphones portables, dans les groupes WhatsApp, sur Facebook, TikTok, X et sur les plateformes d’information en ligne.

Faux résultats, communiqués fabriqués, sondages présentés sans contexte, images anciennes recyclées, vidéos manipulées, comptes coordonnés : l’espace informationnel peut devenir un terrain de confrontation susceptible d’influencer la perception des citoyens.

En Côte d’Ivoire, la présidentielle du 25 octobre 2025 a fourni plusieurs exemples concrets de ces risques. À la veille du scrutin, de prétendus « résultats provisoires par régions » ont ainsi été publiés sur une plateforme numérique avant même la tenue du vote. La Commission électorale indépendante (CEI) a immédiatement précisé qu’elle n’était associée ni de près ni de loin à cette publication et rappelé qu’elle était l’unique autorité habilitée à communiquer les résultats provisoires issus des bureaux de vote.

Cet épisode permet de comprendre pourquoi l’intégrité de l’information est devenue une composante essentielle de l’intégrité électorale.

Pourquoi les périodes électorales sont-elles particulièrement sensibles ?

Une élection est une période pendant laquelle les citoyens doivent prendre une décision politique à partir des informations dont ils disposent : programmes des candidats, déclarations publiques, bilan des gouvernants, organisation du scrutin, règles électorales ou encore résultats.

La qualité de l’information disponible peut donc avoir une influence sur la compréhension du processus et sur les choix des électeurs.

Le contexte électoral réunit également plusieurs caractéristiques favorables à la propagation de contenus trompeurs : forte demande d’information, compétition politique, polarisation, multiplication des prises de parole, émotions fortes et accélération de la circulation des contenus sur les réseaux sociaux.

L’UNESCO souligne que l’intégrité de l’information revêt une importance particulière pendant les élections, qui constituent des moments déterminants dans la vie d’un pays et peuvent avoir des conséquences sur la paix, la sécurité et l’économie. Elle attire notamment l’attention sur les risques liés aux services de messagerie et aux faux contenus audio et vidéo.

La vitesse de circulation constitue un autre défi. Une fausse information publiée quelques heures avant un scrutin peut atteindre des milliers de personnes avant qu’une institution, un média ou une organisation de fact-checking ait eu le temps de la vérifier.

Des fausses informations aux opérations FIMI

 

 

 

 

 

Source : CIDDH

Il faut toutefois éviter une confusion importante : toute désinformation électorale n’est pas automatiquement une opération FIMI.

Les FIMI — Foreign Information Manipulation and Interference, ou manipulation de l’information et ingérence étrangère — supposent notamment de s’intéresser au comportement des acteurs, à la coordination de leurs actions, à leurs objectifs et, dans le cas d’une ingérence étrangère, à l’implication d’acteurs liés à l’extérieur du pays.

Une publication fausse, à elle seule, ne permet donc pas d’affirmer qu’une puissance étrangère conduit une opération d’ingérence.

L’analyse doit chercher des indices : plusieurs comptes agissent-ils de manière coordonnée ? Un même narratif est-il amplifié simultanément sur différentes plateformes ? Quelle est l’origine du contenu ? Quels acteurs le diffusent ? Qui bénéficie de cette opération ?

Cette distinction est essentielle pour éviter de transformer chaque rumeur électorale en accusation d’ingérence étrangère sans preuve.

  1. Les faux résultats : créer un fait avant le vote

Les résultats électoraux constituent une cible particulièrement sensible.

Le 24 octobre 2025, soit la veille de la présidentielle ivoirienne, des données présentées comme des « résultats provisoires par régions » ont été publiées en ligne. Le problème était évident : le scrutin devait avoir lieu le lendemain.

La CEI a réagi officiellement le jour même, en indiquant que ces données ne l’engageaient pas et qu’elles ne pouvaient constituer les résultats d’une élection qui n’avait pas encore eu lieu.

Africa Check a documenté l’épisode et indiqué que la plateforme concernée avait expliqué par la suite qu’il s’agissait d’une erreur d’affichage liée à des essais internes.

Mais, entre-temps, ces données avaient circulé sur les réseaux sociaux et alimenté des interprétations présentant notamment l’incident comme la preuve que les résultats auraient été déterminés à l’avance.

L’épisode illustre un mécanisme important de la désinformation électorale : une information erronée peut continuer à alimenter des narratifs trompeurs même après avoir été corrigée.

Pour savoir comment les résultats sont réellement comptés et publiés en Côte d’Ivoire, une fiche d’information réalisée par la Cellule Anti Fake News  explique notamment le dépouillement, les procès-verbaux et le processus de publication officielle.

  1. Les fausses annonces attribuées aux institutions

Une autre technique consiste à fabriquer un message et à l’attribuer à une institution reconnue.

Le logo, les couleurs, la signature ou la présentation graphique d’une institution peuvent donner au faux document une apparence d’authenticité.

Un cas particulièrement révélateur a été observé juste avant la présidentielle de 2025. Une publication diffusée sur Facebook prétendait que la CEI demandait aux Ivoiriens de ne pas se rendre aux urnes le 25 octobre et annonçait qu’il n’y aurait pas d’élection.

Cette affirmation était fausse. La CEI l’a démentie sur sa page Facebook CEI Alerte fakenews .

Capture de la page facebook

Dans une période électorale, une telle fabrication peut avoir des conséquences directes : décourager certains électeurs, provoquer de la confusion sur le calendrier ou affaiblir la confiance dans l’institution électorale.

La première question à poser devant un communiqué électoral reçu sur WhatsApp ou Facebook devrait donc être :

« Ce document est-il réellement publié sur les canaux officiels de l’institution ? »

Consulter les communiqués officiels de la CEI

  1. Faux communiqués et usurpation de personnalités politiques

Les institutions ne sont pas les seules cibles.

Pendant la présidentielle de 2025, les structures de factchecking ont recensé plusieurs faux communiqués ou déclarations attribués à des acteurs politiques.

