Attention, un faux communiqué attribué au gouvernement ivoirien appelant la république Iran à renoncer à tout projet de développement d’armes nucléaire, circule sur les réseaux sociaux

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX , Ce communiqué appelant la République d’Iran à renoncer à tout projet de développement d’armes nucléaires qui circule sur les réseaux sociaux n’émane pas du gouvernement ivoirien. Alertes 100, le centre technique de fact-checking de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a confirmé que cette information est fausse. Le dimanche 01 Mars 2026 le communiqué officiel du gouvernement ivoirien sur la situation au Moyen-Orient a été publié sur la page du ministère des affaires étrangères.

FAIT

Un communiqué partagé sur Facebook le 28 février 2026, appelant la République d’Iran à renoncer à tout projet de développement d’armes nucléaires, attribué au gouvernement ivoirien a largement été relayé sur les réseaux sociaux.

ANALYSE

Ce communiqué partagé par le profil Tingin-Biiga, abondamment relayé par plusieurs autres profils (1,2,3), prétend que le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire a,  par voie de communiqué appelé la République d’Iran à renoncer à tout projet de développement d’armes nucléaires suites aux récents événements dans ce pays.

Ce communiqué prétendument signé par le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly s’énonce comme suit:

« Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire suit avec une vive préoccupation l’évolution de la situation au Moyen-Orient, marquée par une escalade des hostilités et des risques d’instabilité régionale.

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Chef de l’État, appelle à une désescalade immédiate et exhorte toutes les parties à privilégier le dialogue politique.

Le Gouvernement ivoirien se réjouit des appels récents lancés par le Président des États-Unis, Donald Trump, invitant les Corps des Gardiens de la révolution islamique à déposer les armes et à engager une voie de négociation constructive.

Dans cet esprit, la Côte d’Ivoire appelle le Guide suprême de la République islamique d’Iran, Son Éminence Ali Khamenei, à entendre cet appel et à renoncer à tout projet de développement d’armes nucléaires, qui constitue une menace grave pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région et du monde entier.

La Côte d’Ivoire appelle instamment à la reprise et à l’intensification des négociations diplomatiques sous l’égide de la communauté internationale afin de parvenir à une solution pacifique et durable.»

Capture d’écran de la publication

Cette publication a suscité de nombreuses réactions et commentaires venant des internautes.

Captures d’écran de quelques commentaires

Ce communiqué intervient dans un contexte marqué par une attaque attaque israélo-américaine survenue le 28 février 2026, contre l’ Iran

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons entrepris des recherches sur les canaux officiels des institutions ivoiriennes notamment sur les pages Facebook du gouvernement de Côte d’Ivoire et du ministère des affaires étrangères de la République de Côte d’Ivoire, nous n’avons pas retrouvé ledit communiqué.

Alertes 100, le centre technique de fact-checking de L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information(ANSSI), a publié une alerte sur sa page Facebook, identifiant ce communiqué comme un faux qui  n’émane ni du gouvernement ivoirien, ni de son porte-parole, Amadou Coulibaly.

Capture d’écran du démenti de Alertes 100

Le dimanche 08 Mars 2026,le gouvernement ivoirien a officiellement publié un communiqué sur la situation au Moyen-Orient sur la page Facebook du ministère des Affaires étrangères.

Dans ce document  officiel, il  exprime sa vive préoccupation face à la situation sécuritaire au Moyen-Orient, 3 points essentiels ressortent.

1- Le gouvernement de Côte d’Ivoire condamne fermement ces attaques et manifeste sa solidarité et sa compassion envers les gouvernements et les peuples concernés.

2- La Côte d’Ivoire réaffirme son attachement au respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la sécurité des États.

3- Elle appelle les acteurs impliqués à faire preuve de retenue, à éviter toute escalade et à privilégier des mesures de désescalade pour préserver la paix et la stabilité.

4- Elle encourage les initiatives diplomatiques et réitère son engagement en faveur de la paix, de la sécurité et de la coopération entre les nations.

Communiqué officiel du gouvernement ivoirien sur la situation au Moyen-Orient

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

 Le communiqué prétendant que le le gouvernement de la république de Côte d’Ivoire a,  par voie de communiqué appelé la république d’Iran à renoncer à tout projet de développement d’armes nucléaires suites aux récents événements dans ce pays est une fausse information. Elle a été publiée en vue de tromper l’opinion publique en se servant d’une situation de contexte internationale.

