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Législatives 2025: Une fausse information relative à l’arrestation à Niamoué (Tiassalé) d’un individu proche du candidat Assalé Tiémoko, en possession de cartes d’électeurs falsifiés circule sur les réseaux sociaux

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, l’information relative à l’arrestation à Niamoué (département de Tiassalé) d’un individu proche du candidat Assalé Tiémoko, en possession d’un important lot de cartes d’électeurs falsifiés, est fausse. Il ne s’agissait pas de fausses cartes d’électeurs mais plutôt du listing électoral de 2023 remis au superviseur du candidat. L’individu arrêté a été relaxé pour délit non établi selon les informations recueillies par l’agence ivoirienne de presse (Aip).

Par Victoire Kouamé

FAIT

 Une publication postée le 27 décembre 2025 sur la page Facebook Tiassalé Impact prétend qu’un individu proche du candidat Assalé Tiémoko a été arrêté par la police avec un important lot de cartes d’électeurs falsifiés.

ANALYSE

Selon cette publication, diffusée sur la page Facebook Tiassalé Impact, à Niamoué dans le département de Tiassalé, un individu présenté comme proche d’Assalé, a été interpellé par la police en possession d’un important lot de cartes d’électeurs falsifiées.

La publication précise également qu’il s’agit d’un retraité et pasteur, et appelle à une hypervigilance, notamment de la part du camp Sanogo.

Sanogo Alpha est le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) aux postes de député à Tiassalé. Il est par ailleurs  un adversaire d’Assalé Tiémoko.

Source: Capture d’écran de la publication

Cette information a suscité de vives réactions et généré plus de 700 mentions “j’aime“, près de 2000 commentaires et une trentaine de partages sur la page de Tiassalé Impact.

Elle a été relayée avec des vidéos à l’appui sur plusieurs pages Facebook notamment ici ,ici et ici.

Source: Capture d’écran de la vidéo d’arrestation de l’individu

 VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

 Nous avons effectué des recherches sur les pages Facebook de la Commission électorale indépendante (CEI), et du Ministère de la justice et des droits de l’homme, nous n’avons trouvé aucune information.

Nous avons ensuite fait des recherches sur des médias locaux crédibles pour voir si l’information  a été traité et avons trouvé que

l’Agence ivoirienne de presse (Aip), un média de service public disposant de pigistes sur toute l’étendue de la Côte d’Ivoire, a apporté des éclairages sur cette situation.

Dans un article publié sur sa page Facebook, l’AIP indique que l’individu répondant au nom de  Aka  Flavien Honvo interpellée avec d’autres personnes, le 27 décembre 2025 dans le village de Niamoué, dans le département de Tiassalé, pour des faits de fraude présumée lors des élections législatives, a été remis en liberté, ainsi que les autres interpellés, à l’issue d’auditions menées par la police, en présence du substitut résident du procureur de la République, pour délit non établi.

Il ne s’agissait pas de fausses cartes d’électeurs mais plutôt d’une liste électorale de 2023, selon l’article publié par l’AIP.

L’information de la relaxation du sieur Aka Flavien Honvo, a été publiée plus tôt dans la journée par le candidat Assalé Tiémoko sur sa page Facebook.

De plus, dans une vidéo de 5 minutes 02 secondes diffusée sur la page Facebook  Enquête média dans la soirée du 27 décembre, Aka Flavien , superviseur du candidat Assalé Tiémoko raconte qu’il ne détenait pas des cartes d’électeurs mais plutôt un listing  de vote et confirme avoir été libéré à la suite d’une audition par le commissaire et le procureur de la république.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

La publication prétendant qu’un proche du candidat Assalé Tiémoko a été arrêté avec un important lot de cartes d’électeurs falsifiés est fausse. L’individu du nom de Aka Flavien Honvo, superviseur du candidat Assalé Tiémoko ne détenait pas de cartes d’électeurs falsifiés et a été relaxé après des vérifications des autorités compétentes.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • Ne relayer aucune information de sources non officielle surtout en période électorale
  • Se fier aux sources officielles pour toute information fiables et crédibles
  • Signaler et dénoncer les auteurs des fausses informations aux autorités compétentes
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Fact-checking Politique & Gouvernance

Une image manipulée du président béninois Fabrice Talon ligoté et entre quatre murs circule sur les réseaux sociaux

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, cette image prétendant  montrer le président béninois Patrice Talon ligoté entre quatre murs a été manipulée. Après des vérifications avec plusieurs outils,  les résultats révèlent une grande proportion d’usage de l’intelligence artificielle générative.

