Immersion au cœur du fact-checking et développement de nouvelles compétences: l’expérience enrichissante de la Cellule Anti Fake News grâce au Programme de Bourse de Code for Africa/projet GIZ SIREWA

Bénéficiaire du Programme de Bourse de Code for Africa à travers le projet GIZ SIREWA CheckDesks, avec l’appui de l’African Fact-Checking Alliance (AFCA), nous partageons à travers cet article le parcours et l’expérience impactant  de la   Cellule Anti-fake News tout au long de cette opportunité.

Bien plus qu’une simple bourse, cette expérience a représenté pour notre organisation une véritable immersion professionnelle dans l’univers du fact-checking, de l’investigation numérique et de la lutte contre les manipulations de l’information.

Pendant dix (10) mois, du 1er août 2025 au 31 mai 2026, cette initiative nous a permis de renforcer durablement nos capacités techniques, méthodologiques et éditoriales. Grâce à cet accompagnement, nous avons acquis de nouvelles compétences qui enrichissent aujourd’hui notre travail quotidien de lutte contre la désinformation en Côte d’Ivoire, tout en consolidant notre engagement en faveur d’une information fiable, vérifiée et responsable.

 La formation sur les techniques de vérification des faits.

Le programme a débuté par une formation intensive de six semaines autour des modules clés qui ont étendu  notre compréhension du fact-checking et des mécanismes de désinformation. Ce sont entre autre  « l’Introduction à la vérification des faits, la présentation d’une vérification des faits, Plagiat: directives éthiques à l’ère numérique, Introduction à la sécurité numérique, Opérations d’influence et comportement inauthentique coordonné, Mise en place d’infrastructures pour les enquêtes de l’IMI et la Cartographie des réseaux »

Pour Kaberu TAIRU, Coordinateur général de la Cellule Anti Fake News ayant participé au programme, l’un des principaux acquis reste le développement d’une nouvelle approche analytique. «  Aujourd’hui, nous analysons les contenus viraux avec beaucoup plus de rigueur. La formation nous a appris à croiser les sources, à utiliser des outils OSINT (Open Source Intelligence) et surtout à mieux comprendre les mécanismes de propagation de la désinformation sur les réseaux sociaux . »

Au-delà des formations, cette bourse a profondément transformé les méthodes de travail de la Cellule Anti Fake News. Les compétences acquises pendant le programme sont aujourd’hui utilisées quotidiennement dans nos activités de veille numérique, de vérification des contenus viraux et de sensibilisation des citoyens.

Cette montée en compétences a également permis à notre organisation  de structurer davantage son approche éditoriale et organisationnelle.

La mise en place d’un bureau interne de vérification des faits

L’un des résultats les plus concrets de cette expérience a été la mise en place d’un bureau interne de vérification des faits au sein de la Cellule Anti Fake News dirigé par Ferlande N’Guessan, cheffe de projet au sein de la Cellule Anti Fake News et représentante de l’organisation dans le cadre du programme CheckDesks..

En effet, À l’issue de la phase de formation, la cellule Anti Fake News avait pour mission de produire et publier un minimum de deux articles de  Fact-checking par mois durant les périodes de septembre, octobre et novembre 2025, puis de janvier à avril 2026.

Cette dynamique a permis de renforcer l’organisation interne des productions de fact-checking et d’assurer un suivi plus rigoureux des investigations et publications.

Pour se faire, notre équipe a bénéficié de l’accompagnement d’un mentor, Mamady Kébé, journaliste fact-checker et expert en vérification des faits dont lencadrement a joué un rôle majeur dans le renforcement de nos capacités rédactionnelles, méthodologiques et analytiques.

Au-delà des aspects techniques, notre mentor Mamady Kébé nous a transmis des réflexes professionnels essentiels : «  Toujours privilégier les sources primaires, croiser systématiquement les informations et les archiver avant publication, documenter chaque étape de vérification et garder une posture de neutralité dans le traitement des sujets sensibles. » , a-t-il expliqué.

Ses conseils sur la rigueur éditoriale, la patience dans les investigations numériques et l’importance de la crédibilité dans le travail du fact-checker ont profondément marqué notre équipe.