BON À SAVOIR 

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

      Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Ce fact-check a été produit par Victoire Kouamé Ferlande dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.

FAUX : Cette image ne montre pas des avions achetés pour la gendarmerie ivoirienne

Il s’agit des Pilatus PC-9 de l’armée de l’air irlandaise en formation de vol le 9 septembre 2013.

Ce post TikTok prétendant montrer des avions achetés pour la gendarmerie ivoirienne est FAUX.

Publiée le 5 février 2026, la vidéo montre deux avions de chasse de couleur grise en plein air. Le texte accompagnant la vidéo lit : « Bonne nouvelle pour la gendarmerie ivoirienne, 16 avions achetés Gg-7H pour le contrôle de tours de contrôle de l’armée ivoirienne frontière ivoiro malienne burkinabête (sic) ».

PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux.

Une recherche d’images inversée avec Bing a orienté PesaCheck vers cette plateforme, qui informe qu’il s’agit des Pilatus PC-9 de l’armée de l’air irlandaise en vol lors d’une formation le 9 septembre 2013.

On retrouve la même image sur ce site qui indique une série de photographies de Pilatus PC-9 de l’Air Corps, formant la section Eagle. La formation est menée par le commandant d’escadron Derek Bolger, avec le capitaine Paul Fahy en Eagle 2, le lieutenant Patrick Mullan en Eagle 3 et le capitaine Kevin Phipps en Eagle 4.

L’information est corroborée ici.

Une comparaison entre les drapeaux de la Côte d’Ivoire et de l’Irlande révèle une différence visible. Le drapeau irlandais se compose de trois bandes verticales, comme le drapeau de la Côte d’Ivoire. La différence réside dans les couleurs : vert, blanc et orange pour le drapeau irlandais et orange, blanc et vert pour le drapeau ivoirien.

Drapeau Irlandais Vs. Drapeau Ivoirien

Cette publication apparaît alors que le 4 février 2026, l’Union européenne a remis un lot d’équipements d’une valeur de 1,231 million d’euros (environ 808 millions de FCFA) à la Gendarmerie nationale ivoirienne, lors d’une cérémonie à la caserne d’Agban (Abidjan). Ce don, dans le cadre de l’Initiative EUSDI GoG pour le Golfe de Guinée, inclut du matériel de sécurité individuelle, des mégaphones, des équipements radio et forensic, deux groupes électrogènes et des tronçonneuses, visant à renforcer les capacités face aux menaces du Sahel.

PesaCheck a vérifié un post TikTok prétendant montrer des avions achetés pour la gendarmerie ivoirienne et l’a trouvé FAUX.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par le rédacteur principal à PesaCheck, Stephen Ndegwa.

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

FAUX : Cette vidéo ne montre pas un attentat terroriste à Abidjan

La vidéo présente une explosion qui s’est produite à Lagos, au Nigeria, en mars 2020.

Ce post TikTok, avec une vidéo prétendant montrer une attaque terroriste à Abidjan, en Côte d’Ivoire, est FAUX.

La publication présente une vidéo de bâtiments et de véhicules entièrement ravagés, d’où s’échappe une épaisse fumée noire s’élevant dans le ciel. Les photos des présidents de la Côte d’Ivoire et du Bénin, Alassane Ouattara et Patrice Talon, apparaissent également dans la publication. Une voix féminine y affirme : « Attaque terroriste à Abidjan, une forte explosion vient d’être entendue aujourd’hui il y a quelques heures. Je vous dis que la situation actuellement en Côte d’Ivoire devient de plus en plus critique. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés, les attaques terroristes persistent ces temps-ci ».

La vidéo a été publiée le 2 février 2026 et porte le logo d’Africanews.

PesaCheck a examiné la publication et l’a trouvée fausse.

Une recherche Google avancée avec les mots-clés : « Attaque terroriste à Abidjan, le 2 février 2026 » n’a révélé aucune trace d’un événement du genre dans la capitale économique ivoirienne. Aucun média local ni international ne rapporte une telle information.

Une recherche d’images inversée via Yandex a mis en évidence le contexte de cette vidéo. Elle a été prise au Nigeria comme le rapporte Africanews dans son reportage publié en mars 2020 après une explosion due au gaz. L’incident a causé une vingtaine de morts.

La vidéo est aussi publiée par Voice of America sur sa chaîne YouTube.

