Un audio manipulé, prêtant des propos au ministre Kobenan Kouassi Adjoumani sur le RHDP, circule sur les réseaux sociaux.

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX  : L’enregistrement audio prétendument attribué au ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani, contenant de supposées révélations sur le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) est faux. Après vérification, cette vidéo a été générée par l’intelligence artificielle. Une analyse effectuée à l’aide de l’outil Hive Moderation révèle que le contenu audio présente une probabilité à 74 % d’avoir été généré par intelligence artificielle

Par Victoire Kouamé

FAIT

Un enregistrement audio attribué au ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, contenant de supposées révélations sur le RHDP ainsi que sur l’état de santé du président Alassane Ouattara, a été largement relayé sur Facebook, ce mercredi 13 mai 2026.

ANALYSE

Dans cet enregistrement audio relayé par plusieurs comptes, notamment (1, 2, 3, 4), une voix en fond sonore est présentée comme celle du ministre échangeant avec un individu nommé Mathieu. Le contenu audio d’une durée totale de 10 minutes et 05 secondes, attribué au ministre Adjoumani avec sa photo en arrière plan, évoque les dissensions au sein du parti RHDP et la santé du président de la république prétendument malade.

Capture d’écran de la publication

La publication de cet audio a suscité énormément de réaction et d’engagements d’autant plus que la personne au centre de la polémique ( Monsieur Adjoumani ) est une figure de proue du RHDP, conseiller spécial du président de la république et nouvellement nommé président du conseil des sages et de médiation du parti.

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons effectué des recherches sur Google avec les mots clés “révélations du ministre Kobenan Adjoumani sur le RHDP’’, aucun média crédible n’a traité cette information.

L’analyse de la vidéo avec l’outil de détection Hive Moderation révèle une forte probabilité de génération artificielle. Selon les résultats obtenus, le contenu audio de cette vidéo présente un taux de 74% de contenu généré par intelligence artificielle.

Capture d’écran de la vérification avec l’outil Hive modération

Hive Moderation est un outil de détection de contenu généré par IA qui  permet d’identifier certains indices techniques associés aux contenus synthétiques, notamment les deepfakes, les vidéos et audios modifiées par IA.

Afin d’obtenir davantage d’informations sur l’enregistrement audio en circulation, nous avons contacté Monsieur Adjoumani via Messenger dans la soirée, sans obtenir de réponse.

Le même soir, à 22 heures, un démenti a été publié sur la page Facebook du ministre Kobenan Kouassi Adjoumani. Le communiqué affirme que la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux aurait été fabriquée à l’aide de l’intelligence artificielle, avec un clonage de sa voix et une utilisation abusive de son image. Le ministre dénonce une manœuvre malveillante visant à porter atteinte à sa réputation ainsi qu’à la cohésion du RHDP, et rejette les propos qui lui sont attribués à l’encontre des hautes autorités de l’État. Il annonce également son intention de porter plainte contre les auteurs et complices présumés de cette manipulation numérique.

Capture d’écran de la publication du démenti du ministre K. Adjoumani

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

L’Audio attribué au ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, contenant de supposées révélations sur le RHDP ainsi que sur l’état de santé du président Alassane est Faux.  L’analyse effectuée avec l’outil Hive Moderation indique en outre une probabilité de 74% que la vidéo ait été générée par intelligence artificielle. Le ministre a lui-même démenti cette fausse information sur sa page Facebook. Ce faux enregistrement révèle une nouvelle fois les risques liés à l’usage malveillant de l’intelligence artificielle dans la diffusion de fausses informations. Dans des contextes politiques sensibles, ce type de manipulation peut semer la confusion, alimenter la désinformation et influencer l’opinion publique.

Face à ces contenus, il est recommandé de toujours vérifier les informations auprès de sources officielles et de médias fiables avant de les partager.

BON A SAVOIR

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com.

Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Un faux communiqué attribué aux autorités ivoiriennes sur les propos de Donald Trump à l’endroit de Emmanuel Macron circule de manière coordonnée

VERDICT ET CÖTE DE FIABILITÉ

FAUX, Le communiqué, attribué au gouvernement ivoirien, condamnant les propos injurieux du président américain Donald Trump à l’endroit du président français Emmanuel Macron est faux. Les vérifications sur les canaux officiels du gouvernement ainsi que sur les plateformes institutionnelles des ministères concernés n’ont permis de retrouver un tel communiqué. Par ailleurs, Andy Kouassi Romaric, directeur de la communication et des relations publiques au ministère de la Communication, a formellement démenti son authenticité, confirmant qu’il n’émane pas des autorités compétentes. Les acteurs impliqués dans cette diffusion ont agi de manière coordonnée.

Par Victoire Kouamé

FAIT

Un communiqué mis en ligne le 02 avril 2026, par lequel le gouvernement ivoirien condamne les propos jugés irrespectueux tenus par  le président américain Donald Trump à l’endroit de son homologue français Emmanuel Macron, à rapidement circulé sur les réseaux sociaux notamment Facebook.