Par Victoire Kouamé

FAIT

Une image postée le 11 décembre 2025 sur X anciennement Twitter prétend montrer le président béninois Patrice Talon ligoté entre quatre murs.

ANALYSE

 Cette image a été publiée sur le compte Twitter Conseil Militaire pour la Refondation. Le texte qui accompagne l’image est le suivant : “Lorsqu’on vous dit que nous ne sommes pas en fuite et que le combat continue, vous ne nous croyez pas… alors observez”

Ce post a cumulé plus de 17 000 vues, 126 mentions “j’aime” et 12 reposts. 

Source: Capture d’écran du post sur X

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

 Nous avons d’abord entrepris une recherche d’images inversée via Google images, nous n’avons obtenu aucun résultat.

Nous avons ensuite soumis l’image à un outil de détection d’intelligence artificielle dénommé Ai or not, cet outil nous a révélé que l’image a probablement été générée par une intelligence artificielle (IA).

Source: Capture d’écran des résultats de Ai or not

Pour plus de précision nous avons interrogé l’outil undetectable IA qui a donné comme résultat que l’image a probablement été générée par IA avec seulement 1% d’image réelle.

Undetectable IA a une fonctionnalité intégrée dénommée Truthscan qui livre des résultats plus détaillés. Selon cette fonctionnalité l’image que nous vérifions est générée par l’intelligence artificielle à une proportion de 99%.

Source: Capture d’écran collage de Undetectable IA et sa fonction Truthscan

 Il convient de souligner que cette publication survient seulement quatre jours après la tentative de coup d’Etat avorté du 07 décembre 2025, menée par un groupe de militaire se faisant appelé Conseil Militaire pour la Refondation, dont l’objectif était de renverser le Président en exercice Patrice Talon.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

 L’image prétendant montrer le Président béninois Patrice Talon ligoté entre quatre murs a été générée par l’intelligence artificielle à une proportion de 99%. Elle a été publiée dans le but de tromper les internautes.

 CONSEILS AUX LECTEURS

  • Avoir un sens élevé de l’observation
  • S’informer à travers les canaux officiels
  • Ne pas relayer les informations de sources douteuses
  • Signaler et dénoncer les auteurs des fausses informations aux autorités compétentes
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Fact-checking Politique & Gouvernance

Une fausse information sur les réseaux sociaux indique que le Président du Bénin Patrice Talon a quitté urgemment son pays pour se réfugier au Nigéria, suite à la tentative de coup d’État du 07 décembre 2025

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, la publication prétendant que le Président de la République du Bénin Patrice Talon a quitté son pays pour se réfugier au Nigéria est fausse.

Il n’existe aucune information officielle sur un éventuel départ du président béninois, et plusieurs apparitions du président Talon à la télévision prouvent qu’il n’a pas quitté le Bénin après la tentative de coup d’État.

Par Victoire Kouamé 

FAIT

Une publication postée sur la page Facebook ILYass du Faso,  le 08 décembre 2025 prétend que le président de la république du Bénin, Patrice Talon a quitté son pays pour se réfugier au Nigeria, suite aux événements survenus au Bénin dimanche 07 Décembre 2025.

ANALYSE

Cette publication parue sur la Facebook ILYass du Faso dit en substance que Patrice Talon a quitté urgemment le Bénin pour se réfugier au Nigéria.

Elle a suscité de nombreux engagements et réactions, cumulant plus de milles mentions “j’aime”, une centaine de commentaires et 49 partages.

Cette publication est intervenue dans un contexte où le Bénin a subi une tentative de coup d’Etat le dimanche 07 décembre 2025.

Capture d’écran de la publication avec quelques commentaires

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie) 

Nous avons vérifié l’existence d’une information officielle évoquant un éventuel départ du président béninois Patrice Talon vers le Nigéria pour s’y réfugier. Aucune source officielle n’en fait mention.

De même, aucun média local, régional ou international tel que Jeune Afrique, France 24 n’a rapporté une quelconque fuite du chef de l’État béninois vers le Nigéria.