Pour rappel, depuis le milieu des années 2010, la Côte d’Ivoire a été confrontée à plusieurs attaques terroristes, la plus marquante demeurant l’attentat de Grand-Bassam en mars 2016, lorsque des hommes armés liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique ont ouvert le feu sur une zone touristique, faisant plusieurs dizaines de victimes.

À partir de 2020, la menace s’est déplacée vers le nord du pays, le long de la frontière burkinabè, où des groupes armés sahéliens ont mené des incursions répétées. L’attaque du poste mixte de Kafolo en juin 2020, qui a coûté la vie à plusieurs soldats, a marqué le début d’une série d’assauts dans cette zone sensible.

En 2021 et 2022, d’autres embuscades, engins explosifs improvisés et attaques ciblant les forces de sécurité ont été enregistrés dans les régions de Tehini, Doropo ou encore Kafolo, illustrant l’extension progressive de la pression djihadiste vers le sud.

Cependant, aucune source crédible ne rapporte à ce jour une attaque terroriste à Abidjan.

PesaCheck a examiné une publication prétendant montrer une vidéo d’une attaque terroriste à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et l’a trouvée FAUSSE.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mardochée Boli  et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah. 

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

ARNAQUE POTENTIELLE : UNE FAUSSE ANNONCE DE VENTE AUX ENCHÈRES CIRCULE AU NOM DE LA DOUANE IVOIRIENNE.

 

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, cette prétendue vente aux enchères organisée par la douane le 15 février 2026 est une arnaque montée de toute pièce et a été démentie par la Direction de la Communication des douanes ivoiriennes suite à un mail qui leur a été adressé à ce sujet. Un communiqué d’avertissement a également été publié sur le site des douanes pour mettre en garde d’une telle arnaque.

FAIT

Ce post Facebook annonce une vente aux enchères de véhicules prévue le 15 février 2026 en Côte d’Ivoire, précisant des modalités d’inscription, des dates et une liste de véhicules proposés.

ANALYSE 

Le mercredi 04 février 2026,  la page Facebook ‘’Douane Civ’’ a publié une annonce  informant d’une prétendue vente aux enchères de véhicules organisée par la Douane ivoirienne le 15 février 2024. Il invite les internautes à s’inscrire via un numéro WhatsApp présenté comme celui des services de la Douane (+225 05 46 10 38 47) avant le 13 février, date annoncée comme clôture des inscriptions. Sur ce document publié, on peut lire les information suivante « Une vente aux enchères de véhicules neufs se tiendra le 15 février 2026 à Abidjan. Pour participer, il est nécessaire de s’inscrire auprès du Service des Douanes par WhatsApp au +225 05 46 10 38 47, en envoyant : Une copie valide de la CNI ou du passeport ; Un numéro mobile de paiement sécurisé pour le règlement des frais d’inscription (100 000 FCFA). Un reçu sécurisé avec QR code sera délivré. NB : Les participants ayant effectué une réservation préalable seront prioritaires pour l’obtention des véhicules choisis au prix indiqué sur la fiche. Les ventes peuvent être clôturées avant la date prévue si le nombre d’inscrits atteint la limite. Date de clôture d’inscription : 13 février 2026 ». Le commentaire qui accompagne le post indique « opportunité en or de vente ». Cette publication a suscité bon nombre de réactions et de partage.

VÉRIFICATION DES FAITS

Pour vérifier cette information, la cellule Anti Fake a contacté, via le mail suivant ‘’dircomqualitd@gmail.com’’,  la direction de la communication des Douanes ivoiriennes qui a démenti formellement cette information en ces terme :

 

Source : Capture d’écran de la réponse par mail de la DCQP

Une recherche complémentaire effectuée via google a permis d’identifier plusieurs communiqués de mise en garde contre des arnaques similaires, publiés sur la page d’accueil du site officiel de la douane et celle de Facebook.

Source : Capture d’écran des publications des Douanes Ivoiriennes sur leur site et sur Facebook

Source : Capture d’écran des publications des Douanes Ivoiriennes sur leur site et sur Facebook

De plus, une comparaison a été effectuée entre un communiqué officiel authentique de la Douane ivoirienne et le document partagé sur la page à l’origine de l’annonce frauduleuse. Cette analyse a mis en évidence plusieurs incohérences, notamment au niveau de la charte graphique, le document officiel comportant des bandes orange, blanches et vertes sur le côté droit, ainsi qu’une dénomination du ministère différente de celle figurant dans la version falsifiée.