ANALYSE

Ce communiqué archivé sous ce lien (ici) a  été relayé par plusieurs comptes sur Facebook. Ce communiqué est supposément signé par Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement ivoirien et ministre de la Communication, avec sa photo en illustration.

Dans ce communiqué, le Gouvernement ivoirien ‘’exprime sa profonde préoccupation et sa ferme condamnation des propos jugés irrespectueux tenus par le président américain Donald J. Trump à l’endroit de la vie privée du président français Emmanuel Macron, rappelant qu’ils sont contraires aux principes de respect mutuel, de dialogue constructif et de courtoisie diplomatique.

La Côte d’Ivoire réaffirme son attachement indéfectible aux valeurs de respect, de dignité et de dialogue entre les nations, tout en invitant Donald J. Trump à faire preuve de retenue, de sagesse et de responsabilité dans ses prises de parole publiques”.

Capture d’écran du communiqué

Plusieurs acteurs ont systématiquement partagé ce communiqué dont (1, 2,3,4) dans les minutes et heures qui ont suivi.

Il a suscité de l’engagement chez les internautes avec plus de 500 mentions “j’aime” chez les acteurs principaux tels que Tingin-Biiga et Amadou Maiga.

L’observation de la circulation du communiqué sur ces comptes et autres espaces numériques laisse apparaître des indices d’une diffusion coordonnée, suggérant l’action d’un réseau organisé de désinformation.

La reproduction copier coller du communiqué et la rapidité de diffusion témoignent d’une tentative de donner une apparence de crédibilité à l’information.

VÉRIFICATIONS DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons  effectué des  recherches sur les canaux officiels du gouvernement de Côte d’Ivoire ainsi que sur des plateformes institutionnelles telles que les pages Facebook du ministère de l’intérieur et de la Sécurité et du ministère des Affaires étrangères,nous n’avons trouvé aucune trace d’un tel communiqué.

Contacté, Andy Kouassi Romaric, directeur de la communication et des relations publiques au ministère de la Communication, a indiqué que ce communiqué est faux.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Le communiqué, attribué au gouvernement ivoirien, condamnant les propos injurieux du président américain Donald Trump à l’endroit du président français Emmanuel Macron est faux. Publié pour manipuler l’opinion publique, il a été  diffusé dans le cadre d’une action coordonnée de désinformation impliquant plusieurs acteurs.

BON À SAVOIR 

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

      Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Un faux communiqué attribué à la présidence ivoirienne annonçant à tort le décès du chef de l’Etat, circule en ligne

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ 

Faux : Le communiqué annonçant le décès du président Alassane Ouattara attribué à la présidence de la république est une infox. Aucun communiqué officiel émanant de la présidence n’annonce le décès du président Alassane Ouattara.

Par  Victoire Kouamé 

FAIT

Une publication diffusée sur TikTok le 21 mars 2026 prétend qu’un communiqué supposément émis par la présidence de la République annonce la mort du président Alassane Ouattara. 

ANALYSE 

La publication prétendant qu’un communiqué de la présidence de la République de Côte d’Ivoire annonce le décès du président Alassane Ouattara, a été diffusée par le compte TikTok « L’Œil révolutionnaire ».

Cette publication s’accompagne d’un  arrière-plan montrant le plateau du journal de France 24, avec l’inscription : « Édition spéciale : décès d’Alassane Ouattara, le président ivoirien s’est éteint à Paris ».

Voici le contenu intégral de la publication :

Urgent-CÔTE D’IVOIRE Une information de dernière minute nous parvient à l’instant : la présidence de la République de Côte d’Ivoire vient d’annoncer, par voie de communiqué officiel, le décès du président Alassane Ouattara .

 Le chef de l’État ivoirien, âgé de 84 ans, s’est éteint cet après-midi à l’Hôpital Américain de Neuilly, près de Paris, où il avait été admis en urgence il y a quelques jours pour ce que son entourage qualifiait initialement de « fatigue généralisée ». » « Alassane Ouattara, figure centrale de la vie politique ouest-africaine, dirigeait la Côte d’Ivoire depuis 2011. Son décès intervient alors qu’il effectuait un séjour privé dans la capitale française. À Abidjan, l’émotion est vive et les regards se tournent désormais vers les dispositions constitutionnelles pour assurer la transition au sommet de l’État. »  « Nous rejoignons tout de suite notre correspondant à Abidjan. La ville retient son souffle après cette annonce qui marque la fin d’une ère. Nous reviendrons dans quelques instants sur le parcours de celui que ses partisans surnommaient « Ado », de ses débuts au FMI jusqu’à la reconstruction économique de la Côte d’Ivoire. » 

 

Source: Capture d’écran de la publication

Cette publication a suscité un fort engagement, avec plus de 19 000 mentions « J’aime », environ un millier de commentaires et plus de 5 000 partages.

Les rumeurs ou les fausses nouvelles  annonçant la mort du chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, s’inscrivent dans un phénomène récurrent, souvent observé lors de ses déplacements à l’étranger.

En effet, le mercredi 18 mars 2026, le président ivoirien a quitté Abidjan pour un séjour en France, un contexte qui a une nouvelle fois favorisé la circulation des spéculations.