À titre de comparaison, ces mêmes médias avaient clairement indiqué le lieu de refuge du président Sissoko Umaro Embaló après le coup d’État militaire du 26 novembre 2025 en Guinée-Bissau, dans des articles consultables ici  et ici.

Aussi, au soir du 07 décembre 2025, le président Patrice Talon s’est adressé au peuple béninois au sujet du coup d’Etat manqué lors du journal télévisé de 20 Heures retransmis sur la page Facebook de la télévision Nationale du Bénin, Bénin TV-SRTV.

72 heures après,le mercredi 10 décembre 2025, le président Patrice Talon a reçu une délégation de l’armée nigériane venue soutenir les Forces armées béninoises contre les mutins. Cette rencontre a fait l’objet d’un reportage sur la chaîne nationale béninoise.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

La publication prétendant que le Président du Bénin Patrice Talon a quitté urgemment son pays pour se réfugier au Nigéria suite au coup d’Etat manqué du dimanche 7 décembre 2025 est fausse. Elle a été distillée pour créer la psychose et désinformer les internautes.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • S’informer uniquement sur les canaux officiels
  • Ne pas relayer les informations douteuses
  • Dénoncer et signaler les auteurs des comptes qui distillent les fausses nouvelles
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Fact-checking Politique & Gouvernance

Une fausse information au sujet de l’arrestation en France de David Ouattara, fils aîné du président ivoirien, circule sur les réseaux sociaux

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, La publication prétendant que le fils aîné du Président ivoirien, Alassane Ouattara, a été arrêté en France en possession d’une somme colossale de sept milliards de francs CFA est fausse. Aucune source médiatique crédible ne corrobore cette information et les autorités compétentes confirment que cette information est fausse et relève d’une pure fabrication.

Par Fabrice Konandri

FAIT

Une publication circule sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, affirmant que le fils aîné du Président ivoirien, Alassane Ouattara, aurait été arrêté en France en possession d’une somme colossale de sept milliards de francs CFA.

ANALYSE

Cette publication devenue virale sur Tiktok a été diffusée par une page dénommée flash.info39, ayant plus de 19 000 followers.

Selon la vidéo publiée le 24 novembre  2025, le fils du président Alassane Ouattara a été arrêté en possession d’une somme de sept milliards de francs CFA pour faire un dépôt et serait entre les mains des autorités françaises.

Source: Capture d’écran de la publication

Cette publication a généré près de 18 600 ‘’j’aime’’, 303 commentaires, 1372 sauvegardes  et 4628 partages.

Cette publication fait suite à une rumeur ayant visé le premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, au sujet d’une supposée arrestation en France en possession d’une somme de 8 milliards de francs CFA”. L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) a démenti cette rumeur, à travers sa page Alertes 100

Capture d’écran du démenti de l’ANSSI

Cette publication s’inscrit dans un schéma récurrent de désinformation politique visant à déstabiliser ou à discréditer les personnalités publiques et leur entourage. Les rumeurs portant sur des fortunes cachées, des arrestations secrètes et des sommes d’argent faramineuses sont des thèmes récurrents dans les infox qui circulent sur les plateformes moins régulées comme TikTok.

Aussi, la diffusion de rumeurs ciblées sur des membres de la famille présidentielle est une tactique courante des faussaires pour garantir la viralité du contenu.

VÉRIFICATIONS DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons d’abord entrepris des recherches sur Google via les mots clés : “ Arrestation en France du fils d’Alassane Ouattara en possession de 7 milliards ”, nous n’avons trouvé aucun résultat.

Ensuite, nous avons effectué des recherches sur les agences de presse et médias internationaux tels que AFP, Reuters, Le Monde, France 24, RFI, aucun d’eux n’a traité cette information.

Aussi, suite à nos recherches en ligne, aucune plateforme d’information ivoirienne de référence n’a publié ou relayé cette information. De plus, ni la Présidence ivoirienne, ni le ministère de l’Intérieur français, ni les services de police ou de justice français n’ont confirmé une telle arrestation ou saisie de fonds.