Ces fabrications peuvent servir plusieurs objectifs : attribuer une position à un adversaire, créer une controverse artificielle, provoquer des réactions politiques ou médiatiques et installer le doute sur l’authenticité des communications officielles.

Lorsque les faux documents deviennent nombreux, le problème dépasse chaque publication prise individuellement : même les vrais communiqués peuvent finir par être accueillis avec suspicion.

  1. Images et vidéos : le vrai utilisé pour raconter le faux

Manipuler l’information ne signifie pas nécessairement fabriquer une image de toutes pièces.

Une technique beaucoup plus simple consiste à prendre :

  • une ancienne vidéo ;
  • une photographie provenant d’un autre pays ;
  • un extrait sorti de son contexte ;
  • une véritable déclaration coupée ;
  • ou un ancien reportage ;

puis à lui attribuer une nouvelle signification.

Africa Check a par exemple documenté, dans le contexte de la présidentielle ivoirienne de 2025, un montage utilisant un ancien reportage de RFI datant de 2021 pour faire croire à une rencontre politique intervenue après l’annonce des résultats provisoires de 2025. RFI a indiqué que son logo avait été usurpé.

Le contenu original pouvait donc être réel tandis que le contexte qui lui était attribué était faux.

L’arrivée de l’intelligence artificielle ajoute une difficulté supplémentaire. Des images, voix et vidéos synthétiques peuvent désormais être produites ou modifiées. L’UNESCO souligne que les faux contenus audio et visuels représentent un enjeu particulier pendant les périodes électorales, notamment parce qu’ils peuvent être difficiles à détecter.

  1. Les sondages : des chiffres qui peuvent influencer les perceptions

Les sondages donnent une apparence scientifique particulièrement persuasive à une publication : chiffres, graphiques, pourcentages, classements.

Mais un sondage ne doit pas être évalué uniquement à partir de ses résultats.

Il faut notamment demander :

Qui l’a commandé ? Qui l’a réalisé ? Quand ? Sur quel échantillon ? Comment les personnes ont-elles été sélectionnées ? Quelles questions leur ont été posées ?

Le sujet a été particulièrement sensible en Côte d’Ivoire en 2025.

Le 7 octobre 2025, la CEI a rappelé qu’en application de l’article 39 du Code électoral, la publication ou la diffusion d’estimations de vote ou de résultats de sondages était interdite à compter de la publication de la liste électorale définitive.

Lire le communiqué de la CEI sur les sondages et estimations de vote

  1. Discréditer un candidat, un média ou une institution

Une opération de manipulation ne cherche pas nécessairement à faire croire à une seule fausse information.

Elle peut chercher à construire progressivement un narratif.

Par exemple :

« Les médias mentent. »
« L’institution électorale cache quelque chose. »
« Les résultats sont déjà décidés. »
« Aucun document officiel n’est fiable. »

Des publications différentes peuvent alors renforcer le même récit.

Cette stratégie est particulièrement problématique lorsqu’elle vise la confiance. Une succession de faux communiqués, de faux résultats et de contenus attribués à tort à des médias peut progressivement rendre difficile, pour le citoyen, la distinction entre une information authentique et une fabrication.

L’UNESCO considère plus largement que la désinformation et les campagnes affectant l’intégrité électorale peuvent éroder la confiance du public et fragiliser des valeurs démocratiques essentielles.

  1. Amplifier artificiellement les discours conflictuels

Sur les réseaux sociaux, la visibilité apparente d’un message ne signifie pas nécessairement qu’il bénéficie d’un soutien spontané.

Des réseaux de comptes peuvent être utilisés pour :

  • publier simultanément le même message ;
  • répéter un hashtag ;
  • commenter massivement une publication ;
  • attaquer une personnalité ;
  • faire remonter artificiellement un sujet ;
  • donner l’impression qu’une opinion est majoritaire.

Dans une logique FIMI, l’enjeu n’est donc pas seulement ce qui est dit, mais également comment le contenu circule.

Un analyste doit examiner les comportements : rythme de publication, création récente des comptes, répétition des mêmes formulations, coordination temporelle ou circulation du même narratif entre plusieurs plateformes.

L’existence d’une coordination n’établit toutefois pas automatiquement une ingérence étrangère. L’attribution exige des éléments supplémentaires permettant d’identifier les acteurs et leurs liens.

La confusion peut être un objectif en soi

Une opération FIMI ne cherche pas toujours à convaincre les citoyens d’une vérité alternative.

Elle peut chercher à produire suffisamment de versions contradictoires pour rendre la réalité difficile à distinguer.

« Qui dit vrai ? »
« Les résultats sont-ils authentiques ? »
« Ce communiqué est-il réel ? »
« Cette vidéo est-elle récente ? »

Lorsque ces questions deviennent permanentes et que toutes les sources sont mises sur le même plan, un autre effet apparaît : la fatigue informationnelle.

Le citoyen peut finir par conclure :

« On ne peut plus croire personne. »

C’est précisément pourquoi la confusion elle-même peut devenir un résultat recherché par une opération de manipulation.

Quel impact sur la confiance démocratique ?

La démocratie suppose que les citoyens puissent accéder à une information suffisamment fiable pour se forger une opinion et exercer leurs droits.

La désinformation électorale peut fragiliser cette capacité en affectant simultanément la confiance envers les candidats, les médias, l’administration électorale et parfois le processus électoral lui-même.

L’UNESCO rappelle que l’Internet et les réseaux sociaux offrent des possibilités considérables d’accès et de circulation de l’information, mais que la désinformation et d’autres pratiques nuisibles peuvent également affecter gravement les processus électoraux.

Le danger n’est donc pas seulement qu’un électeur croie momentanément une fausse publication. Le risque plus profond apparaît lorsque l’écosystème informationnel devient tellement pollué que le citoyen ne sait plus quelles sources utiliser pour prendre une décision éclairée.

Comment se protéger pendant une élection ?