Un facteur déterminant réside dans la gestion de l’information officielle: lorsque la communication autour de la santé ou des déplacements du président est perçue comme peu transparente ou insuffisante, elle crée un vide informationnel.

 Ce manque d’informations ouvre la voie à de nombreuses supputations, souvent exploitées par des acteurs de la désinformation pour diffuser des rumeurs infondées.

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons consulté les canaux officiels de la présidence de la République de Côte d’Ivoire, sans trouver le moindre communiqué annonçant le décès du président Alassane Ouattara.

De même, les médias de service public ivoiriens, notamment RTI Info et Agence ivoirienne de Presse (AIP), n’ont diffusé aucune information allant dans ce sens.

Enfin, nos vérifications sur la page de France 24 n’ont révélé aucune publication faisant état d’un quelconque décès du président ivoirien.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS 

La publication prétendant qu’un communiqué annonçant le décès du président Alassane Ouattara a été émis par la présidence de la république de Côte d’Ivoire est une infox. 

Elle s’inscrit dans une logique de manipulation de l’opinion publique et est susceptible de porter atteinte à la stabilité du pouvoir ainsi qu’à l’équilibre institutionnel. 

BON À SAVOIR 

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

      Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Une fausse information partagée sur facebook annonce l’attaque d’une base militaire américaine en Côte d’Ivoire par un missile irannien

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX, L’information prétendant qu’une base militaire américaine en Côte d’Ivoire a été attaquée par un missile irannien est fausse. Aucune source officielle ivoirienne ne mentionne cette attaque et l’image utilisée pour illustrer cette attaque est hors contexte. Il s’agit d’une image de 2025 montrant plutôt des éclats d’obus et de missiles lancés par l’Iran dans la région de Tel-Aviv, en riposte à des bombardements d’Israël sur des sites militaires en Iran cette même année, à l’occasion de la guerre des 12 jours.

Par Abou Adams

FAIT

Une publication partagée le 02 Mars 2026  par  le profil  Facebook, Sawadogo Souleymane Power, prétend qu’une base militaire américaine en Côte d’Ivoire a été attaquée par un missile irannien.

ANALYSE

La publication qui prétend qu’une base militaire américaine en Côte d’Ivoire a été attaquée par un missile irannien est illustrée par une photo montrant des bâtiments en feu et donnant l’impression du bombardement d’un site.                                      La légende qui accompagne la publication est la suivante: ‘‘Urgent Côte d’Ivoire : Le 1er missile de l’Iran vient de frapper la base américaine dans le pays. Actuellement, c’est la débandade côté voisin. Les terros hébergés se cherchent actuellement. Où vont-ils rentrer ?’’

Cette publication a recueilli environ 2,1 mille mentions “J’aime”, 581 commentaires et 81 partages. Ce niveau d’interaction témoigne de l’intérêt et de l’engagement qu’elle suscite auprès des internautes.

Source: la Capture d’écran de la publication

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Grâce à une recherche d’images inversée sur Google Lens, nous avons trouvé que  cette photo a été extraite d’un article publié le 17 juin 2025 sur le site web lorientlejour. Il s’agit d’une photo de missiles et des éclats d’obus lancés par l’Iran dans la région de Tel-Aviv, en riposte à des bombardements d’Israël sur des sites militaires en Iran, en 2025. Une autre recherche sur google Search a permis de retrouver cette même photo utilisée sur le site web pressafrik.com pour illustrer un article sur la même actualité relative à la guerre qui a opposé les deux pays l’année dernière.

Source : Une capture d’écran sur lorientlejour.com.

Après des recherches sur les canaux de communication officiels du gouvernement ivoirien  notamment  les pages Facebook de la Présidence de la Côte D’Ivoire, du Centre d’Information et de Communication Gouvernemental (CICG), du Ministère de la défense  et du Ministère de l’Intérieur, nous n’avons vu aucun communiqué officiel qui confirme l’information. De plus, aucun média local ni international n’a publié d’article confirmant cette information.

Cette information intervient dans un contexte de conflit opposant les États-Unis et leur allié Israël à l’Iran. Les hostilités ont éclaté le 28 février, à la suite d’une attaque qui a entraîné la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei. En réaction, l’Iran a annoncé vouloir cibler les bases militaires américaines à travers le monde.

Cette publication visant une base américaine ciblée par une prétendue attaque iranienne semble avoir été conçue pour susciter l’émotion et manipuler l’opinion publique ivoirienne, voire celle de la sous région.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Après les différentes vérifications, l’information prétendant qu’une base américaine a été attaquée par l’Iran en Côte d’Ivoire est fausse. Elle a été distillée pour manipuler l’opinion, dans le cadre de la guerre qui fait rage depuis quelques jours entre les Etats Unis et leur allié Israël face à l’Iran.

BON À SAVOIR 

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

      Ensemble, restons vigilants et contribuons à la lutte contre la désinformation.