Pour Ferlande N’Guessan, représentante de la Cellule Anti Fake News dans le programme :

«  Cette bourse nous a permis de professionnaliser davantage notre approche du fact-checking. Nous avons appris à travailler avec plus de méthode, plus de rigueur et surtout avec une meilleure maîtrise des outils d’investigation numérique. »

Aymard Taou,  journaliste fact-checker  au sein de la Cellule souligne également l’impact humain et professionnel du mentorat : « Le suivi régulier du mentor nous a beaucoup aidés. Ses retours sur nos productions nous ont permis de corriger nos erreurs, d’améliorer notre écriture et d’être plus exigeants dans nos recherches. »

Treize productions de fact-checking réalisées et une audience en forte croissance

Grâce aux compétences acquises et à l’accompagnement technique reçu, la Cellule Anti Fake News a produit treize (13) articles de vérification des faits avant la fin du programme.

Ces productions ont porté sur plusieurs thématiques sensibles, notamment les questions politiques ; les enjeux sécuritaires ; les sujets économiques ; ainsi que les problématiques sociales.

Au-delà du volume de production, ces articles ont contribué à renforcer la visibilité de la Cellule auprès du public. Les contenus publiés ont permis de fournir des informations vérifiées dans un contexte marqué par la désinformation, tout en renforçant l’accès des citoyens à des sources fiables et leur esprit critique face aux contenus trompeurs.

L’impact de ces productions se reflète également dans les performances enregistrées sur le site web de la Cellule. Depuis le début du programme, les articles publiés généraient en moyenne près de 150 lecteurs. À ce jour, cette audience dépasse les 500 lecteurs, traduisant ainsi  une progression des plus remarquables de l’audience depuis le lancement du programme. Cette augmentation significative du trafic témoigne non seulement de l’intérêt croissant du public pour nos contenus, mais aussi de la pertinence des sujets traités et de la qualité du travail réalisé. Elle démontre également que les compétences acquises dans le cadre du programme ont permis d’améliorer la production éditoriale, la diffusion des contenus et l’engagement des lecteurs autour des enjeux liés à la lutte contre la désinformation.

Une expérience humaine et professionnelle enrichissante

Comme toute expérience d’apprentissage, le programme a également été marqué par plusieurs défis : difficultés de connexion internet pendant certaines sessions, accès limité à certaines sources d’information ou encore complexité de certaines investigations numériques.

Malgré cela, l’accompagnement des formateurs, des mentors et des équipes de Code for Africa a permis de maintenir une dynamique d’apprentissage continue.

Une gratitude envers les partenaires et acteurs du programme

La Cellule Anti Fake News adresse ses sincères remerciements à Code for Africa, à la GIZ, à l’AFCA, aux différents formateurs, mentors et partenaires ayant contribué à la réussite de cette initiative.

La lutte contre la désinformation étant un travail de longue haleine qui nécessite de la rigueur, de la collaboration et un engagement constant, les compétences acquises durant cette bourse serviront dans nos rédactions et dans nos communautés.

Ferlande N’Guessan
Cellule Anti Fake News

 

PARTIELLEMENT FAUX : Cette image, prétendant montrer un avion-cargo rapatriant du bétail vers la Côte d’Ivoire, est un montage

Cette image a été générée par l’intelligence artificielle.

Ce post sur X avec une image prétendant montrer un avion-cargo qui rapatrie du bétail de Nouakchott pour la Côte d’Ivoire est PARTIELLEMENT FAUX.

Le post publié le 16 mai 2026 énonce : « Les rotations de l’armée de l’air continuent.  #Abidjan a activé son accord avec la #Mauritanie signé en février 2026. La Côte d’Ivoire a envoyé des avions-cargo Hercule pour rapatrier directement du bétail depuis Nouakchott. Des moutons de qualité, pas nourris avec du carton comme  en #AES ».

Le post comporte une image montrant un avion avec des moutons sur la rampe de chargement.

PesaCheck a examiné le post et l’a trouvé partiellement faux.

Cette affirmation fait surface après que le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a annoncé des mesures anticipées pour garantir un approvisionnement suffisant en bétail à l’occasion de la fête de la Tabaski 2026, à l’issue d’une audience qu’il a accordée le lundi 2 février à l’Ambassadeur de la République islamique de Mauritanie en Côte d’Ivoire, Mohamed Abdallahi Ould Khattra.

Le gouvernement burkinabè a annoncé, dans un communiqué conjoint signé le 8 mai 2026 par les ministres en charge du Commerce, de l’Agriculture et de l’Économie, la suspension de l’exportation du bétail afin de garantir la disponibilité du bétail sur le marché national.

Une recherche Google avec les mots-clés « La Côte d’ivoire a envoyé des avions-cargo à Nouakchott pour rapatrier du bétail » n’a donné aucun résultat concluant.