Avant de partager une information électorale, quelques réflexes peuvent réduire considérablement le risque :

  1. Identifier la source originale, plutôt que la personne qui a simplement transféré le message.
  2. Vérifier la date et le contexte, notamment pour les images et vidéos.
  3. Consulter directement la CEI pour les informations relatives au processus et aux résultats électoraux.
  4. Rechercher plusieurs sources journalistiques indépendantes.
  5. Vérifier les images à l’aide d’une recherche inversée.
  6. Se méfier des messages jouant fortement sur la peur, la colère ou l’urgence.
  7. Ne pas considérer la viralité comme une preuve.
  8. Suspendre le partage lorsque l’information ne peut pas être confirmée.

Pour les résultats électoraux, le site officiel de la CEI met directement à disposition les résultats des différents scrutins, dont ceux de la présidentielle de 2025.

Consulter les résultats électoraux officiels de la CEI

L’information est désormais une composante du processus électoral

La présidentielle ivoirienne de 2025 a montré concrètement que la protection d’une élection ne concerne plus uniquement les urnes, les bulletins et les bureaux de vote. Elle concerne également l’environnement dans lequel les citoyens reçoivent, interprètent et partagent l’information.

Les faux résultats publiés avant le scrutin, les faux communiqués, les rumeurs attribuées à la CEI et le recyclage de contenus médiatiques montrent que la manipulation peut intervenir à différentes étapes du processus.

Mais il faut également éviter l’excès inverse : qualifier trop rapidement de FIMI toute fausse information politique. Documenter une ingérence étrangère demande de rechercher les acteurs, leurs comportements, leurs liens, leurs méthodes de coordination et leurs objectifs.

La protection de l’intégrité électorale passe donc aussi par une compétence citoyenne devenue fondamentale : savoir distinguer une information vérifiée d’une affirmation, une erreur d’une manipulation et une rumeur locale d’une véritable opération coordonnée d’ingérence informationnelle.

En période électorale, vérifier avant de partager n’est pas seulement un réflexe numérique : c’est une contribution à l’intégrité du débat démocratique.

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Cet article a été rédigé par Kaberu TAIRU, Consultant en Fact-checking. Il a été édité et validé dans le cadre du projet de lutte contre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères (FIMI), mis en œuvre en Côte d’Ivoire par le CIDDH avec l’appui d’International IDEA.

FIMI en Côte d’Ivoire : comprendre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères

Comprendre le phénomène avant de savoir y répondre

Dans un monde où l’information circule rapidement grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques, la capacité à distinguer les informations fiables des contenus trompeurs devient un enjeu majeur.

Aujourd’hui, les sociétés ne font pas seulement face à la circulation de fausses informations isolées. Elles sont également confrontées à des stratégies plus complexes visant à influencer les perceptions, fragiliser la confiance dans les institutions ou perturber le débat public.

C’est dans ce contexte qu’apparaît le concept de FIMI (Foreign Information Manipulation and Interference), traduit en français par manipulation de l’information et ingérence étrangère.

En Côte d’Ivoire, comme dans plusieurs pays africains, la transformation rapide de l’écosystème numérique, l’importance croissante des réseaux sociaux dans la circulation de l’information et les enjeux liés aux périodes électorales rendent nécessaire une meilleure compréhension de ces phénomènes.

  1. Qu’est-ce qu’une FIMI ?

La FIMI désigne des actions organisées visant à manipuler l’environnement informationnel d’un pays afin d’influencer les perceptions, les comportements ou les processus de décision.

Elle implique généralement l’intervention d’un acteur étranger ou d’un réseau lié à un acteur extérieur qui cherche à atteindre un objectif stratégique à travers l’information.

Contrairement à une simple erreur ou à une rumeur spontanée, une opération FIMI repose souvent sur :

  • une intention précise ;
  • une stratégie organisée ;
  • des méthodes coordonnées ;
  • l’utilisation de différents canaux de diffusion ;
  • une volonté d’influencer un public ciblé.

Une opération FIMI peut utiliser des contenus vrais, faux ou sortis de leur contexte. Son objectif n’est pas uniquement de faire croire à une information fausse, mais parfois de créer de la confusion, de renforcer des divisions ou de réduire la confiance envers certaines institutions ou acteurs.

À retenir : Une FIMI ne cherche pas seulement à diffuser une fausse information ; elle cherche à influencer un environnement informationnel.

  1. Quelle différence entre FIMI, fake news et désinformation ?
Source : CIDDH

Les termes « fake news », « désinformation » et « FIMI » sont souvent utilisés de manière interchangeable, mais ils désignent des réalités différentes.

La fausse information (fake news)

L’expression « fake news » est couramment utilisée pour désigner un contenu présenté comme une information mais qui contient des éléments faux ou trompeurs.

Cependant, ce terme peut être imprécis, car toutes les informations fausses ne répondent pas au même objectif.

La mésinformation

La mésinformation correspond à une information fausse ou inexacte partagée sans intention de nuire.

Exemple : Une personne partage une ancienne image en pensant sincèrement qu’elle correspond à un événement récent.

La désinformation

La désinformation désigne la création ou la diffusion volontaire d’une information fausse ou trompeuse dans le but d’induire un public en erreur.

Exemple : Créer volontairement une fausse publication attribuée à une institution pour influencer l’opinion publique.

La FIMI

La FIMI va au-delà d’un simple contenu trompeur.

Elle correspond à une opération structurée de manipulation de l’information, souvent menée ou soutenue par des acteurs étrangers, visant à influencer un environnement informationnel.

Exemple simplifié :

  • Une personne partage une fausse information par erreur → mésinformation.
  • Un individu invente volontairement une fausse information → désinformation.
  • Un réseau organisé crée et diffuse plusieurs contenus trompeurs pour influencer un débat public dans un autre pays → FIMI.

Message clé : Toutes les FIMI utilisent des techniques de désinformation, mais toute désinformation n’est pas une FIMI.

  1. Comment fonctionnent les opérations FIMI ?
Source : CIDDH

Les opérations FIMI suivent souvent plusieurs étapes.