Une fausse information d’une prétendue menace de riposte de la Côte d’Ivoire avec des missiles balistiques si les États-Unis ne cessent d’agresser l’Iran, circulent en ligne

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX, L’information selon laquelle la Côte d’Ivoire menacerait de riposter avec des missiles balistiques si les États-Unis poursuivent leurs actions contre l’Iran est une infox. Aucune déclaration officielle des autorités ivoiriennes ne mentionne une telle menace. Par ailleurs, l’image associée à cette publication est trompeuse : présentée comme un essai balistique de l’armée ivoirienne, elle résulte en réalité d’un montage. L’image originale montre des ingénieurs du Centre de transport et de propulsion spatial (CSTP) au Nigéria, en train de réaliser des essais de propulsion sur une fusée en 2020.

 Par Victoire Kouamé

 FAIT

Une publication partagée sur Facebook le 01 Mars 2026, prétend que la Côte d’Ivoire menace de riposter avec des missiles balistiques si les États-Unis poursuivent leur agression contre l’Iran.

ANALYSE

Une publication partagée par la page DJÔN TV affirme que « si les États-Unis continuent d’agresser l’Iran, la Côte d’Ivoire menace de riposter avec des missiles Abraham ». Cette publication est accompagnée d’une image montrant des ingénieurs testant une fusée aux couleurs orange, blanc et vert, correspondant à l’emblème national ivoirien.

Capture d’écran de la publication

Cette publication qui intervient dans un contexte marqué par l’attaque Israélo-américaine contre le régime des Mollah ayant occasionné la mort du guide suprême Ayatollah Khamenei, a suscité de nombreuses réactions.

Elle a cumulé plus de 1500 mentions “j’aime”, plus de 400 commentaires et 29 partagés.

Capture d’écran des commentaires

 VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

 Nous avons entrepris des recherches sur les pages officielles du gouvernement ivoirien et du ministère des affaires étrangères pour vérifier l’information d’une éventuelle menace des autorités ivoiriennes contre les États-Unis par rapport à la situation en Iran. Nous n’avons trouvé aucune information faisant mention d’une telle menace.

Pour vérifier le contexte de cette image qui accompagne l’information, nous avons effectué une recherche d’image inversée via Google images. Les résultats indiquent que l’image remonte à 2020 et qu’elle montre en réalité des ingénieurs du Centre de transport et de propulsion spatial (CSTP) au Nigeria, en train de réaliser des essais de propulsion sur une fusée. Cette information a été publiée image à l’appui  sur le compte  X (Twitter)  du site Défense news avec pour légende :

Des ingénieurs du Centre de transport et de propulsion spatial (CSTP), situé à Epe (Nigeria), effectuent des essais de propulsion sur leur fusée. Comme son nom l’indique, le centre est dédié à la recherche et au développement de fusées spatiales qui seront un jour lancées depuis le Nigéria.

Nous constatons également que cette image circule sur Internet depuis plusieurs années et qu’elle a été réutilisée à plusieurs reprises, notamment récemment, pour attribuer à tort des intentions d’intervention à plusieurs pays de la sous-région africaine dans le conflit au Moyen-Orient (1,2,3).

Capture d’écran de l’image originale
Capture d’écran collage de quelques images manipulées

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Après toutes les vérifications sur la publication prétendant que la Côte d’Ivoire menace de riposter avec des missiles balistiques si les États-Unis ne cessent d’agresser l’Iran,  les résultats  ont montré que c’est une fausse information. Aucune déclaration officielle des autorités ivoiriennes ne mentionne une telle menace

Cette information a été publiée dans le but de tromper l’opinion publique.

CONSEILS AUX LECTEURS

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses informations, nous vous invitons à consulter régulièrement la page de la Cellule Anti Fake News et à et signalez toute information suspecte ou douteuse ici ou celluleantifakenews@gmail.com .

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Attention à l’arnaque : l’entreprise de vente en ligne JUMIA n’offre pas 40 000 F CFA aux usagers de son site internet

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

FAUX : Ce site prétendant offrir 40 000 F CFA aux usagers, au nom de l’entreprise JUMIA est une arnaque. Après les recherches sur le site et les vérifications auprès du service client de l’entreprise, les résultats confirment qu’il s’agit d’une tentative d’arnaque. L’entreprise soutient que cette offre ne vient pas de leur service.

Par Victoire Kouamé

FAIT

Un lien transféré de nombreuses fois via whatsapp prétend que l’entreprise Jumia offre 40 000  aux usagers à l’occasion de “Jumia anniversaire cadeau”.

ANALYSE

En un clic sur le lien apparaît un message de félicitation accompagné d’un questionnaire avec entête Jumia, sur l’âge et le genre des utilisateurs. Après avoir sélectionné les réponses, un autre message de félicitation s’affiche au bout du processus.

Capture d’écran de la première page du site

Ensuite, apparaissent plusieurs coffrets cadeaux dont l’utilisateur dispose de trois tentatives pour essayer d’ouvrir le bon afin d’obtenir les 40 000 F CFA.

Plusieurs commentaires accompagnent cette action, mais il est impossible de vérifier l’authenticité et le profil de ces utilisateurs.