Contrairement au post en vérification affirmant que  la Côte d’Ivoire a envoyé des avions-cargo à Nouakchott pour rapatrier du bétail, les communications officielles du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques de Côte d’Ivoire et de la présidence n’ont pas fait de telles mentions.

Une recherche d’image inversée avec Google Lens n’a pas permis de connaître l’origine de l’image.

L’outil Sight Engine  a permis de constater que l’image montrant  un avion avec des moutons sur la rampe de chargement a été générée par l’intelligence artificielle.

PesaCheck a analysé un post sur X prétendant que la Côte d’ivoire a envoyé des avions-cargo à Nouakchott pour rapatrier du bétail, et l’a trouvé PARTIELLEMENT FAUX.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux.

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Arsène Assogba  et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah.

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau/à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org

FAUX : Ce communiqué annonçant la mort du président Ouattara n’émane pas de la présidence ivoirienne

Le document partagé est un simple modèle de texte non rempli, et le chef de l’État ivoirien est apparu publiquement le 5 mai 2026.

Cette publication sur TikTok, prétendant montrer un communiqué officiel annonçant la mort du président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, en avril 2026, est FAUSSE.

La publication, mise en ligne le 17 avril 2026, présente un document présenté comme un communiqué officiel du gouvernement, sur lequel figure une photo du président ivoirien. Dans le texte qui l’accompagne, l’auteur déclare : « Venez voir, la vérité est enfin déclarée. » Le document affiche l’en-tête « Union – Discipline – Travail », et commence par l’annonce de la profonde tristesse du gouvernement suite à un décès.

PesaCheck a examiné ce prétendu communiqué et découvert qu’il est faux.

Ce post a été publié alors que circulaient des rumeurs, démenties ici et , selon lesquelles le président ivoirien serait décédé début 2026.

Une consultation minutieuse des canaux officiels de l’État ivoirien ne révèle aucune trace de cette publication. Aucune annonce de décès concernant le président Ouattara n’a été diffusée, ni par la présidence, ni sur la page Facebook officielle du porte-parole du gouvernement, ni sur aucun autre média national ou international crédible.

De plus, une lecture attentive du texte partagé permet de déceler de multiples anomalies qui confirment sa fabrication. Le document auquel l’auteur a ajouté une photo d’Alassane Ouattara est en réalité un gabarit (un modèle d’avis de décès) téléchargé sur internet et non rempli. On y retrouve de nombreux passages entre crochets indiquant les informations manquantes à compléter, tels que « RÉPUBLIQUE [NOM DU PAYS] », le « décès de [Nom de la personnalité] », « survenu le [date du décès] à [lieu] », ou encore la signature « Fait à [capitale], le [date] ». La présence de ces espaces vides prouve de manière indéniable qu’il ne s’agit pas d’un authentique document d’État, mais d’un brouillon copié-collé par l’auteur de la fausse information.

Enfin, les récentes activités du chef de l’État confirment qu’Alassane Ouattara est en vie et a été vu en public, le mardi 5 mai 2026. Le président de la République ivoirienne a eu un entretien avec le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) dans le cadre de la promotion, de la défense et de la protection des droits humains en Côte d’Ivoire.

PesaCheck a examiné une publication prétendant montrer un communiqué gouvernemental annonçant la mort du président ivoirien Alassane Ouattara, et a conclu que c’est FAUX.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mardochée Boli  et éditée par Josaphat Finogbé éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau/à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org

CONTEXTE MANQUANT : Cette photo de personnes à genoux sous la menace d’un militaire ne date pas de 2026

La photographie a été faite le 13 avril 2011, pendant la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

Cette publication Facebook, avec une image qui prétend montrer des personnes à genoux sous la menace d’un soldat en Côte d’Ivoire en mars 2026, relève du CONTEXTE MANQUANT.

Le post mis en ligne le 30 mars 2026 montre des personnes à genoux face à un individu habillé en tenue militaire avec une armée à la main. Le texte qui accompagne l’image lit : « Urgent en Côte d’Ivoire ça se passe là-bas dans un village ».

PesaCheck a vérifié le post et a trouvé qu’il relève du contexte manquant.

Une recherche d’images inversée avec l’outil Bing a orienté PesaCheck vers le site de banque d’images Getty Images où on peut retrouver la même photo avec la description suivante : « La colonne du commandant Wattao, des FRCI, fidèle au président Ouattara, pénètre dans Abidjan pour y débarquer des troupes. À Koumassi, la population enfin libérée dénonce les milices dites « patriotiques » qui semaient la terreur. Les FRCI se lancent à leur poursuite. Une famille dénoncée est interrogée mais finalement épargnée ». La photo a été prise le 13 avril 2011.