Identifier des sujets sensibles

Les acteurs manipulateurs exploitent généralement des thèmes qui suscitent déjà des débats ou des émotions fortes :

  • questions politiques ;
  • élections ;
  • sécurité ;
  • identité ;
  • tensions sociales ;
  • crises économiques.

Ils cherchent à exploiter des fragilités existantes dans une société.

Construire un récit manipulateur

La manipulation ne consiste pas toujours à inventer totalement une histoire.

Elle peut prendre plusieurs formes :

  • modifier le contexte d’une information réelle ;
  • exagérer certains faits ;
  • attribuer de fausses intentions à un acteur ;
  • présenter une opinion comme un fait ;
  • utiliser une image ancienne pour illustrer un événement actuel.

Amplifier la diffusion

Les réseaux sociaux peuvent être utilisés pour accélérer la visibilité d’un contenu grâce à :

  • des comptes multiples ;
  • des faux profils ;
  • des réseaux coordonnés ;
  • des campagnes de publication répétée ;
  • des contenus générés par intelligence artificielle.

L’objectif peut être de donner l’impression qu’une information est largement acceptée alors qu’elle est artificiellement amplifiée.

  1. Quels acteurs peuvent être impliqués ?

Les opérations FIMI peuvent mobiliser différents types d’acteurs :

Des acteurs étatiques étrangers

Certains États peuvent chercher à influencer l’opinion publique d’un autre pays pour défendre leurs intérêts stratégiques.

Des réseaux organisés

Des groupes peuvent coordonner la création et la diffusion de contenus trompeurs à grande échelle.

Des relais locaux ou internationaux

Des individus, pages ou comptes peuvent parfois participer à la diffusion de récits manipulatoires, volontairement ou non.

Des outils technologiques

Les technologies numériques peuvent faciliter :

  • la création rapide de contenus ;
  • l’automatisation de publications ;
  • la gestion de faux comptes ;
  • la manipulation d’images, vidéos ou audios.
  1. Pourquoi les FIMI deviennent-elles un enjeu important aujourd’hui ?

Plusieurs facteurs expliquent l’importance croissante des FIMI.

La transformation numérique

Avec l’augmentation de l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux, chaque citoyen peut produire et partager de l’information.

Cette évolution favorise la participation citoyenne, mais augmente également les risques de propagation rapide de contenus trompeurs.

La rapidité de circulation de l’information

Une information fausse peut atteindre un grand nombre de personnes avant même qu’elle soit vérifiée.

L’utilisation de nouvelles technologies

L’intelligence artificielle facilite aujourd’hui la création de contenus plus réalistes, rendant parfois la distinction entre vrai et faux plus complexe.

Les enjeux démocratiques

Les FIMI peuvent affecter :

  • la confiance dans les institutions ;
  • la qualité du débat public ;
  • la participation citoyenne ;
  • la perception des processus électoraux.
  1. Pourquoi renforcer la résilience informationnelle ?
Source : CIDDH

La réponse aux FIMI ne consiste pas uniquement à supprimer les contenus trompeurs.

Elle nécessite de renforcer la capacité des individus et des institutions à :

  • analyser l’information ;
  • vérifier les sources ;
  • comprendre les mécanismes de manipulation ;
  • identifier les comportements coordonnés ;
  • prendre des décisions éclairées.

Cette capacité collective est appelée résilience informationnelle.

Elle repose notamment sur :

Le journalisme de qualité : Les médias jouent un rôle essentiel dans la vérification et l’explication des faits

Le fact-checking : Les vérificateurs de faits permettent d’identifier les contenus trompeurs et d’expliquer les méthodes utilisées.

L’éducation aux médias et à l’information : Former les citoyens aux réflexes de vérification renforce leur autonomie face aux contenus manipulatoires.

La coopération entre acteurs : La lutte contre les FIMI nécessite une collaboration entre médias, chercheurs, institutions publiques, société civile et citoyens.

Comprendre les FIMI pour mieux protéger l’espace informationnel

Les FIMI représentent une évolution importante des menaces informationnelles contemporaines. Elles ne reposent pas uniquement sur la diffusion de fausses informations, mais sur des stratégies visant à influencer la manière dont les citoyens perçoivent les événements, les institutions et les acteurs publics.

En Côte d’Ivoire, renforcer la compréhension de ces phénomènes constitue une étape essentielle pour développer une société mieux préparée face aux manipulations de l’information.

Car une société résiliente n’est pas une société sans fausses informations : c’est une société capable de les identifier, de les comprendre et d’y répondre collectivement.

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Cet article a été rédigé par Kaberu TAIRU, Consultant en Fact-checking. Il a été édité et validé dans le cadre du projet de lutte contre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères (FIMI), mis en œuvre en Côte d’Ivoire par le CIDDH avec l’appui d’International IDEA.

La diffusion de faux sondages : une technique pour influencer l’opinion publique

En période électorale, les sondages représentent des indicateurs majeurs dans la compréhension des dynamiques politiques. Ils orientent les choix stratégiques des partis, influencent les médias et, surtout, façonnent l’opinion publique. Mais que se passe-t-il lorsque ces sondages sont manipulés ou totalement inventés ? La réponse est simple : la démocratie s’en trouve affaiblie.

Des chiffres trompeurs pour créer une fausse réalité

Les faux sondages sont souvent publiés sur les réseaux sociaux ou diffusés via des plateformes peu fiables. Ils sont généralement accompagnés de logos officiels ou de graphiques qui leur donnent une apparence crédible. Leur but est clair : faire croire à la population qu’un candidat est largement favori, qu’un autre est en chute libre, ou qu’un troisième n’a aucune chance. Cela peut entraîner un phénomène psychologique connu sous le nom de biais de conformité, où les électeurs finissent par soutenir celui qu’ils perçoivent comme le « gagnant probable ».