Source : Capture d’écran du Communiqué officiel des Douanes Ivoirienne  en haut et en bas le Communiqué falsifiée

CONCLUSION

Les vérifications effectuées montrent que cette annonce est fausse et qu’il n’y a aucune vente aux enchères organisée le 15 février 2026. C’est une arnaque inventée de toutes pièces pour soutirer de l’argent (100 000 FCFA) à toutes les personnes qui s’inscrivent pour participer.

BON À SAVOIR 

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

      Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Ce fact-check a été produit par Ferlande N’Guessan dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.

L’information d’une prétendue attaque contre une localité de la Côte d’Ivoire attribuée à des rebelles circule sur les réseaux sociaux

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

 Faux, l’information selon laquelle une localité de la  Côte d’Ivoire a été attaquée par des rebelles est une infox. Il s’agit plutôt d’un conflit intercommunautaire à Gorodi dans le département de Zoukougbeu rapidement maîtrisé par les forces de l’ordre selon des informations recueillies auprès de Alertes 100, centre technique Fact checking de l’ Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’informations (Anssi).Des informations confirmées par M. Charles Séry Didier, président de la mutuelle de Gorodi.

Par Victoire Kouamé

FAIT

Une publication partagée sur le réseau social Tiktok prétend qu’un village de la Côte d’Ivoire a subi une attaque menée par des rebelles.

ANALYSE

Dans une vidéo diffusée sur TikTok le 3 février 2026 par un compte dénommé Divine, dont l’utilisatrice affirme qu’un village en Côte d’Ivoire aurait été, la veille, la cible d’une attaque menée par des rebelles.

A partir de la 31 ème seconde de la séquence vidéo, elle a affirmé ceci:

“Je ne sais pas si vous avez entendu aussi, il y a un village qui a été attaqué hier soir par les rebelles. Les rebelles, on ne sait pas ils sont venus d’où, on ne sait pas ils sont quittés où, on ne sait pas qui les a envoyés. Donc vos provisions vous avez là, ne mangez pas deh… Gardez les provisions là, on ne sait jamais, on ne souhaite pas la guerre à la Côte d’Ivoire”

Source: Capture d’écran de la vidéo tiktok

Cette information a également été relayée sur plusieurs pages Facebook, notamment Fils du Faucon Noir, Fenix TV Souleymane Gbagbo etc. évoquant une attaque à Gorodi, dans le département de Zoukougbeu avec des images d’une maison incendiée.

Source: Capture d’écran de la publication sur la Facebook Fils du Faucon Noir

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Pour vérifier ces allégations , nous avons d’abord pris contact avec Alertes 100, centre technique de Fact checking de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (Anssi) qui nous a indiqué que l’information est fausse.

Selon Alertes 100, il s’agit plutôt d’un conflit intercommunautaire survenu dans une localité de  Zoukougbeu précisément à Gorodi, rapidement maîtrisé par les forces de l’ordre.

Par la suite, afin d’obtenir des éléments de contexte supplémentaires, nous avons contacté M.Charles Séry Didier, président de la mutuelle de Gorodi. Il nous a communiqué les informations suivantes:

“Les événements enregistrés dans notre village s’inscrivent dans un contexte social et culturel qu’il convient de présenter avec retenue et responsabilité.

Dans la nuit du samedi 31 janvier au dimanche 1er février 2026, des jeunes du village de Gorodi, participant à une expression culturelle traditionnelle connue sous le nom de Danse Panthère, ont effectué une parade funéraire à l’occasion de l’inhumation de l’un des leurs, conformément aux usages locaux.

Au cours de ce déplacement, des incompréhensions sont survenues entre certains participants à la parade et un membre de la confrérie des chasseurs Dozo, issu de la communauté allogène du village, présent sur l’itinéraire concerné.

Ces faits ont donné lieu à des altercations au cours desquelles le chasseur concerné a été brutalisé et son arme de chasse de type calibre 12 a été emportée.

Informées dans la matinée du dimanche 1er février 2026, les autorités villageoises ont estimé que certaines attitudes observées n’étaient pas conformes aux usages établis et étaient susceptibles de troubler l’ordre public.

Des démarches de conciliation ont alors été entreprises, aboutissant à la présentation d’excuses à la communauté allogène concernée, au versement d’une somme de vingt-deux mille (22 000) francs CFA à titre de geste symbolique de réparation, ainsi qu’à la restitution du fusil à son propriétaire .