Capture d’écran des commentaires

Après avoir ouvert le bon coffret cadeaux, un autre message vient indiquer que pour recevoir les 40 000 FCFA, il faut partager le lien via whatsapp avec 5 groupes ou 20 amis et entrer une adresse personnelle pour terminer l’inscription.

Cette action ne donnera aucune suite.

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons d’abord effectué une recherche avec les mots clés “ jumia anniversaire cadeau 40 000 “et nous n’avons trouvé aucune offre semblable.

Les recherches sur le site officiel  et la page Facebook officielle de Jumia Côte d’Ivoire n’ont rien donné.

Nous avons procédé à des vérifications en faisant des recherches sur le domaine du site avec l’outil whois.com pour avoir des informations sur les titulaires de ce site. Les résultats ont montré que les informations concernant les auteurs de ce site sont privées au lieu de fournir des informations précises sur l’entreprise Jumia. Cette stratégie typique aux sites d’arnaque révèle que ce site est inauthentique.

Capture d’écran de la recherche avec Whois

Nous avons également effectué des recherches avec l’outil VirusTotal pour voir des informations relatives à la sécurité du site. Cette recherche a révélé que ce site est suspect.

Capture d’écran de la recherche avec VirusTotal

Nous avons enfin contacté le service client de Jumia via whatsapp nous a confirmé que ce site est un site d’arnaque et que leur entreprise n’est point affiliée à ce site. Le service client nous a en effet exhorté à contacter la Plateforme de lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) pour dénoncer la tentative d’arnaque.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Le site internet prétendant offrir 40 000 F CFA aux usagers au nom de l’entreprise Jumia est un canular. Il a été mis en place dans l’objectif d’arnaquer les citoyens et internautes au moyen de la technique de l’hameçonnage qui exige généralement des utilisateurs de partager le lien d’une offre à plusieurs personnes ou dans plusieurs groupes whatsapp.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • Ne cliquez  sur aucun lien suspect
  • Toujours vérifier et se renseigner sur les canaux officiels de la structure ( site, page Facebook)
  • Ne pas partager ce type de lien suspect à ses contacts comme recommandé
  • Signaler l’arnaque à l’entreprise et auprès des autorités compétentes

Une fausse couverture manipulée d’un article du magazine Jeune Afrique utilisé pour prétendre que Abidjan envoie des armes aux terroristes à la frontière Côte d’Ivoire-Burkina.

VERDICT ET CÔTE DE FIABILITÉ

Faux, la publication qui prétend que Abidjan envoie des armes aux terroristes à la frontière Côte d’Ivoire-Burkina est une infox. Les différentes vérifications ont plutôt montré qu’il s’agit d’un montage. La publication d’origine du média Jeune Afrique ne fait pas mention de cette information.

Par Victoire Kouamé

FAIT

Dans une publication partagée sur  le profil Facebook Serges Patrice Paré le 01 Novembre 2025, une couverture d’un article du magazine Jeune Afrique prétend que Abidjan envoie des armes aux terroristes.

ANALYSE

Cette publication a cumulé environ 500 mentions j’aime, une vingtaine de commentaires et 16 partages

La publication est énoncée comme suit: “Jeune Afrique vient de mettre le derrière de la Côte d’Ivoire dehors pour soutien aux terroristes”. La publication est accompagnée en commentaire de la capture d’écran d’une publication d’un article sur la page Facebook de Jeune Afrique.

La titraille de la publication se décline comme suit : Côte d’Ivoire-Burkina Faso : ce que l’on sait des derniers incidents à la frontière et sur l’image d’illustration : “Abidjan envoie des armes aux terroristes. Ce que l’on sait des derniers incidents à la frontière.”

Source: Capture d’écran de la publication

Les commentaires ont pour la plupart ironisé en affirmant que Jeune Afrique a écrit l’article parce qu’ “ils n’ont pas reçu leur versement du mois”.

Source : Capture d’écran des commentaires de la publication

VÉRIFICATION DES FAITS (Méthodologie)

Nous avons procédé à l’analyse de la capture d’écran de la prétendue publication de Jeune Afrique sur Facebook avec l’outil Fotoforensics. Nous avons constaté des incohérences au niveau du sous titre “Abidjan envoie des armes aux terroristes” qui paraît un plus foncé que les autres parties du texte.

Les indices visuels nous ont ensuite fait remarquer que le sous titre “Abidjan envoie des armes aux terroristes” est placé de façon disproportionnée par rapport au dernier sous titre, laissant entrevoir un montage .

Pour en savoir davantage , nous sommes allés sur la page Facebook officielle de Jeune Afrique pour vérifier si la publication s’y trouve. Nous avons retrouvé une publication avec le lien d’un article datant du 01 novembre 2025 qui ressemble à des détails près à celle que nous vérifions, sauf que le sous titre sur l’image d’illustration ”Abidjan envoie des armes aux terroristes” n’apparaît pas sur la publication d’origine.