Une stratégie de manipulation politique

Certains acteurs politiques utilisent délibérément ces faux sondages pour semer le doute, orienter les débats publics et déstabiliser leurs adversaires. C’est une technique de désinformation bien rodée, qui joue sur les émotions et l’ignorance de certains électeurs face aux mécanismes des enquêtes d’opinion. En manipulant les chiffres, on manipule aussi les esprits.

Les faux sondages électoraux sont devenus un outil de manipulation politique en Afrique, visant à influencer l’opinion publique et à semer la confusion. 

Voici quelques exemples récents documentés :

Sénégal – Présidentielle de 2024

En mars 2024, un prétendu sondage attribué à l’institut français OpinionWay a circulé sur les réseaux sociaux, plaçant le candidat Amadou Ba en tête.  Cependant, OpinionWay a démenti avoir réalisé ce sondage, le qualifiant de faux.  Cette désinformation visait à manipuler l’opinion publique en faveur d’un candidat spécifique  .

Un autre faux sondage, attribué à un institut inexistant, a été diffusé en faveur du candidat Bassirou Diomaye Faye.  Selon Africa Check, cette publication provenait d’un compte lié à une opération de propagande associée au groupe Wagner  .

Cameroun – Présidentielle de 2025

En avril 2025, un sondage prétendument réalisé par la plateforme française Politic Data a été partagé sur les réseaux sociaux, plaçant le parti au pouvoir, le RDPC, en tête avec 65 % des intentions de vote.  L’Union Démocratique du Cameroun (UDC) a dénoncé ce sondage comme étant faux, soulignant qu’il n’avait aucune base méthodologique et visait à influencer l’opinion publique  .


Comores – Élections de 2024

Aux Comores, en janvier 2024, une prolifération de faux sondages a été observée sur les réseaux sociaux, émanant des partisans de divers candidats, dont le président sortant Azali Assoumani.  Ces sondages, sans fondement réel, visaient à tromper l’opinion publique et à influencer les perceptions internationales sur le déroulement des élections.

Un danger pour la cohésion sociale et la stabilité du pays

Les conséquences de ces manipulations sont graves : elles alimentent la méfiance envers les institutions, provoquent des tensions entre groupes politiques ou communautaires, et fragilisent le processus électoral. Dans certains cas, des résultats erronés peuvent même engendrer des protestations violentes après l’annonce des résultats officiels.                            

Manipulation de l’opinion publique : en présentant des résultats fictifs, ces sondages peuvent influencer les intentions de vote.

Démobilisation des électeurs : en créant une impression de victoire inévitable d’un candidat, ils peuvent décourager la participation électorale.

Tensions sociales : en exacerbant les divisions politiques et ethniques, ils peuvent conduire à des conflits post-électoraux.

Comment se protéger contre les faux sondages ?

1. Vérifiez toujours la source : seuls les instituts reconnus et accrédités sont habilités à publier des sondages fiables.


2. Soyez vigilant face aux visuels partagés en ligne : l’apparence professionnelle ne garantit pas l’authenticité.


3. Consultez les méthodologies : un vrai sondage indique toujours l’échantillon, la marge d’erreur et la période de réalisation.


4. Signalez les publications mensongères aux plateformes ou aux organisations de fact-checking.


Conclusion

Les faux sondages ne sont pas de simples erreurs : ce sont des outils délibérés de manipulation de masse. En les dénonçant et en sensibilisant les citoyens, la Cellule Anti Fake News contribue à défendre la vérité, à préserver la paix et à renforcer la démocratie.

Le fact-checking en Côte d’Ivoire : Enjeux et défis

Chaque année, le 2 avril, le monde célèbre la Journée Internationale du Fact-Checking, une occasion de mettre en lumière le rôle essentiel des vérificateurs de faits dans la lutte contre la désinformation. En Côte d’Ivoire, où les fake news prolifèrent sur les réseaux sociaux et dans certains médias, le fact-checking est devenu un levier stratégique pour garantir une information fiable et de qualité. Cependant, cette pratique journalistique essentielle se heurte à plusieurs défis qu’il convient d’examiner.


Pourquoi le fact-checking est crucial en Côte d’Ivoire ?

La montée en puissance du numérique et des plateformes sociales a transformé la manière dont l’information est diffusée et consommée. Si cette évolution a facilité l’accès à l’information, elle a aussi favorisé la propagation rapide des fausses nouvelles, parfois avec des conséquences graves sur la cohésion sociale et la démocratie.

En Côte d’Ivoire, les fake news ont notamment été utilisées pour manipuler l’opinion publique lors des périodes électorales, amplifier des tensions communautaires ou encore diffuser de fausses informations sur des sujets sensibles comme la santé et l’économie. Face à ce phénomène, les journalistes fact-checkers jouent un rôle essentiel en apportant des éléments de vérification basés sur des sources fiables et des méthodes rigoureuses.

Les défis du fact-checking en Côte d’Ivoire

1. Accès limité aux sources officielles

L’un des principaux obstacles rencontrés par les fact-checkers ivoiriens est la difficulté d’accéder à des données officielles fiables et actualisées. Malgré la loi sur l’accès à l’information, plusieurs institutions publiques restent réticentes à fournir des documents ou des statistiques qui permettraient de vérifier des faits contestés.

2. Manque de financement et de formation

Le fact-checking nécessite des ressources humaines et financières importantes pour enquêter, analyser et produire des contenus rigoureux. Or, de nombreuses initiatives locales manquent de soutien, ce qui limite leur capacité à couvrir un large éventail de sujets. Par ailleurs, les formations en fact-checking restent encore insuffisantes, bien que des efforts aient été faits ces dernières années.

3. La viralité des fake news face à la lenteur de la vérification

Les fausses informations se propagent beaucoup plus vite que les corrections apportées par les fact-checkers. Un mécanisme de réponse rapide est donc nécessaire pour limiter l’impact des fake news avant qu’elles ne causent des dommages irréversibles.