La photo est en illustration de cet article du 27 décembre 2011 informant d’une nouvelle bavure des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ayant fait 4 morts et plusieurs blessés.

Cette information est corroborée ici.

PesaCheck a vérifié un post Facebook prétendant montrer des personnes à genoux sous la menace d’un militaire en Côte d’Ivoire en mars 2026 et a trouvé qu’il relève du CONTEXTE MANQUANT.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

CONTEXTE MANQUANT : Cette vidéo du président Ouattara au Ghana ne date pas de 2026

Cette vidéo a été enregistrée lors de la visite de Ouattara au Ghana en 2024, à l’occasion du 67e anniversaire de l’indépendance du pays.

Ce post Facebook avec une vidéo prétendant montrer le président ivoirien, Alassane Ouattara, en visite au Ghana en avril 2026 relève du CONTEXTE MANQUANT.

Dans la publication faite le 2 avril 2026, on peut voir Alassane Ouattara en tenue noire, recevant les honneurs d’un chef d’État. La vidéo est précédée par ce texte : « BOUA (Alassane Ouattara, ndlr) au Ghana. BOUA a effectué une visite au Ghana, marquant une étape importante dans le renforcement des relations et des échanges dans la sous-région ».

PesaCheck a vérifié le post et a trouvé qu’il relève du contexte manquant.

Une recherche d’image inversée avec Bing a orienté PesaCheck vers le site de Dailymotion qui publie la même vidéo le 7 mars 2024 informant que le président ivoirien a été reçu par le roi des Ashantis suite à son invitation au Ghana pour la célébration de l’indépendance du pays.

Cette information a été relayée sur le compte X (anciennement Twitter) du chef de l’État ivoirien le 6 mars 2024. L’information a été corroborée par le portail d’actualité ivoirien Abidjan.net.

De plus, aucun média ivoirien ne fait mention d’un voyage récent du président ivoirien au Ghana. Son dernier voyage date du 28 mars 2026 en France et non au Ghana.

PesaCheck a vérifié un post Facebook prétendant annoncer une récente visite du président ivoirien, Alassane Ouattara, au Ghana et a trouvé qu’il relève du CONTEXTE MANQUANT.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

Faux, la ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire Nialé Kaba n’est pas décédée, elle est toujours en vie.

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, la prétendue mort de Nialé Kaba, publiée le 09 Avril 2026 sur Facebook, est une rumeur. Celle-ci a été démentie par la ministre elle-même sur sa page Facebook, à travers une publication en date du 10 Avril 2026.

FAIT

Ce post Facebook affirme que la ministre des affaires étrangères ivoirienne NIALÉ KABA aurait été retrouvée morte à sa résidence après un échange diplomatique avec l’ambassadrice du Liban en Côte d’Ivoire.

ANALYSE 

Le jeudi 09 Avril  2026, la page Facebook Nabisco Senou a publié une information selon laquelle la ministre des affaires étrangères ivoirienne NIALÉ KABA serait décédée à son domicile à la suite d’une rencontre avec l’ambassadrice du Liban en Côte d’Ivoire.

Cette rumeur sur le décès de la ministre à également été publiée sur plusieurs pages notamment sur Tiktok ici, ici et sur Facebook ici et ici.

VÉRIFICATION DES FAITS

Pour vérifier cette information, une recherche effectuée en premier sur la page facebook de la ministre NIALÉ KABA nous a permis d’infirmer cette rumeur. Dans une publication posté le  10 Avril 2026 suite à cette rumeur, la ministre,  bel et bien en vie encourage la population à faire preuve de vigilance et à adopter un usage responsable et constructif des réseaux sociaux en ces termes:

Source : Capture d’écran de la publication sur la page Facebook Nialé Kaba

De plus, bien avant la publication démentant sa prétendue mort, une publication antérieure, en date du 9 avril 2026, montrait déjà la ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire, Nialé Kaba, présente à l’Assemblée nationale, où elle procédait à la présentation de textes internationaux devant les honorables députés de la Nation.

Source : Capture d’écran de la publication sur la page Facebook Nialé Kaba

De même, le 9 avril 2026, l’Assemblée nationale a diffusé en direct sur sa page Facebook la réunion de la Commission des Relations Extérieures (CRE). Au cours de cette séance, la ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire, Nialé Kaba, était physiquement présente et est intervenue pour présenter des textes internationaux devant les honorables députés de la Nation.