 

Source: Capture d’écran de la publication sur la page Facebook de Jeune Afrique

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

 

La publication de Serges Patrice Paré montrant une capture d’écran d’un article publié sur la page Facebook de Jeune Afrique, prétendant que Abidjan envoie des armes aux terroristes est fausse. C’est une publication qui a fait l’objet de montage pour manipuler dans l’objectif de tromper et manipuler l’opinion publique.

CONSEILS AUX LECTEURS

  • Ne pas partager cette information mensongère
  • Ne pas relayer une information sans avoir vérifier
  • Aller sur la page officiel des médias ou organisations pour vérifier toute information censée provenir de ces médias ou organisations
  • Développer son sens de l’esprit critique en questionnant d’abord la véracité de l’information et sa source
  • Signaler l’auteur de cette publication et le dénoncer aux autorités compétentes
  • Avoir le sens de l’observation

Blogueur, influenceur, activiste : Mieux comprendre ces profils numériques en Côte d’Ivoire

(Et pourquoi leur rôle est essentiel dans la lutte contre la désinformation)

Pourquoi faut-il clarifier les rôles ?

En Côte d’Ivoire, les termes blogueur, influenceur et activiste sont souvent confondus. Pourtant, ces profils jouent des rôles différents et complémentaires dans l’espace numérique. La montée en puissance des influenceurs à polémique a entaché l’image globale de ceux qui créent du contenu de manière constructive. Il est donc urgent de clarifier ces notions pour réhabiliter les créateurs positifs — et surtout, comprendre leur rôle dans un combat central aujourd’hui : la lutte contre la désinformation.

Le blogueur : un créateur de contenu à vocation informative ou éducative

Un blogueur publie du contenu régulier autour de sujets variés : éducation, citoyenneté, entrepreneuriat, environnement, culture, etc. Il agit comme passeur de savoir, souvent avec rigueur et documentation. Il agit généralement avec un regard critique, un souci de fond et une démarche éditoriale construite.

Objectif : Informer, documenter, éduquer — et parfois corriger les fausses idées circulant en ligne.

Blogueur = premier rempart contre la désinformation, car il s’appuie sur des sources, des faits, des analyses.


> Exemples : un blog sur les droits des femmes, sur l’entrepreneuriat local ou sur l’environnement urbain à Abidjan.


L’influenceur : celui ou celle qui agit sur les comportements

Entre audience et responsabilité

L’influenceur, quant à lui, est une personne qui a acquis une large communauté sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, TikTok…) et qui peut influencer les comportements ou les opinions de ses abonnés. Il peut promouvoir des produits, des styles de vie ou des causes.

L’influenceur peut modeler les opinions et les comportements. Il est donc en première ligne face à la propagation de fake news, qu’il relaie parfois par ignorance, sensationnalisme ou effet de buzz.

Mais à l’inverse, certains influenceurs engagés participent activement à la diffusion d’informations vérifiées, à des campagnes citoyennes ou de santé publique.

Mais en Côte d’Ivoire, cette catégorie est souvent associée à :

– des polémiques publiques (insultes, clashs, fake news),

– des buzz artificiels pour gagner en visibilité,

– des contenus superficiels ou provocateurs.

Or, tous les influenceurs ne sont pas dans cette logique. Certains promeuvent la lecture, l’artisanat, la santé mentale, l’entrepreneuriat… avec professionnalisme et impact positif.

Objectif : Mobiliser, divertir, vendre, inspirer… selon les cas.

Risque : Lorsque l’éthique est absente, l’influence devient un levier de désinformation massive.

L’activiste numérique : le militant du web

Entre mobilisation et vigilance

L’activiste agit pour des causes : droits humains, transparence, égalité, etc. Son rôle est essentiel, mais il peut aussi tomber dans la surinterprétation, l’émotion ou la manipulation, ce qui alimente des désinformations ciblées.

Objectif : Dénoncer, éveiller les consciences, alerter.
Encas de dérive, un activisme mal encadré peut nourrir des discours anxiogènes, sensationnalistes ou partiaux.

> Exemple : un activiste peut dénoncer des cas de déguerpissements illégaux, militer pour les droits des personnes handicapées, ou demander plus de transparence dans la gouvernance.

Où se situe le malentendu en Côte d’Ivoire ?

Ces dernières années, certains influenceurs ivoiriens — très visibles — se sont illustrés par des comportements outranciers, des propos violents ou des vidéos dégradantes. Cela a conduit une partie de la population à assimiler tous les créateurs de contenu à ces dérives.

Résultat : les blogueurs sérieux, les activistes responsables et les influenceurs positifs souffrent de cette confusion.
Pire encore, cela freine parfois leur accès à des financements, des partenariats ou leur reconnaissance dans les médias et institutions.

La désinformation : un défi majeur pour tous

En Côte d’Ivoire, comme ailleurs, la prolifération des fake news sur les réseaux sociaux menace :

– la cohésion sociale (rumeurs communautaires, fausses alertes),

– la démocratie (intox pendant les élections),

– la santé publique (désinformation sur les vaccins ou les pandémies),

– la crédibilité des médias et des institutions.