4. Résistance du public et influence des réseaux sociaux

Malgré les efforts des fact-checkers, une partie de la population reste méfiante à l’égard des médias traditionnels et des initiatives de vérification des faits. L’influence des leaders d’opinion, influenceurs et groupes partisans sur les réseaux sociaux complique encore plus la tâche, car beaucoup préfèrent croire des contenus sensationnalistes plutôt que des vérifications factuelles.

Quelles solutions pour renforcer le fact-checking en Côte d’Ivoire ?

Pour améliorer l’impact du fact-checking en Côte d’Ivoire, plusieurs actions doivent être envisagées :

Renforcer l’accès aux données publiques : Une meilleure application de la loi sur l’accès à l’information est essentielle pour permettre aux journalistes d’avoir les éléments nécessaires à leurs vérifications.

Développer des formations spécialisées : Intégrer le fact-checking dans les écoles de journalisme et organiser des sessions de renforcement des capacités pour les professionnels des médias.

Éduquer le public aux médias et à l’information : Sensibiliser les citoyens à l’importance de la vérification des faits et à la manière d’identifier les fake news.

Créer des partenariats entre médias, plateformes et institutions : Travailler avec Facebook, WhatsApp et d’autres réseaux sociaux pour limiter la diffusion des fausses nouvelles et donner plus de visibilité aux corrections.

Encourager l’innovation technologique : Développer des outils numériques adaptés au contexte local pour automatiser et accélérer la vérification des faits.

Conclusion

Le fact-checking est aujourd’hui un pilier fondamental du journalisme en Côte d’Ivoire. Face à l’ampleur de la désinformation, il est impératif que les acteurs du secteur – médias, institutions, société civile et citoyens – collaborent pour promouvoir une culture de l’information vérifiée et responsable. En cette Journée Internationale du Fact-Checking, la Cellule Anti Fake News (CAFN) réaffirme son engagement à lutter contre la désinformation et à promouvoir une presse libre, crédible et rigoureuse.

L’information est un droit, la vérité une responsabilité. Restons vigilants et engagés pour un espace médiatique plus sain !

Poisson d’avril : Quand l’humour frôle la désinformation

Chaque année, le 1er avril, le monde entier célèbre la tradition du poisson d’avril, une journée dédiée aux canulars et aux blagues en tout genre. Médias, entreprises et particuliers rivalisent d’ingéniosité pour piéger leurs amis, collègues ou abonnés. Mais dans un monde où la désinformation se propage déjà à grande vitesse, cette journée soulève une question essentielle : où tracer la ligne entre humour et fausse information ?


Le poisson d’avril : une vieille tradition qui perdure

L’origine du poisson d’avril remonte à plusieurs siècles et varie selon les pays. En France, par exemple, il serait lié à la réforme du calendrier en 1564, qui déplaça le Nouvel An du 1er avril au 1er janvier. Certains continuaient à fêter l’ancienne date et se voyaient offrir de faux cadeaux, souvent en forme de poisson.

Aujourd’hui, les blagues du 1er avril ont pris une dimension numérique, avec des canulars viraux partagés sur les réseaux sociaux et même des entreprises ou médias qui participent au jeu en publiant de fausses annonces spectaculaires.

Quand la blague devient problématique

Si le poisson d’avril est une tradition bon enfant, il peut aussi devenir une arme à double tranchant. Dans un contexte où la désinformation et les fake news sont omniprésentes, certains canulars peuvent induire en erreur et semer la confusion.

Les fausses annonces officielles : Des rumeurs trompeuses sur des décisions politiques, économiques ou sanitaires peuvent causer des réactions disproportionnées.

Les canulars dangereux : Certaines blagues, notamment celles qui touchent aux médicaments, à la santé ou à la sécurité, peuvent avoir de graves conséquences.

L’effet de confusion : Lorsque les citoyens sont déjà confrontés à des flux d’informations contradictoires, une blague peut parfois être prise au sérieux et alimenter des théories du complot.


Comment profiter du 1er avril sans tomber dans la désinformation ?

Pour que le poisson d’avril reste un moment de légèreté, voici quelques conseils :
✅ Toujours préciser qu’il s’agit d’une blague : Une mention explicite en fin de publication permet d’éviter toute confusion.
✅ Éviter les sujets sensibles : Santé, sécurité, politique… Mieux vaut rester dans l’humour léger.
✅ Ne pas relayer une information sans vérification : Avant de partager un canular, vérifiez s’il n’a pas déjà été pris au sérieux par certains internautes.

Conclusion

Le 1er avril est une occasion de sourire et de s’amuser, mais dans une ère où la désinformation est un véritable fléau, il est essentiel de manier l’humour avec responsabilité. Le fact-checking reste une nécessité, même le jour du poisson d’avril !

➡️ Alors, avez-vous été piégé aujourd’hui ? Partagez avec nous les canulars les plus drôles (et responsables) que vous avez vus !

L’impact de la désinformation sur les droits des femmes

Avec la contribution de Rebecca KOFFI (Bénévole)

Dans un monde de plus en plus connecté, l’information circule rapidement, mais avec elle, la désinformation prend également de l’ampleur. La désinformation constitue une menace croissante pour les droits des femmes et des filles en Afrique de l’Ouest. En diffusant de fausses informations, elle influence négativement les perceptions sociétales, entrave l’accès à la justice et renforce les inégalités existantes.

1. Comment la désinformation affecte les droits des femmes ?

La désinformation et la perception des droits des femmes

Les stéréotypes de genre sont souvent entretenus par des campagnes de désinformation qui minimisent les violences basées sur le genre ou dénigrent les initiatives en faveur de l’égalité. En propageant des idées fausses sur les droits des femmes, certains groupes alimentent la résistance aux réformes et aux progrès en matière d’égalité.

L’impact sur l’accès à la justice et à l’information fiable

De nombreuses victimes de violences basées sur le genre n’osent pas porter plainte par peur des représailles ou parce qu’elles sont mal informées sur leurs droits. La diffusion de fausses informations sur les procédures judiciaires ou sur les conséquences de ces violences dissuade encore plus les femmes de rechercher justice et protection.