Source : Capture d’écran du direct Facebook de l’Assemblée Nationale

Par ailleurs, elle a également été aperçue aux côtés d’autres députés, notamment Ange Gnonka, à l’issue de cette cérémonie.

Source : Capture d’écran de la publications  du député Ange Gnonka  sur sa page Facebook

CONCLUSION

Les vérifications effectuées montrent que les rumeurs sur le décès du ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, publiée le 09 Avril 2026 sur Facebook, sont fausses.  Madame la Ministre est bien vivante, en parfaite santé et reste pleinement engagée dans l’exercice de ses fonctions au service de la Côte d’Ivoire et de ses concitoyens.

BON À SAVOIR :

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

      Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Ce fact-check a été produit par Ferlande N’Guessan dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.

 

FAUX : LE PRÉSIDENT ALASSANE OUATTARA N’A PAS ÉTÉ ÉVACUÉ EN ALLEMAGNE POUR UN ÉTAT CRITIQUE

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, ce post affirmant que le président Alassane Ouattara a été évacué en Allemagne pour un état critique est complètement faux. L’image d’illustration  est un montage utilisé dans des publications trompeuses.

FAIT

Une publication diffusée sur facebook le 27 mars 2026 avance des accusations graves et non étayées concernant l’état de santé du président ivoirien.

ANALYSE 

Une publication partagée le 27 mars 2026 sur la page facebook prétend que le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a été évacué en Allemagne dans un état critique. Le commentaire qui suit le post lit : « RCI Urgent : Le père fondateur de la rébellion ivoirienne Dram-âne évacué en Allemagne après un état très critique constaté ! Évacué en urgence le 18 Mars en France où il est admis dans un hôpital américain de Paris durant une semaine, le père fondateur de la rébellion ivoirienne Dram-âne séjourne actuellement à Berlin. Dans le communiqué officiel de la page de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire le 18 Mars, il n’est mentionné aucune raison de son voyage en France malgré qu’ils tentent de cacher la réalité aux populations, les gens sont unanimes que cette évacuation est due à la dégradation de sa santé. Après 15 ans de dictature, il a été incapable de construire un hôpital digne pour se soigner et faire soigner les populations. Âgé de 84 ans, Dram-âne est activement recherché par la CPI pour incitation à la guerre civile, crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans le cadre des enquêtes sur la ré-bel-lion de 2002 et celle post-électorale de 2010. En tout cas, une chose est sûre : si ce n’est pas un matin, ça sera un soir . Les victimes de la ré-bel-lion le bipent.».

Cette publication est accompagnée d’une image montrant le président Alassane Ouattara allongé sur un lit d’hôpital avec une assistance respiratoire.

Source : Capture d’écran de la publication de J’aime l’AES 3 , publiée le 27/03/2026

Cette rumeur sur la santé du président à également été publiée sur plusieurs pages Tiktok ici, ici et sur Facebook ici et ici avec plus de 2900 réactions et 1100 partages et 177 partages.

VÉRIFICATION DES FAITS

Pour vérifier cette information, une recherche effectuée en premier sur la page facebook officielle de la « présidence de la république de Côte d’Ivoire«  n’a rien révélé sur ce prétendu état très critique de la santé du président. Cependant, une  publication à été diffusée sur la page le 18 mars 2026 annonçant le départ du Président de la République Alassane Ouattara pour un séjour en France. Cette même information a également été partagée sur la page officielle du Président de la République, Alassane Ouattara.

Source : Capture d’écran de la publication de la présidence de la république de Côte d’Ivoire , publiée le 18/03/2026

Sur cette image, nous pouvons voir le Président Alassane Ouattara debout, souriant et marchant aux côtés de son épouse lors de son départ pour la France.

Son apparence soignée, sa posture stable et son interaction normale avec les autorités présentes témoignent d’un état de santé visiblement bon, loin de l’image d’une personne évacuée en urgence ou en état critique.

Une recherche google image a également été effectuée sur la photo du président couché sur le lit d’hôpital. Cette recherche n’a relevé aucune correspondance visuelle, aucune source officielle ou média crédible ayant annoncé d’hospitalisation d’urgence du président ivoirien. Il semble s’agit d’un montage utilisant le visage du président superposé sur le corps d’un patient anonyme.

Source : Capture d’écran du résultats de la recherche réalisée sur Google Lens

 En outre,  une recherche complémentaire à l’aide de l’outil de détection d’image ‘’undetectable.ai’’, nous avons procédé à une analyse de l’image et le résultat révèle que cette image a probablement été retouchée numériquement. Le résultat donne un taux de 3% de réalisme.