Alors que le climat général semblait s’améliorer, de nouvelles tensions ont été signalées aux environs de 16 heures le même jour.

Malgré les initiatives de médiation conduites par la Mutuelle de Développement de Gorodi, avec l’accompagnement du Sous-préfet de Guéssabo et du député de Zoukougbeu, la situation a connu une évolution préoccupante en fin de journée.

Aux alentours de 20 heures 30, des détonations ont été entendues dans certaines zones du village, impliquant des armes de chasse de type calibre 12, sur une période estimée à environ deux heures.

Le rétablissement progressif du calme est intervenu à la suite de l’intervention et du déploiement de deux équipes de l’escadron de la gendarmerie de Daloa, dont l’action a contribué à la sécurisation du village.

Il est important de rappeler que les populations autochtones, allogènes et allochtones de Gorodi ont toujours vécu dans la bonne entente, le respect mutuel et la cohésion sociale, jusqu’à ces événements récents.

Le sentiment général au sein de nos populations est une profonde incompréhension face à cette montée soudaine de violence, perçue comme contraire aux valeurs de paix et de vivre-ensemble qui ont toujours prévalu entre nous.

Bilan provisoire matériel

– 01 habilitation de 03 pièces incendiée

– 04 magasins saccagés

– ⁠la mosquée du village saccagée

Bilan humain

– Onze (11) personnes blessées à la suite de tirs par arme à feu (fusils de calibre 12).

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Après vérifications de ces allégations sur une prétendue attaque rebelle contre un village de Côte d’Ivoire, les résultats ont confirmé que cette information est fausse. Il s’agit plutôt d’un conflit intercommunautaire survenu à Gorodi dans le département de Zoukougbeu, rapidement maîtrisé par les forces de l’ordre.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • Vérifier la source des informations avant de les partager
  • Se fier uniquement aux informations de sources officielles
  • Dénoncer les auteurs des fausses informations auprès des autorités compétentes

Faux, Africa Cancer Foundation n’assure pas une prise en charge gratuite des femmes malades du cancer du sein

FAIT

Sur X (Twitter), une internaute a publié un message viral prétendant que les femmes atteintes du cancer du sein peuvent accéder à des soins gratuits.

ANALYSE 

Le 13 Janvier 2026, une internaute  a publié une image sur lequel est inscrit un message de solidarité et d’urgence sanitaire affirmant que toute femme atteinte du cancer du sein, à n’importe quel stade, pourrait bénéficier de soins médicaux gratuits, et invite à contacter l’adresse Dorothy@africacancerfoundation.org pour s’enregistrer. Il appelle également les internautes à partager massivement le message afin de sauver une vie. Le commentaire qui accompagne le post indique « Merci de partager ! ». Cette publication a suscité bon nombre d’engagement et de réactions cumulant soixante-quatorze mentions “j’aime”, et cinquante-cinq partages. Cette image a également été relayée sur plusieurs pages Facebook ici , Tiktok ici , Instagram ici.

VÉRIFICATION DES FAITS

Pour vérifier cette information, la cellule Anti Fake News a procédé à une recherche d’image inversée sur le moteur de recherche Google Lens . Les résultats ont révélé que les messages présentement diffusés avaient déjà fait l’objet d’une diffusion antérieure sur plusieurs plateformes numériques notamment sur X (twitter) et Facebook en 2023 puis sur Tiktok en 2025.

Une autre investigation avec les mots-clés « Africa Cancer Foundation » nous a conduit sur le site officiel de Africa Cancer Foundation (ACF), une organisation à but non lucratif basée à Nairobi, au Kenya. L’ACF œuvre pour une Afrique sans cancer en promouvant la prévention et en proposant des solutions globales aux personnes touchées par cette maladie en Afrique.

Après examen des informations publiées sur ce site, il ressort que le message qui est présentement diffusé à grande vitesse est obsolète.

Dans un communiqué de presse publié le 5 février 2024, l’ACF a formellement indiqué que « Malheureusement, aucune chirurgie gratuite n’est proposée cette année, car le financement n’est pas disponible. Le message qui circule est obsolète et n’est plus d’actualité ». 