La désinformation peut aussi aggraver les violences basées sur le genre en minimisant leur impact ou en discréditant les victimes. Certaines rumeurs tentent de remettre en question la gravité des violences faites aux femmes ou d’accuser ces dernières d’en être responsables.

Conséquences sur la santé et l’éducation

La désinformation impacte aussi la santé des femmes en propageant des mythes sur les soins de santé reproductive et en dissuadant certaines de recourir à des services médicaux essentiels. De même, des idées erronées sur l’éducation des filles peuvent contribuer à un taux de scolarisation plus bas, privant ainsi les jeunes filles de chances égales d’accéder à un avenir meilleur.

De nombreuses fausses informations ciblent la santé des femmes, en particulier la santé reproductive. Des rumeurs circulent régulièrement sur l’inefficacité ou les dangers des contraceptifs, des vaccins contre le papillomavirus (HPV) ou encore de l’avortement médicalisé, créant de la peur et de la méfiance.

2. Pourquoi ces fake news circulent-elles autant ?

La viralité des contenus émotionnels

Les fake news jouent souvent sur les émotions, notamment la peur et la colère, pour se propager rapidement. Les plateformes comme Facebook, WhatsApp et TikTok favorisent ces contenus, car ils génèrent plus d’engagement que les informations vérifiées.

L’instrumentalisation politique et sociale

Certaines campagnes de désinformation sont intentionnelles et orchestrées par des groupes politiques ou religieux extrémistes pour influencer l’opinion publique et freiner l’émancipation des femmes.


Le manque d’éducation aux médias et à l’information

Beaucoup de personnes partagent des fake news sans les vérifier, faute de compétences en analyse de l’information. Le manque d’accès à des sources fiables aggrave le problème.

3. Quelles solutions face à la désinformation sur les droits des femmes ?

Pour contrer cette menace, il est essentiel de renforcer l’éducation aux médias et à l’information, d’encourager les initiatives de fact-checking et de promouvoir des campagnes de sensibilisation basées sur des faits vérifiés. Les médias, les organisations de la société civile et les institutions publiques doivent collaborer pour garantir l’accès à des informations fiables et précises sur les droits des femmes.

Renforcer le fact-checking et la sensibilisation

Des organisations comme Africa Check, Dubawa et la Cellule Anti Fake News (CAFN) jouent un rôle clé dans la vérification des faits. Il est crucial d’amplifier leur travail et de promouvoir une éducation aux médias dès le plus jeune âge.

Encourager une législation contre la désinformation nuisible

Les gouvernements doivent adopter des lois qui protègent les droits des femmes tout en évitant la censure de l’information. La régulation des plateformes numériques est aussi essentielle pour limiter la diffusion de fake news.

Promouvoir des récits alternatifs positifs

Les médias doivent mettre en avant des histoires inspirantes de femmes leaders et combattre les récits toxiques par des contenus positifs et éducatifs.

Conclusion

En résumé, la désinformation constitue un frein majeur à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des genres. La désinformation sur les droits des femmes a un impact considérable sur la perception et l’application de ces droits en Afrique.  Face à ce fléau, la lutte passe par l’éducation, la vérification des faits et un engagement collectif pour un internet plus fiable et respectueux des droits des femmes.          Une action concertée est nécessaire pour rétablir la vérité et garantir un environnement informatif respectueux des droits de toutes et de tous.

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2023) en Côte d’Ivoire : Démystifier la Désinformation dans le Monde du Football

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La Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2023) promet d’apporter son lot d’excitation, de passion et de rivalités sur les terrains de football en Côte d’Ivoire. Cependant, l’enjeu va au-delà du sport avec la menace grandissante de la désinformation, un phénomène qui pourrait éclipser la véritable magie du tournoi.

Dans cet article, nous explorerons les potentiels conséquences, le type de désinformation qui entoure la CAN 2023, et offrirons quelques conseils pour naviguer dans ce paysage souvent trompeur.

Les Conséquences de la Désinformation :


La désinformation dans le contexte de la CAN 2023 peut avoir des implications profondes et dommageables. Elle peut semer la confusion parmi les supporters, influencer négativement la réputation des équipes et des joueurs, et même perturber l’organisation du tournoi. Les fausses nouvelles peuvent également engendrer des tensions inutiles entre les nations participantes, créant un climat hostile plutôt que de célébrer l’esprit sportif.

Types de Désinformation Courants :


1. Fake News sur les Performances des Équipes : Des informations erronées sur la forme des équipes peuvent semer la confusion parmi les supporters et fausser les attentes.

2. Rumeurs sur les Joueurs : Des rumeurs non fondées sur la santé, la vie personnelle ou les choix de carrière des joueurs peuvent compromettre la concentration des équipes.

3. Manipulation des Résultats : La diffusion de résultats de matchs falsifiés peut semer la confusion et remettre en question l’intégrité du tournoi.

4. Manipulation des informations sur le comportement des supporters : Des rumeurs non fondés sur des violences envers des supporters peuvent créer des tensions entre les supporters


Conseils pour Contrer la Désinformation :


1. Vérifiez les Sources : Avant de partager une information, assurez-vous qu’elle provient d’une source fiable, comme des médias de confiance ou les comptes officiels des équipes.


2. Utilisez des Outils de Vérification des Faits : Des outils en ligne peuvent vous aider à vérifier la véracité des informations avant de les croire ou de les partager.


3. Promouvoir la Sensibilisation : Encouragez la sensibilisation parmi les supporters et les médias sur les dangers de la désinformation, en soulignant l’importance de la vérification des faits.


4. Réponse Rapide : En cas de désinformation, les autorités et les organisations liées au football devraient réagir rapidement pour rectifier les fausses informations et calmer les tensions.

La désinformation dans le monde du football, en particulier autour d’événements majeurs tels que la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, peut compromettre l’intégrité du sport et entacher l’expérience pour les supporters.                                                            En restant vigilants, en vérifiant les faits et en encourageant une culture de transparence, nous pouvons tous contribuer à préserver la véritable essence de la Coupe d’Afrique des Nations : la passion, la compétition et la célébration de la diversité sportive du continent africain.