Contacté, la plateforme Alerte 100, centre technique de fact-checking de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi), a affirmé que cette publication est une fake news.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

La publication  prétendant que  le fils d’Alassane Ouattara aurait été arrêté en France avec 7 milliards de F CFA est fausse. Elle ne repose sur aucun élément factuel vérifiable ni aucune source fiable. D’aileurs, la plateforme Alerte 100, engagée dans la lutte contre les fausses nouvelles a formellement démenti cette information. Cette publication est une information montée de toutes pièces visant à manipuler et à désinformer l’opinion publique.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • Ne jamais partager une information sans vérifier
  • Informez-vous toujours auprès des sources crédibles.
  • Se fier uniquement aux informations de sources officielles
  • Signaler et dénoncer les auteurs de cette fausse information aux autorités compétentes
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Fact-checking Sécurité & Criminalité

Un Faux communiqué sur la disparition du général chérif Ousmane est attribué au procureur de la république près du tribunal de première instance d’Abidjan

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

 Faux, ce communiqué attribué au procureur de la république Monsieur Braman Koné sur la disparition du général chérif Ousmane est une infox. Il n’existe aucune communication officielle du procureur à ce sujet et Alerte 100, le centre technique de Fact checking de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) a confirmé que c’est un faux communiqué.

Par Victoire Kouamé

FAIT

Un post partagé sur la page Facebook Côte d’Ivoire ma patrie le 14 novembre 2025 a relayé un prétendu communiqué signé du procureur de la république Braman Koné, informant la population sur une supposée disparition du général chérif Ousmane.

ANALYSE

Ce post partagé sur la plateforme Présidentielle 2025: Laurent Gbagbo candidat du Ppa.ci, une plateforme de 60.000 membres, a cumulé plus de 500 mentions “j’aime”, des centaines de commentaires et plus d’une vingtaine de partages.

Source: capture d’écran de la publication
Source: Capture d’écran des commentaires

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie )

Nous avons entrepris des recherches sur la page Facebook officielle du Ministère de la justice et des droits de l’homme,  nous n’avons trouvé aucun communiqué du procureur de la république relatif à la disparition du général chérif Ousmane. Aussi, les pages Facebook des Forces Armées de Côte d’Ivoire, et du  Ministère de l’intérieur et de la sécurité de Côte d’Ivoire , n’ont révélé aucune information au sujet de la disparition du général chérif Ousmane.

Notons que depuis plusieurs jours de nombreuses publications (1,2,3)  avaient prétendu à la disparition de ce général de l’armée. Une rumeur selon les autorités démentie par l’ Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) sur la page Alertes 100.

Pour avoir de plus amples informations, nous avons contacté Alerte 100, centre technique de Fact -checking de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) qui nous a confirmé que ce communiqué est un faux. Cette information est une fausse information, a souligné l’Agence.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Le post prétendant relayer un communiqué du procureur de la république Braman Koné sur la disparition du général chérif Ousmane est faux. Ce faux communiqué a été publié dans le but de tromper l’opinion publique.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • Se fier aux informations de sources officielles
  • Ne relayer aucune information douteuses
  • Signaler et dénoncer les auteurs de cette fausse information aux autorités compétentes
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Attention à l’arnaque : l’entreprise de vente en ligne JUMIA n’offre pas 40 000 F CFA aux usagers de son site internet

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX : Ce site prétendant offrir 40 000 F CFA aux usagers, au nom de l’entreprise JUMIA est une arnaque. Après les recherches sur le site et les vérifications auprès du service client de l’entreprise, les résultats confirment qu’il s’agit d’une tentative d’arnaque. L’entreprise soutient que cette offre ne vient pas de leur service.

Par Victoire Kouamé

FAIT

Un lien transféré de nombreuses fois via whatsapp prétend que l’entreprise Jumia offre 40 000  aux usagers à l’occasion de “Jumia anniversaire cadeau”.

ANALYSE

En un clic sur le lien apparaît un message de félicitation accompagné d’un questionnaire avec entête Jumia, sur l’âge et le genre des utilisateurs. Après avoir sélectionné les réponses, un autre message de félicitation s’affiche au bout du processus.

Capture d’écran de la première page du site

Ensuite, apparaissent plusieurs coffrets cadeaux dont l’utilisateur dispose de trois tentatives pour essayer d’ouvrir le bon afin d’obtenir les 40 000 F CFA.

Plusieurs commentaires accompagnent cette action, mais il est impossible de vérifier l’authenticité et le profil de ces utilisateurs.