Le message original envoyé au début de l’année 2022 sur WhatsApp par Mme Dorothy Nyong’o, membre du conseil d’administration de l’ACF, était le suivant « Cette année encore, nous réalisons 200 opérations gratuites du cancer du sein. Si vous connaissez quelqu’un qui a besoin d’une chirurgie mammaire, c’est absolument gratuit, y compris le séjour à l’hôpital. Veuillez transmettre le nom de la patiente avant le 7 mars à Dorothy Nyong’o. »

Ainsi ce message publié actuellement  est extrait d’un message authentique datant de 2022, mais délibérément manipulé et remis en circulation sur Internet en 2026 par une source inconnue.

L’ACF a, d’ailleurs, apporté un démenti le 9 janvier 2025 sur sa page Facebook  accompagné de conseils et invite les internautes à suivre @africacancerfoundation sur Instagram et Facebook et @AfriCF sur Twitter pour plus d’informations au fur et à mesure de leur publication.

En outre, contactée recement ce dimanche 01/02/2026 à ce sujet via la messagerie de leur page facebook,

Africa cancer foundation a infirmé ces rumeurs en ces termes « Veuillez  noter que le message circulant sur les réseaux sociaux concernant les chirurgies mammaires gratuites est obsolète. Ce programme a eu lieu en 2022 et nous n’avons pas de financement pour 2026. »

Par la suite, l’ACF a diffusé une vidéo explicative sur sa page Facebook le lundi 2 février 2026 pour apporter un correctif. Dans cette vidéo, une grande croix rouge apparaît sur les mentions « Chirurgies gratuites du sein » et « Opérations gratuites du sein », afin d’indiquer que cette information est fausse         et que ce service n’est pas proposé par la fondation. Le message qui accompagne cette vidéo est le suivant: « Un message obsolète et erroné circule actuellement en ligne. L’Africa Cancer Foundation tient à préciser qu’elle ne propose pas de chirurgies gratuites du cancer du sein. Pour obtenir des informations exactes sur notre travail et nos services, nous vous invitons à suivre nos plateformes officielles ou à nous contacter directement. »

CONCLUSION 

Ce message largement partagé sur X (Twitter) depuis janvier 2026 invitant les femmes atteintes de cancer de sein à s’enregistrer pour bénéficier d’une prise en charge gratuite de l’ACF est une information obsolète, réutilisée et manipulée par une source inconnue afin d’induire le public en erreur.

Ce fact-check a été produit par Ferlande N’Guessan dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake. 

Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Cocody traite t’il les AVC ischémique par un médicament spécial appelé “thrombolyse” ?

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Vrai, l’information selon laquelle le Centre Hospitalier Universitaire de Cocody traite les AVC par un médicament spécial appelé “thrombolyse” est confirmée. Une note d’information signée du directeur médical et scientifique du CHU de Cocody à l’endroit des urgences des hôpitaux MSHP-CMU détaille les conditions de ce traitement de l’AVC ischémique.

Par Landry Mensah

FAIT

Plusieurs publications sur les réseaux sociaux prétendent que le CHU de Cocody met à la disposition des patients un médicament efficace dans le traitement des AVC ischémiques appelé “thrombolyse”.

ANALYSE

Cette information largement publiée sur Facebook, Instagram, et dans  des groupes WhatsApp est énoncée de la manière suivante :

“AVC : chaque minute compte.Bonne nouvelle! Le CHU de Cocody traite désormais les AVC ischémiques par un médicament spécial appelé “thrombolyse”, qui peut dissoudre le caillot responsable de l’AVC et sauver des vies. Mais  attention, ce traitement n’est efficace que si le patient arrive très vite à l’hôpital : dans les 4 heures 30 minutes maximum après le début des symptômes. Signes d’alerte à connaître (même un seul suffit), visage qui se déforme, bras ou jambe paralysé(e), difficulté à parler ou à comprendre, perte brutale de force ou de vision. Ce que chacun peut faire :ne pas attendre, ne pas donner de médicaments à la maison, amener immédiatement le malade aux urgences, demander un transfert urgent vers le CHU de Cocody. Parlez-en autour de vous !Un parent, un voisin, un collègue informé égal à une vie sauvée. L’AVC n’attend pas. Agissons vite”.

Source : Capture d’écran d’une publication sur Facebook

Cette information suscite un intérêt particulier auprès des populations qui ne cessent de la relayer sur leurs différents médias sociaux.

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons entrepris des démarches auprès  de la direction médicale et scientifique du CHU de Cocody pour vérifier l’information.