Démystifier les Mythes : Faits Étonnants et Véridiques pour Éclairer la Vérité

Dans un monde où les fake news et les idées fausses se propagent plus rapidement que jamais, il est essentiel de revenir aux faits solides pour éclairer la vérité.

Voici un fait étonnant et véridiques qui démystifient certaines des croyances populaires erronées.👇

Les Humains n’utilisent que 10 % de leur Cerveau : MYTHE OU RÉALITÉ

En encourageant une culture basée sur les faits, nous pouvons contribuer à lutter contre la désinformation et à promouvoir la connaissance.

Les Conséquences Dévastatrices des Fake News : Comment Elles Impactent Notre Société ?

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Les fake news, ou fausses informations, sont devenues monnaie courante dans notre ère numérique. Elles se propagent rapidement sur les réseaux sociaux, les sites web d’actualités douteux et même parfois à travers des personnalités publiques. Si elles peuvent sembler inoffensives à première vue, les fake news ont des conséquences profondes et souvent dévastatrices pour notre société.

Dans cet article, nous allons explorer ces conséquences et comprendre pourquoi il est essentiel de lutter contre la désinformation.

1. La Désinformation sape la Confiance dans les Médias

Les fake news érodent la confiance du public dans les médias traditionnels. Lorsque les gens sont exposés à des informations fausses ou trompeuses, ils peuvent devenir sceptiques à l’égard de toutes les sources d’information, même des médias légitimes. Cette perte de confiance a des répercussions majeures sur notre capacité collective à prendre des décisions éclairées et à participer à un débat public informé.

2. Les Fake News Alimentent la Polarisation Politique

Les fake news sont souvent utilisées à des fins politiques pour semer la division et la polarisation. Les informations erronées qui favorisent une vision du monde particulière peuvent renforcer les biais préexistants des individus, les poussant à s’aligner davantage sur des opinions extrêmes. Cette polarisation peut entraver la coopération et le compromis nécessaires pour résoudre les problèmes sociétaux.

3. Elles Ont des Conséquences sur la Santé Publique

Les fake news peuvent avoir des conséquences directes sur la santé publique, notamment en ce qui concerne la désinformation sur les vaccins, les traitements médicaux et les pandémies. Des informations erronées peuvent inciter les gens à prendre des décisions potentiellement dangereuses pour leur santé, mettant ainsi en danger la santé de la communauté.

4. Elles Créent un Climat d’Anxiété et de Peur

Les fake news ont souvent pour effet de créer un climat d’anxiété et de peur. Les informations sensationnalistes ou alarmantes attirent l’attention, mais elles peuvent aussi provoquer des réactions excessives et irrationnelles de la part du public. Cette atmosphère de peur constante peut être préjudiciable à notre bien-être collectif.

5. Elles Impactent la Stabilité Économique

La diffusion de fausses informations peut également avoir un impact sur les marchés financiers. Des rumeurs ou de fausses informations sur les entreprises peuvent entraîner des fluctuations importantes des cours des actions, affectant ainsi l’économie dans son ensemble. Les investisseurs et les entreprises peuvent subir des pertes financières substantielles en raison de la désinformation.

Les fake news ne sont pas simplement des histoires inoffensives qui circulent sur Internet. Elles ont des conséquences réelles et profondes sur notre société, allant de la perte de confiance dans les médias à la polarisation politique, en passant par des répercussions sur la santé publique et l’économie.                                                            Il est de notre responsabilité collective de lutter contre la désinformation, de promouvoir la vérification des faits et de soutenir des sources d’information fiables. En faisant cela, nous pouvons contribuer à préserver la santé de notre démocratie et de notre société dans son ensemble.

Le Rôle Essentiel des Médias dans la Démocratie

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Dans une société démocratique, les médias jouent un rôle vital en tant que gardiens de la vérité et du débat ouvert. Ils assurent la diffusion d’informations essentielles, tiennent les pouvoirs en place responsables et facilitent la prise de décisions éclairées.

Aujourd’hui, nous souhaitons mettre en lumière l’importance des médias libres et indépendants dans le maintien de notre démocratie.

🔍 Veilleurs de la Vérité : Les médias fournissent les faits, démêlent les informations complexes et creusent au-delà des apparences. Ils nous aident à comprendre le monde qui nous entoure et à former nos opinions en toute connaissance de cause.

🔒 Contrepoids du Pouvoir : Les médias jouent le rôle de contrepoids en surveillant les actions des gouvernements, des entreprises et d’autres institutions. Ils mettent en lumière les abus de pouvoir, les inégalités et les injustices, contribuant ainsi à maintenir l’équilibre démocratique.

🗣️ Forum du Débat : Les médias offrent une plateforme pour les discussions publiques et le débat d’idées. C’est là que les citoyens peuvent exprimer leurs opinions, partager leurs préoccupations et participer aux discussions qui façonnent notre société.

👥 Pluralisme et Diversité : Les médias indépendants reflètent la diversité de la société. Ils donnent la parole à une variété de voix, garantissant que différentes perspectives sont entendues et que les intérêts de tous sont pris en compte.

🛡️ Protection contre la Désinformation : Dans un monde saturé d’informations, les médias fiables servent de rempart contre la désinformation et les fake news. Ils fournissent des informations vérifiées et sourcées, aidant ainsi les citoyens à prendre des décisions éclairées.

🤝 Soutenez les Médias Fiables : En tant que citoyens responsables, nous pouvons tous contribuer à maintenir un environnement médiatique sain. Soutenir des sources d’information fiables, s’engager dans le journalisme de qualité et encourager la transparence sont des moyens concrets de renforcer notre démocratie.

Ensemble, soutenons des médias indépendants, responsables et dédiés à la vérité. Ils sont l’épine dorsale de notre démocratie et le gardien de nos valeurs fondamentales.