Capture d’écran des résultats de l’analyse réalisée sur undetectable.ai

Autre cela, une publication a été faite sur la page de la Présidence de la République le samedi 28 mars, annonçant le retour du président Alassane Ouattara de France. Cette publication a également été accompagnée d’une vidéo dans laquelle nous voyons le président debout et en parfaite santé.

Source : Capture d’écran de la publication de la présidence de la république de Côte d’Ivoire , publiée le 28/03/2026

Par ailleurs, l’affirmation selon laquelle le président Alassane Ouattara « Dram-âne est activement recherché par la CPI pour incitation à la guerre civile, crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans le cadre des enquêtes sur la ré-bel-lion de 2002 et celle post-électorale de 2010 » est fausse.

Le 3 octobre 2011, la Cour pénale internationale a autorisé l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, impliquant à la fois les forces pro-Laurent Gbagbo et pro-Alassane Ouattara (meurtres, viols, tortures, etc.). Le 22 février 2012, cette enquête a été élargie aux faits présumés entre 2002 et 2010.

Il s’agit donc d’une enquête générale sur la situation en Côte d’Ivoire, et non de poursuites ciblées contre Alassane Ouattara.

CONCLUSION

Au regard des éléments vérifiés, les affirmations infondées et les images manipulées largement diffusées sur les réseaux sociaux affirmant que le président a été évacué en Allemagne dans un état très critique est fausse. Ni les sources officielles ni les éléments visuels analysés ne soutiennent l’idée d’une évacuation sanitaire en urgence ou d’un état critique du président Alassane Ouattara en Allemagne .

BON À SAVOIR 

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

      Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Ce fact-check a été produit par Ferlande N’Guessan dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.

FAUX : Cette vidéo ne montre pas la Tour F d’Abidjan en feu

L’image montre une statue religieuse géante en feu au Brésil.

Ce post TikTok, avec une vidéo prétendant montrer la Tour F d’Abidjan ravagée par un incendie, est FAUX.

La publication est constituée d’une vidéo divisée en deux écrans. En haut, on voit un incendie et une épaisse fumée s’échapper d’une structure verticale. En bas, une personne dit : « La Tour F d’Abidjan est en feu… » et le texte superposé indique : « la tour F d’Abidjan en feu ».

PesaCheck a examiné la publication et l’a trouvée fausse.

Une recherche sur Google par les mots-clés : « Tour F en feu, Abidjan, Côte d’Ivoire » ne révèle aucune trace d’un incendie récent ayant touché la Tour F. Aucun média ivoirien ni le Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) n’a rapporté un tel sinistre concernant cette tour en construction.

En juillet 2025, un incendie s’est effectivement déclaré au Plateau, mais il concernait la Tour E. Le feu avait alors consumé plusieurs véhicules stationnés au deuxième sous-sol de ce bâtiment administratif, nécessitant une intervention rapide des pompiers.

Une recherche d’images inversée sur Yandex révèle que les images examinées ont été prises lors d’un incendie qui a ravagé une statue religieuse au Brésil, le 24 février 2026, dans le quartier de Pajuçara à Natal. La structure en feu que l’on voit s’effondrer dans la vidéo est la statue monumentale de Notre-Dame de Fátima (Vierge de Fátima).

Haute de 35 mètres, cette œuvre était en phase finale de construction. Composée de blocs de polystyrène et de fibre de verre, la structure s’est très rapidement embrasée. Cet événement a été couvert par plusieurs médias internationaux.

PesaCheck a examiné une publication TikTok prétendant montrer la Tour F d’Abidjan en feu et l’a trouvée FAUSSE.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mardochée Boli  et éditée par Josaphat Finogbé éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

FAUX : Cette image ne montre pas la base militaire américaine à Odienné, en Côte d’Ivoire

Bien que des discussions sur l’installation d’une base américaine soient en cours, l’image utilisée est fausse et les coordonnées renvoient au centre-ville.

Cette publication TikTok avec une image prétendant montrer la nouvelle base militaire des États-Unis à Odienné, dans le nord de la Côte d’Ivoire, est FAUSSE.

La publication en date du 1er mars 2026 montre une vue aérienne d’un vaste complexe militaire fortifié, entouré de barbelés, avec des hangars, des véhicules militaires et des installations de communication au milieu d’un paysage aride. Le texte incrusté affirme : « La base militaire américaine à Odienné. Les coordonnées 9° 30′ 05″ Nord, 7° 33′ 45″ Ouest ». En bas, l’image montre un individu en tenue traditionnelle regardant fixement la caméra.