Capture d’écran des commentaires

Après avoir ouvert le bon coffret cadeaux, un autre message vient indiquer que pour recevoir les 40 000 FCFA, il faut partager le lien via whatsapp avec 5 groupes ou 20 amis et entrer une adresse personnelle pour terminer l’inscription.

Cette action ne donnera aucune suite.

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons d’abord effectué une recherche avec les mots clés “ jumia anniversaire cadeau 40 000 “et nous n’avons trouvé aucune offre semblable.

Les recherches sur le site officiel  et la page Facebook officielle de Jumia Côte d’Ivoire n’ont rien donné.

Nous avons procédé à des vérifications en faisant des recherches sur le domaine du site avec l’outil whois.com pour avoir des informations sur les titulaires de ce site. Les résultats ont montré que les informations concernant les auteurs de ce site sont privées au lieu de fournir des informations précises sur l’entreprise Jumia. Cette stratégie typique aux sites d’arnaque révèle que ce site est inauthentique.

Capture d’écran de la recherche avec Whois

Nous avons également effectué des recherches avec l’outil VirusTotal pour voir des informations relatives à la sécurité du site. Cette recherche a révélé que ce site est suspect.

Capture d’écran de la recherche avec VirusTotal

Nous avons enfin contacté le service client de Jumia via whatsapp nous a confirmé que ce site est un site d’arnaque et que leur entreprise n’est point affiliée à ce site. Le service client nous a en effet exhorté à contacter la Plateforme de lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) pour dénoncer la tentative d’arnaque.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Le site internet prétendant offrir 40 000 F CFA aux usagers au nom de l’entreprise Jumia est un canular. Il a été mis en place dans l’objectif d’arnaquer les citoyens et internautes au moyen de la technique de l’hameçonnage qui exige généralement des utilisateurs de partager le lien d’une offre à plusieurs personnes ou dans plusieurs groupes whatsapp.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • Ne cliquez  sur aucun lien suspect
  • Toujours vérifier et se renseigner sur les canaux officiels de la structure ( site, page Facebook)
  • Ne pas partager ce type de lien suspect à ses contacts comme recommandé
  • Signaler l’arnaque à l’entreprise et auprès des autorités compétentes
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Fact-checking Sécurité & Criminalité

Côte d’Ivoire : non, des « insurgés » n’ont ni pris d’assaut l’aéroport de Korhogo, ni incendié un hélicoptère

Les publications que nous examinons dans cet article détournent des événements réels survenus en Côte d’Ivoire pour diffuser de fausses informations. Bien qu’un hélicoptère MI-24D se soit écrasé à l’aéroport de Korhogo, le 27 octobre 2025, aucune attaque liée à une insurrection contre les autorités n’est à l’origine de l’incident.

Raymond Dibi, Agence Ivoirienne de Presse

En Côte d’Ivoire, les résultats provisoires de l’élection présidentielle tenue le 25 octobre 2025 ont été publiés par la Commission Électorale Indépendante (CEI), le 27 octobre 2025. Le Président sortant Alassane Ouattara, candidat à sa propre réélection, a été élu provisoirement après avoir obtenu 89,77 % des voix. Le même jour où ces résultats provisoires ont été proclamés, une publication du compte Amadou Maiga, suivi par plus de 72 000 abonnés, a affirmé : « URGENT : Les insurgés ont pris d’assaut l’aéroport de Korhogo. Un hélicoptère MI-24 incendié. »

Capture d’écran de la publication du compte Amadou Maiga

Le mot « insurgé » vient du verbe « s’insurger », qui signifie se révolter ou se soulever contre l’autorité en place. Autrement dit, les insurgés sont des personnes qui prennent part à une insurrection, c’est-à-dire une révolte armée ou violente dirigée contre le pouvoir établi.

Le post Facebook ci-dessus fait donc croire que des « insurgés » auraient attaqué l’aéroport de Korhogo et incendié un hélicoptère militaire.

Au moment de la mise en ligne de cet article, la publication comptait un millier de mentions  »J’aime »’, plus de 100 commentaires et une soixantaine de partages. Elle a notamment été amplifiée par plusieurs autres comptes Facebook (1, 2, 3, 4 ).

Contexte de la publication que nous examinons

La publication que nous examinons détourne des événements réels survenus en Côte d’Ivoire pour propager de fausses informations.