Nous avons contacté le docteur Kadjo du service neurologie ( service en charge  du traitement de l’AVC ischémique) qui a confirmé l’information concernant le traitement de l’AVC ischémique par la thrombolyse.

Par la suite, nous nous sommes rendus à la DMS au CHU de Cocody, précisément au service communication où nous avons  rencontré M. Diarrassouba Sam Amed, responsable de la communication digitale de l’établissement qui nous a fait voir une copie de la note d’information ci-dessous sur le traitement de l’AVC ischémique par la thrombolyse signée du directeur médical et scientifique.

Source : Capture d’écran de la note du directeur médical et scientifique

Nous avons par la suite entrepris des recherches sur la page Facebook officielle du CHU de Cocody. Nous y avons trouvé une publication postée le dimanche 18 janvier 2026 par le responsable de la communication digitale du CHU de Cocody faisant la promotion de la thrombolyse comme traitement de l’AVC ischémique.

Source: Capture d’écran de la publication

Selon Docteur Kadjo, médecin au service Neurologie du CHU de Cocody : « La thrombolyse intraveineuse, c’est un traitement d’urgence pour l’AVC ischémique. En gros, on injecte un médicament (comme l’altéplase ou la ténectéplase) qui va dissoudre le caillot coincé dans une artère du cerveau. Résultat : le sang peut circuler à nouveau, ce qui aide le cerveau à récupérer et limite les séquelles. »

Mais attention, c’est une vraie course contre la montre : il faut faire ce traitement le plus vite possible, idéalement dans les 4h30 après le début des symptômes, d’où l’importance d’être prompt dès constat.

Et ça ne se fait pas n’importe où : le patient doit être pris en charge dans une Unité Neuro-Vasculaire (UNV), avec une surveillance rapprochée pour vérifier que tout se passe bien ».

Selon lui, seulement les CHU de Cocody et de Bouaké disposent de ce traitement pour l’instant.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

L’information publiée sur les réseaux sociaux prétendant que le CHU de Cocody met à la disposition des patients atteints d’AVC ischémique un traitement efficace appelé “thrombolyse” est vérifiée et confirmée.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • Prendre les informations avec beaucoup de réserves
  • Se fier uniquement aux informations de sources officielles
  • Ne pas se fier aux logos des structures et institution pour croire aux informations car ils peuvent être manipulés
  • Ne pas relayer les informations douteuses et dénoncer les auteurs auprès des autorités compétentes

FAUX : Coris Bank International Côte d’Ivoire n’a pas lancé un projet de construction immobilière à Songon

Charles Tianton, directeur des opérations de Coris Bank International Côte d’Ivoire, a démenti l’information.

Ce post Facebook affirmant que Coris Bank International Côte d’Ivoire a lancé un projet de construction immobilière à Songon, en Côte d’Ivoire, est FAUX.

Mis en ligne le 4 novembre 2025, le post lit : MARCHÉ TRÈS SÉRIEUX PROMOTION IMMOBILIÈRE POUR CORIS BANK. À SONGON (sous traitance). Construction de logements. Nombre de bâtiments : 500 logements Zone : SONGON Donner par tranche : 100 logements Mutuelle des agents de CORIS BANK

Type de maison : duplex 4 pièces et 5 pièces PAIEMENT : par situation. GARANTIE : BANQUE DU PROMOTEUR (CORIS BANK)…Villa duplex 5 pièces : 48 000 000 FCFA x 100 soit 4 milliards 800 millions. Le numéro à joindre pour les détails est le suivant : +225 0708704764 ».

PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux.

PesaCheck a recherché le numéro de téléphone indiqué dans le document sur TrueCaller et a découvert qu’il était enregistré sous le nom d’Affoué Annick Mobio.

Pour vérifier cette affirmation, PesaCheck a contacté, par téléphone, Charles Tianton, directeur des opérations chez Coris Bank International Côte d’Ivoire, qui a nié cette information.

« Il s’agit d’une fausse information! Ce projet n’émane ni de Coris Bank International ni d’aucune de ses filiales. Un démenti formel a été déjà publié à cet effet », a-t-il ajouté. Confère la capture d’écran ci-dessous.

La recherche Google avec des mots-clés « projet de construction immobilière à Songon par Coris Bank International Cote d’Ivoire » a permis de trouver le démenti précédent.