PesaCheck a examiné la publication et l’a trouvée fausse.

Pour rappel, le projet d’installation d’un dispositif militaire américain en Côte d’Ivoire n’est pas une invention. Suite au retrait forcé des troupes américaines du Niger, exigé par les autorités nigériennes, Washington cherche à repositionner ses forces en Afrique de l’Ouest pour continuer la lutte contre les groupes terroristes.

En juillet 2024, plusieurs médias dont Le Monde ont rapporté que les autorités ivoiriennes ont donné leur accord de principe pour l’installation d’une base de drones près d’Odienné, dans le nord-ouest du pays.

Cependant, l’image montrée dans la publication n’est pas réelle. Une recherche d’images inversée sur Yandex révèle qu’elle a circulé sur d’autres réseaux sociaux début février 2026 avant d’être reprise sur TikTok le 1er mars 2026. Sur Facebook, la personne ayant publié cette image a explicitement reconnu dans la légende qu’il s’agissait d’une création par intelligence artificielle destinée à illustrer l’actualité, et non d’une véritable photographie.

L’analyse technique vient confirmer cet aveu. Soumise à l’outil de détection Sight Engine (comme le montre la capture d’écran ci-dessous), l’image est évaluée comme étant générée à 99 pour cent par l’intelligence artificielle.

Visuellement, l’image présente des défauts typiques associés au contenu généré par l’IA. Le texte figurant sur le grand panneau bleu à l’entrée de la « base » comporte des caractères illisibles et déformés, et les contours des véhicules militaires manquent de clarté logique.

Enfin, les coordonnées GPS fournies dans la publication (9° 30′ 05″ Nord, 7° 33′ 45″ Ouest) pour prouver l’emplacement de cette prétendue forteresse ne correspondent pas du tout à une zone militaire isolée.

Une vérification de ces points sur Google Earth (en convertissant en degrés décimaux : 9.501389, -7.5625) démontre qu’elles pointent directement sur une rue animée en plein cœur du centre-ville d’Odienné, à proximité immédiate de la Mairie et d’autres bâtiments civils.

PesaCheck a examiné une publication TikTok prétendant montrer l’image de la nouvelle base militaire américaine à Odienné en Côte d’Ivoire, et l’a trouvée FAUSSE.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mardochée Boli  et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

FAUX, L’AMBASSADE DE CÔTE D’IVOIRE EN ISRAËL N’A PAS ÉTÉ TOUCHÉE NI DÉTRUITE PAR DES FRAPPES IRANIENNES.

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, Ce post affirmant  que l’ambassade de Côte d’Ivoire en Israël à été détruite  après la frappe de l’Iran et que l’ambassadeur Feni Kouakou serait mort avec une dizaine de personnes est complètement faux. L’image du bâtiment détruit ne correspond pas à l’immeuble qui abrite l’ambassade de Côte d’ivoire en Israël. De plus, M. Feni Kouakou dans un communiqué a déclaré le 1er mars qu’aucun ressortissant ivoirien, aucune autorité ivoirienne ou aucun bien appartenant à une personne physique ou morale de nationalité ivoirienne n’a été touché par les bombardements.

FAIT

Les États-Unis et Israël ont mené une attaque conjointe contre l’Iran le 28 février, tuant le guide suprême Ali Khamenei. En représailles, l’Iran a lancé des frappes contre Israël et plusieurs pays du Golfe abritant des bases américaines. Suite à ces événements, de nombreuses publications notamment celle-ci circulent sur les réseaux sociaux annonçant la destruction des bureaux de  l’ambassade de Côte d’Ivoire en Israël et la mort d’une dizaine de personnes.

ANALYSE 

Dans une vidéo diffusée le 1er mars 2026 sur la page Tiktok de foudogg2, l’utilisateur pointe du doigt l’image du bâtiment collé en haut la vidéo en incitant les abonnés Tiktok à regarder et affirme en ces termes « Très très très urgent et super urgent. Les gars, en Israël et en Côte d’Ivoire, regardez ça, c’est l’ambassade de Côte d’Ivoire en Israël. L’ambassadeur a été tué par les frappes iraniennes là où je vous parle. L’Iran bombarde Israël très fort. L’ambassade de la Côte d’Ivoire en Israël a été bombardée, et l’ambassadeur et ses compagnons ont tous été tués.» Il invite par la suite les utilisateurs Tiktok à s’abonner pour ne rien rater de l’actualité « Alors les gars, n’oubliez pas de vous abonner pour ne pas perdre mes prochaines vidéos. Et cette nuit, ça va être sérieux parce que l’Iran a également bombardé d’autres pays, il a bombardé Chypre. Il a dit, tous les pays où il y a des bases militaires américaines seront touchés. Il y a 3 bases américaines en Côte d’Ivoire, elles seront touchées. Il y en a au Bénin, il sera également touché.»       