Face à cela, les blogueurs, influenceurs et activistes responsables ont un rôle déterminant à jouer. Ils peuvent :

– corriger les fausses informations,

– éduquer leur audience à l’esprit critique,

– rediriger vers des sources fiables,

– refuser de relayer sans vérifier.

Que dit la loi ?

La loi n°2022-979 considère que tout créateur de contenu dépassant 25 000 abonnés est un acteur de la communication audiovisuelle. 

– les propos haineux,

– les intox,

– les contenus trompeurs ou non sourcés.

Il peut être sanctionné si ses propos mettent en danger l’ordre public ou la paix sociale.                   À ce stade, ils sont soumis aux mêmes règles que les médias traditionnels :

– ne pas inciter à la haine,

– respecter la vie privée,

– protéger les mineurs,

– préserver la paix sociale.

Cette loi vise à encadrer sans censurer, mais elle appelle aussi les créateurs de contenu à une prise de responsabilité.


Valorisons les créateurs engagés

Heureusement, la Côte d’Ivoire regorge de blogueurs et influenceurs engagés dans la vérification des faits, l’éducation aux médias et la formation numérique.

Exemples d’initiatives positives :

– Formations au fact-checking,

– Création de chartes de bonne conduite (comme celle signée avec la HACA),

– Réseaux de sentinelles du numérique dans les communautés. 

En tant que citoyens du numérique, nous avons un rôle à jouer pour :

– faire la différence entre contenu toxique et contenu utile,

– soutenir les blogueurs et influenceurs qui apportent de la valeur,

– encourager l’éthique et la déontologie sur les plateformes.


Les créateurs de contenu ivoiriens peuvent être de puissants agents de changement, passeurs de savoir, accélérateurs de développement. À condition qu’on ne les enferme pas tous dans les mêmes cases.

En conclusion

La lutte contre la désinformation est l’un des plus grands défis de notre ère numérique. Elle ne peut être menée efficacement sans l’implication des créateurs de contenu.                                                                     Cela suppose :

– que le public fasse la différence entre influence toxique et engagement sincère,

– que les institutions soutiennent les créateurs responsables,

– que ces derniers s’engagent dans une démarche éthique, constructive et éducative.

Les blogueurs, influenceurs et activistes ne sont pas les ennemis du numérique. Ils en sont les gardiens potentiels — à condition d’être formés, responsabilisés et soutenus.

Il est temps de déconstruire les stéréotypes : tous les influenceurs ne sont pas polémiques, et tous les blogueurs ne font pas du « buzz ». L’univers numérique est riche, divers, et prometteur.

👉 Aux institutions : accompagnez les créateurs au lieu de les stigmatiser.
👉 Aux citoyens : suivez, partagez, encouragez les voix utiles.
👉 Aux créateurs eux-mêmes : portez haut les standards d’éthique et d’exemplarité.

Pourquoi les fake news se propagent-elles si vite ?

Les fake news, ou fausses informations, circulent aujourd’hui plus rapidement et plus largement que jamais. Que ce soit sur les réseaux sociaux, les applications de messagerie ou même dans certains médias, ces informations trompeuses touchent des millions de personnes en un temps record. Mais pourquoi se propagent-elles si vite ? Quels sont les mécanismes qui favorisent leur diffusion ? Décryptage.

1. L’émotion, moteur de la viralité

Les fake news jouent souvent sur les émotions fortes : peur, colère, indignation ou surprise. Une étude du MIT a démontré que les fausses informations sont 70% plus susceptibles d’être partagées que les vraies, car elles déclenchent des réactions instantanées. Lorsqu’un contenu choque ou scandalise, il pousse l’utilisateur à le partager rapidement, sans prendre le temps de vérifier sa véracité.

Exemple : Lors de crises sanitaires ou politiques, les rumeurs alarmistes sur des prétendus complots ou dangers sont largement partagées avant d’être démenties.


2. L’effet de confirmation : nous croyons ce que nous voulons croire

L’un des biais cognitifs qui expliquent la diffusion rapide des fake news est l’effet de confirmation. Ce phénomène nous pousse à privilégier les informations qui confirment nos croyances ou opinions préexistantes.

Ainsi, une personne ayant des doutes sur un gouvernement sera plus encline à croire et partager une rumeur négative à son sujet, sans même la vérifier.

Exemple : Durant les élections, des rumeurs circulent souvent sur des fraudes électorales fictives, car elles alimentent les croyances de certaines personnes sur l’illégitimité d’un candidat.

Image générée par l’intelligence artificielle


3. La vitesse des réseaux sociaux : un amplificateur sans filtre

Les algorithmes des plateformes sociales favorisent la viralité des contenus les plus engageants, sans nécessairement vérifier leur exactitude. Plus une publication est partagée, likée ou commentée, plus elle est mise en avant.

De plus, sur les réseaux sociaux, la rapidité prime sur la fiabilité : les utilisateurs réagissent immédiatement sans vérifier, et les corrections arrivent souvent trop tard, après que le mal soit fait.

Exemple : Une fausse citation attribuée à une personnalité peut être partagée des milliers de fois en quelques heures avant que les médias ou les fact-checkers ne la démentent.