En effet, le 27 octobre 2025, jour de la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle ivoirienne de 2025, un hélicoptère de type MI-24D de l’armée ivoirienne s’est écrasé sans faire de victime à l’aéroport de Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. D’où l’usage des termes « les insurgés ont pris d’assaut l’aéroport de Korhogo » et « un hélicoptère MI-24 incendié » par le post Facebook.

Capture d’écran d’un article du publié sur le média ivoirien Fraternité Matin, le 27 octobre 2025

Le même jour, le 27 octobre 2025, le journaliste ivoirien Fernand Dédeh a rapporté sur Facebook que des tirs ont été entendus en territoire burkinabé, à proximité de la frontière ivoirienne, dans la zone de Téhini (Nord-Est). Il a rapporté cette information en même temps que le crash de l’hélicoptère de MI-24D de l’armée ivoirienne. Ces deux informations évoquant le domaine de la défense et de la sécurité ont pu alimenter des craintes et fake news sur les réseaux sociaux.

Capture d’écran de la publication de Fernand Dédeh

D’après les données cartographiques de Google en 2025, environ 250 kilomètres, pour quatre heures de route en voiture, séparent les localités de Korhogo et Téhini.

Capture d’écran Google Maps

Ce qui s’est réellement passé à l’aéroport de Korhogo

Dans le détail, un communiqué officiel de l’État-major général des armées de Côte d’Ivoire publié, le 27 octobre 2025, explique que, le même jour, aux environs de 13h00, un hélicoptère MI-24D des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) a subi une panne technique au décollage sur la piste de l’aéroport de Korhogo. L’appareil a effectué « un posé d’urgence, sans faire de victime parmi les membres d’équipage ni au sein du personnel présent sur la zone aéroportuaire ».

Le communiqué n’évoque aucune trace d’incendie ou d’attaque qui serait à l’origine de l’incident, contrairement à ce qu’indique la publication de la page Facebook Amadou Maiga.

Capture d’écran du communiqué officiel du ministère d’État, ministère de la Défense, annonçant qu’un hélicoptère MI-24D des Forces armées de Côte d’Ivoire a subi une panne technique au décollage.

Au moment de la mise en ligne de cet article, aucun canal officiel de communication du gouvernement ivoirien, aucun journaliste ou média crédible, n’a confirmé une prétendue prise d’assaut de l’aéroport de Korhogo par des insurgés, le 27 octobre 2025.

Cet article a été réalisé par l’Agence ivoirienne de presse, membre de la Coalition Anti Dohi – une initiative qui œuvre pour l’intégrité de l’information dans le cadre de la présidentielle ivoirienne d’octobre 2025. La Coalition Anti Dohi est soutenue par le projet Renforcer la fiabilité de l’information en Afrique de l’Ouest dans le strict respect de l’indépendance journalistique et éditoriale qui régit la Coalition.

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Démentis officiels Fact-checking Politique & Gouvernance

FAUX : Le président Laurent Gbagbo n’a pas été arrêté

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX, le président Laurent Gbagbo n’a pas été arrêté. Aucune source officielle n’a annoncé cette arrestation ni ses instances, ni le procureur de la République de Côte d’Ivoire via la page du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

FAIT

Dans une publication relayée sur Facebook, la page Tingin-biiga affirme que l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo aurait été arrêté le jeudi 23 octobre 2025, après une interview accordée au journaliste Alain Foka. L’auteur de cette publication appelle alors les citoyens à descendre massivement dans la rue pour exiger sa libération immédiate et sans condition.

ANALYSE

Publié sur Facebook le 23 octobre 2025, page «Tingin-biiga»  dans une publication  annonce l’arrestation du président Laurent Gbagbo. Dans le texte qui accompagne la publication, on peut lire « Ivoiriens patriotes, l’heure est grave. Le président Laurent Gbagbo vient d’être arrêté suite à l’interview qu’il a accordée à Alain Foka. Sortez massivement pour réclamer sa libération sans condition et pour barrer la route à ce 4e mandat de trop. Le gouvernement va démentir, mais ne les écoutez pas, car tout ce qu’ils diront est faux. Vous savez que si ADO est congénitalement menteur, ce n’est pas ses proches qui ne sont pas des menteurs éhontés. » Un communiqué de ce type est également partagé ici.

Source : Capture de la Publication

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Des recherches Google avec les mots-clés « président Laurent Gbagbo+arrestation+interview » ne donnent aucun résultat probant.