PesaCheck a vérifié un post Facebook affirmant que Coris Bank International Côte d’Ivoire a lancé un projet de construction immobilière à Songon et l’a trouvé FAUX.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Arsène Assogba et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah. 

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

FAUX : Cette vidéo ne montre pas la maison du Général Shérif Ousmane en feu

L’état-major de l’armée ivoirienne a démenti cette information, la qualifiant de fausse.

Ce post Facebook, prétendant qu’un incendie s’est déclaré dans le domicile du Général Sherif Ousmane, en Côte d’Ivoire, est FAUX.

Dans la publication qui date du 14 octobre 2025, on peut voir une épaisse fumée noire s’échappant d’un lieu situé près d’une route et ces images sont accompagnées de ce texte : « Bouaké : La maison de Shérif Ousmane en question ».

PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux.

Pour vérifier l’affirmation, PesaCheck a contacté par téléphone l’état-major général de l’armée ivoirienne qui a affirmé que c’est une « Fake News ».

PesaCheck a aussi contacté via WhatsApp la responsable de la Communication du ministère de l’intérieur Marie Michelle Yao qui a, à son tour, qualifié l’information de fausse. Yao a ajouté que cette fake news a également circulé lors des élections présidentielles de 2025.

Une recherche d’images inversée avec Bing a permis de retrouver cette vidéo publiée sur TikTok le 10 octobre 2025. Elle informe qu’il s’agit d’un incendie qui s’est déclenché dans un dépôt de plastique à Bouaké (centre) sur l’axe habitat Gonfreville en allant à l’aéroport.

Une recherche sur Google Maps avec les mots-clés « Gonfreville Bouaké, Côte d’Ivoire », PesaCheck a pu localiser les deux endroits mentionnés.

Une recherche Google avec les mots-clés « incendie dans la maison de Shérif Ousmane » a orienté PesaCheck vers des démentis ici et ici qui indiquent que c’est une fausse information.

Shérif Ousmane a été nommé 10e Chef d’État-Major de l’Armée de Terre au cours d’une cérémonie tenue sur le site d’Akouédo le 5 janvier 2024. Il a été installé dans ses fonctions par le Chef d’État-Major Général des Armées, après sa nomination le 28 décembre 2023.

PesaCheck a vérifié un post prétendant montrer un incendie qui s’est déclaré dans le domicile du Général Sherif Ousmane et l’a trouvé FAUX.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah. 

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

FAUX : Cette vidéo ne montre pas des manœuvres militaires de l’armée ivoirienne

La vidéo a été enregistrée en avril 2025, lors de démonstrations des forces spéciales françaises au salon SOFINS 2025 en France.

Ce post Facebook prétendant montrer une vidéo des manœuvres militaires faites par l’armée ivoirienne est FAUX.

Dans la publication qui date du 1er décembre 2025, on voit une vidéo présentant des manœuvres militaires, ainsi que ce texte : « Défense: Un exercice des forces spéciales ivoiriennes ! #FlashInfo #PourUneGrandeCotedIvoire #JCIV ».

PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé faux.

Une recherche d’images inversée avec l’outil Bing a conduit PesaCheck vers ce compte LinkedIn, qui publie la même vidéo il y a 9 mois avec le texte suivant : « En immersion avec les Forces Spéciales lors du SOFINS 2025 » .

Une recherche Google avec « SOFINS » a révélé qu’il s’agit de l’acronyme de « Special Operations Forces Innovation Network Seminar », un salon militaire semestriel unique en Europe permettant aux forces spéciales françaises et étrangères de rencontrer des entreprises spécialisées dans les technologies et équipements dédiés.

PesaCheck a trouvé cet article publié le 24 avril 2025 sur le site web du ministère français des Armées et des Anciens combattants informant que la 7e édition du SOFINS s’est tenue du 1er au 3 avril 2025 au camp de Souges près de Bordeaux. L’objectif de cette édition était de présenter les dernières avancées technologiques pour assurer l’efficacité des forces spéciales sur le terrain.

Dans cette vidéo Youtube  publiée le 20 avril 2025, on peut clairement identifier les mêmes éléments français que dans la séquence que nous vérifions, notamment le conteneur vert sur lequel on peut lire l’inscription « Capital ».

PesaCheck a vérifié un post Facebook prétendant afficher une vidéo de manœuvre militaire de l’armée ivoirienne et l’a trouvé FAUX.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah. 

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.