Source : Capture d’écran de la vidéo Tiktok de foudogg2 , publiée le 02/03/2026

Cette publication a suscité bon nombre d’engagements et de réactions cumulant cinquante-huit mille neuf cents (58.900) mentions “j’aime”, deux mille cent dix commentaires (2.110) et onze mille trois cents partages (11.300). Cette rumeur à également été publiée sur plusieurs pages Facebook ici, ici et Tiktok ici.

VÉRIFICATION DES FAITS

Pour vérifier cette information, une recherche sur google effectuée en premier sur le site officiel de l’ambassade de Côte d’Ivoire en Israël nous a permis de démentir formellement cette rumeur par un communiqué publié le 1er mars 2016. Dans ce communiqué signé par l’ambassadeur Feni KOUAKOU, il est dit entre autre: « Suite à l’escalade militaire qui embrase actuellement toute la région, et à des informations erronées publiées à travers les réseaux sociaux, l’Ambassade de Côte d’Ivoire en Israël qui suit de très près l’évolution de la situation, en liaison avec les responsables de la communauté ivoirienne, voudrait rassurer l’ensemble de ses compatriotes sur le sort des ressortissants ivoiriens établis sur le territoire israélien. En effet, à ce jour, aucun ressortissant ivoirien, aucune autorité ivoirienne ou aucun bien appartenant à une personne physique ou morale de nationalité ivoirienne n’a été touché par les bombardements…». Cela dit, ni l’ambassadeur Féni Kouakou, ni une dizaine de personnes n’ont été tués, et l’ambassade n’a pas été détruite comme mentionné dans la rumeur.

Communiqué officiel de l’ambassade de Côte d’ivoire en Israël suite au bombardement

D’ailleurs le bâtiment visible sur cette vidéo  ne correspond pas à celui qui abrite réellement l’ambassade de Côte d’Ivoire en Israël. D’après le site officiel de l’ambassade, ses bureaux sont situés au sein de l’immeuble Atrium Building, à Jabotinsky Street 2A, Ramat Gan. Une vérification effectuée sur le site officiel de cet immeuble et sur google maps montre clairement que son architecture est très différente de celle du bâtiment présenté dans l’image largement relayée sur les réseaux sociaux .

Capture d’écran comparant l’Atrium Building abritant l’ambassade de Côte d’ivoire en Israël et le supposé bâtiment présenté comme l’ambassade de Côte d’Ivoire en Israël détruite.

Une recherche complémentaire effectuée nous a conduit sur la page facebook officiel de Alertes 100, le centre technique de fact-checking de L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information(ANSSI) qui a publié une alerte indiquant que « Des publications non fondées largement diffusées sur les réseaux sociaux prétendent que l’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire en Israël serait décédé à Tel Aviv à la suite d’une frappe de missiles iraniens (…) est fausse. Après vérification auprès des canaux diplomatiques et des sources officielles compétentes, aucun incident de cette nature n’a eu lieu. Cette rumeur vise à semer la panique et à manipuler l’opinion publique dans un contexte international sensible ».

Capture d’écran du démenti de Alertes 100 concernant la mort de l’ambassadeur Feni Kouakou

Par ailleurs, à l’aide de l’outil de détection Hive Modération , nous avons procédé à une analyse de l’image du bâtiment détruit et le résultat révèle qu’elle a été 99,9 %  générée par une intelligence artificielle.

De même, l’image soumis sur google Lens, dans  la section ‘’ À propos de cette image’’ , il est mentionné qu’elle a été creer avec l’intelligence artificielle de Google

Capture d’écran des résultats de l’analyse réalisée sur Hive Modération
Capture d’écran du résultats de la recherche réalisée sur  Google Lens

CONCLUSION

Au regard des éléments vérifiés, l’information largement diffusée sur les réseaux sociaux affirmant que l’ambassade de Côte d’Ivoire en Israël aurait été détruite par une frappe iranienne et que l’ambassadeur Féni Kouakou serait décédé avec une dizaine de personnes est totalement fausse.

BON À SAVOIR 

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

      Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Ce fact-check a été produit par Ferlande N’Guessan dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.