La Cellule Anti Fake a également sillonné La page officielle de Maître Habiba Touré, porte-parole du président Laurent Gbagbo, ainsi que celle du PPA-CI et n’a vu aucune information allant dans ce sens.

On retrouve par contre un démenti sur la page gouvernementale Alerte 100, en ces termes « un faux communiqué et des publications circulent actuellement sur les réseaux sociaux prétendant que le président Laurent Gbagbo aurait été arrêté. Cette information est totalement fausse. Aucune source officielle n’a annoncé une telle arrestation. Il s’agit d’une fausse nouvelle diffusée dans le but de créer la panique et de semer le trouble au sein de la population, confirme que ces informations sont totalement fausses et ne proviennent d’aucune source officielle », lit-on.

Depuis le lancement du processus électoral en vue de la présidentielle de 2025, les internautes ivoiriens font face à une recrudescence de rumeurs, fausses informations diffusées en ligne. L’ancien président Laurent Gbagbo grande figure de l’opposition et exclus du scrutin, est au cœur de ces manipulations informationnelles comme le  cas de cet  extrait audio journal de RFI manipulé et publié par la page Roi du Printemps Universel dans lequel l’ancien président ivoirien  aurait félicité Alassane Ouattara pour sa réélection. Une information démentie par  RFI et France 24.

CONCLUSION

Contrairement à ce qui est annoncé dans la publication en vérification, le président Laurent Gbagbo n’a pas été arrêté. Aucune source officielle n’a annoncé cette arrestation ni ses instances, ni le procureur de la République de Côte d’Ivoire via la page du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Ce fact-check a été produit par Aymard Taou  dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.

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Fact-checking Politique & Gouvernance Sécurité & Criminalité

La ville de Farabougou a-t-elle été prise en otage par les groupes armés terroristes et libérée par les forces armées maliennes en 2025 ?

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Hors Contexte, cette vidéo date de 2020, Aucun média officiel ne mentionne la libération de la ville de Farabougou par les forces armées maliennes (FAMa) en 2025.

FAIT

Après plusieurs attaques simultanées visant les installations des Forces Armées Maliennes (FAMa) dans certaines villes maliennes, une publication largement partagée sur les réseaux sociaux dont Facebook prétend montrer la ville de « Farabougou pris en otage par les groupes de bandits armés », est libérée  par les forces armées maliennes  (FAMa). Mais, c’est de l’intox, les images ont été détournées de leur contexte.

ANALYSE

Une vidéo (lien archivé ici) publiée sur la page Facebook de Télé Mali porte la légende suivante : « #Urgent : Farabougou pris en otage par les groupes bandits armés, a été libéré totalement par les FAMa . Suivez tous les détails dans cette vidéo ». La publication a accumulé des centaines de milliers de vues, des commentaires et des partages.

Source : Capture de la publication

Elle prétend montrer le reportage de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM) sur la libération de Farabougou par les forces armées maliennes suite à l’annonce des attaques simultanées contre les emprises de Forces Armées Maliennes (FAMa) , le 19 août 2025 (lien archivé ici). Mais en réalité, la vidéo est sortie de son contexte et a été filmée en octobre 2020 . Aucun média officiel ne mentionne aussi que cette ville a été libérée par les forces armées maliennes en 2025.

Source : Capture de la page Facebook des Forces Armées Maliennes (FAMa)

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Une recherche sur Google (lien archivé ici), avec des mots-clés « vidéo de la présence des FAMA dans le village de Farabougou » nous oriente  vers le  compte Facebook officiel de l’ORTM publié le 23 octobre 2020. La description indique ceci : « CLIP1-Presence des FAMA dans le village de Farabougou »  (lien archivé ici). On retrouve aussi plusieurs articles sur la libération de Farabougou datant de 2020 dont le site web de  l’ORTM  et le studiotamani (lien archivé respectivement ici et).

Capture d’écran de l’ancienne vidéo de l’armée malienne à Farabougou, sur le compte officiel Facebook de l’ORTM, 26 octobre 2020

Ces articles mentionnent la présence du Colonel Assimi Goïta alors du vice-président de la transition à l’époque et le colonel Didier Dembélé, ainsi que d’autres officiers maliens lors de la libération de Farabougou en octobre 2020.

Capture d’écran de l’article de l’ORTM, 16/09/2025.