4. Le manque de culture numérique et de vérification

Beaucoup d’internautes ne prennent pas le temps de vérifier une information avant de la partager. L’absence de culture numérique et de réflexes de vérification explique en partie la propagation massive des fake news.

Peu de personnes connaissent les outils de fact-checking comme Google Reverse Image, InVID ou les sites spécialisés comme Africa Check. De plus, certains médias peu scrupuleux ne prennent pas toujours le soin de vérifier leurs sources avant de publier.

Exemple : Une image hors contexte, réutilisée pour illustrer une fausse information, peut tromper des milliers de personnes qui ne pensent pas à la rechercher sur Google Images pour vérifier son origine.


5. Le rôle des messageries privées : une diffusion incontrôlée

Contrairement aux réseaux sociaux où des mécanismes de modération peuvent être mis en place, les applications de messagerie comme WhatsApp, Telegram ou Messenger sont des espaces fermés où les fake news se propagent rapidement et de manière incontrôlée.

Les messages y sont souvent transmis par des proches, ce qui leur confère une crédibilité artificielle. On fait davantage confiance à un message reçu d’un ami ou d’un membre de la famille qu’à une publication anonyme sur Internet.

Exemple : Durant la pandémie de Covid-19, de nombreuses fausses informations sur des prétendus traitements miracles ont circulé dans des groupes WhatsApp, atteignant des milliers de personnes avant d’être démenties par les experts.


Comment ralentir la propagation des fake news ?

Face à ce phénomène, chaque internaute a un rôle à jouer :

✅ Vérifier avant de partager : Toujours croiser les sources avant de diffuser une information.
✅ Se méfier des titres sensationnalistes : Une information exagérée ou alarmiste est souvent fausse.
✅ Utiliser des outils de fact-checking : Google Reverse Image, Snopes, Africa Check…
✅ Suivre des médias et fact-checkers de confiance : Privilégier les sources reconnues pour leur rigueur.
✅ Sensibiliser son entourage : Aider ses proches à développer des réflexes de vérification.

Conclusion

Les fake news se propagent rapidement parce qu’elles exploitent nos émotions, nos biais cognitifs et les failles des réseaux sociaux. Elles représentent un réel danger pour la démocratie, la santé publique et la cohésion sociale. Être un internaute responsable, c’est prendre le temps de vérifier avant de partager.

📢 Et vous, quelles sont les fake news que vous avez déjà crues avant de découvrir la vérité ? Partagez votre expérience en commentaire !



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REVUE HEBDO DU FACT CHECKING 04 – 2021

COVID 19

• Attention, ce protocole anti-Covid n’émane pas du ministère camerounais de la Santé

Un protocole médical attribué au ministère de la Santé camerounais circule depuis le 9 mars sur les réseaux sociaux: il préconise le recours à l’hydroxychloroquine, à l’azithromycine, au zinc et à la vitamine C pour soigner le Covid-19…

• Non, le vaccin contre le Covid-19 n’a pas été rendu obligatoire en RDC

Un message partagé plusieurs centaines de fois sur Facebook depuis le 1er mars prétend que la vaccination contre le Covid-19 a été rendue obligatoire en République démocratique du Congo (RDC), où les premières doses de vaccin viennent d’arriver…

• Non, CNN n’a pas affirmé que le vaccin contre le Covid-19 pouvait favoriser le cancer du sein

Selon un message partagé sur plusieurs pages Facebook, le média d’information international CNN aurait écrit que le vaccin contre le Covid-19 pouvait favoriser le “cancer du sein” et “d’autres formes de cancer”…

DIVERS

• Cette vidéo a été filmée dans un hôpital du Ghana, et non en République démocratique du Congo

Une vidéo montrant une chambre d’hôpital inondée par la pluie circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux en République démocratique du Congo (RDC)…

• Attention, ce communiqué des Nations Unies sur le trafic d’organes est un faux

Des publications sur Facebook relayent un texte auquel est apposé le logo de l’Organisation des Nations Unies (ONU)…

• Non, ce poisson pêché dans un village au Nigeria ne vaut pas des millions de dollars

Des publications partagées plusieurs milliers de fois sur les réseaux sociaux en Afrique anglophone et francophone prétendent qu’un villageois au Nigeria aurait pêché un poisson d’une valeur de 2.6 millions de dollars, qu’il aurait mangé avec ses proches sans savoir qu’il valait une fortune…

• Cette photo a été prise à Bouaké en 2016 et non à Séguéla après la mort d’Hamed Bakayoko

Une photo partagée plusieurs centaines de fois sur Facebook depuis le 12 mars prétend montrer une scène de pillage d’une banque ivoirienne à Séguéla, fief du Premier ministre Hamed Bakayoko, lors de manifestations consécutives à l’annonce de son décès…

• Attention, ces photos du Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko datent de 2017

Des photos du Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko faisant son jogging dans un parc circulent sur les réseaux sociaux depuis le 8 mars, sur fond de rumeurs sur son potentiel décès…