Les blocus du village de Farabougou en 2020 par les groupes armés terroristes jusqu’à sa libération par les forces armées maliennes , a fait une campagne médiatique importante au niveau national et international comme précisé ici et (lien archivé respectivement ici et ) . Pour rappel, cette opération a été dirigée par le vice-président de la transition, le colonel Assimi Goïta, actuellement le Président de la Transition, Chef de l’État depuis 2021 (lien archivé ici).

Conclusion

Cette publication montrant la ville de Farabougou prise en otage par les groupes armés et libéré par les FAMa est hors contexte.  Aucun média officiel ne mentionne la libération de Farabougou par les forces armées maliennes (FAMa) en 2025.

Ce fact-check a été produit par Mahamadou ISSIAKA  dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake.

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Côte d’Ivoire : Un faux communiqué attribué au Procureur de la République près du tribunal de première instance d’Abidjan

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX, Il s’agit d’une information entièrement fabriquée, sans aucun fondement officiel.

FAIT

Depuis quelques jours, une publication virale circule sur Facebook, prétendant relayer un communiqué émanant du Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan. Ce faux document inviterait les citoyens à ne pas participer à une collecte de fonds en ligne initiée par l’activiste Koukougnon Christ Yvon, connu sous le pseudonyme Johnny Pacheco.

ANALYSE

Le 25 septembre 2025, la page Brutal Réalité a publié sur Facebook (lien archivé ici) un prétendu communiqué attribué au Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, déclarant que les citoyens devaient s’abstenir de participer à la collecte lancée par Johnny Pacheco.

Source : Capture de la publication

Le post inclut une capture d’écran d’un communiqué portant les logos du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, d’Orange et de Wave, ainsi qu’une signature  du Procureur de la République.  La publication a recueilli plus de 1100 likes en plus de 460 commentaires et 112 partages.

Pour rappel, Koukougnon Christ Yvon, alias Johnny Pacheco, est un cyberactiviste ivoirien autrefois proche du pouvoir, mais désormais en conflit avec ce dernier, qu’il accuse de lui causer des ennuis.

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Des recherches sur Google (lien archivé ici) à partir des mots-clés « faux communiqués du ministère de la Justice ivoirien » ont conduit vers plusieurs médias, notamment PesaCheck  et Afriquesur7, qui ont produit des articles de vérification à ce sujet.

« Ce communiqué ne vient pas de moi. C’est un faux document et nous avons publié un démenti sur notre page Facebook », a affirmé Koné Braman, Procureur de la République de Côte d’Ivoire, contacté par PesaCheck.

Capture du faux communiqué attribué au Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, 25/09/2025
Capture du démenti du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, 25/09/2025

Sur la page Facebook s’écrit «Ministère de la Justice et des Drolts de l’Homme » au lieu de « Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ». Plusieurs autres  éléments confirment le caractère mensonger du document, notamment la présence de fautes d’orthographe, comme « infomation » au lieu de « information »,  « Drolt » au lieu de « Droits » et « près letribunal » au lieu de « près le tribunal ». Un style d’écriture maladroit et un ton non institutionnel, très éloignés des communiqués officiels ;L’absence de publication officielle sur les canaux habituels du ministère.

Comparaison entre le faux (1) et le vrai (2) communiqué du Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan?

À ces incohérences, on peut ajouter : signature floue (cachet officiel) et mal positionné, fautes dans l’intitulé et ton alarmiste contraire au style administratif tandis que le vrai communiqué, lui, utilise une mise en page soignée, une signature authentifiée et nette, bien positionner et un ton neutre.

Capture d’écran : le faux communiqué (1) à gauche et le vrai communiqué (2) à droite du Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan

CONCLUSION

L’analyse des éléments disponibles confirme que le communiqué attribué au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme dont le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan concernant la collecte de fonds de Johnny Pacheco est faux.

Ce fact-check a été produit par Mahamadou ISSIAKA  dans le cadre du programme d’incubation de l’Alliance africaine de vérification des faits (AFCA). Il a été réalisé sous le parrainage de PesaCheck, l’initiative de vérification des faits de Code for Africa, avec le soutien technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, financée par le Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ) et l’Union européenne (UE). Le mentorat de l’AFCA respecte l’indépendance journalistique des chercheurs, en leur offrant l’accès à des techniques et des outils avancés. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la CelluleAntiFake