Le Centre d’Appui à la Fiabilité de l’Information et au Numérique (CAFN) a officiellement lancé, vendredi 28 août 2026 au GBAIRÊ LAB à Yopougon, son programme « Santé Mentale pour Tous ». Cette initiative entend créer un cadre régulier d’information, de sensibilisation, de prévention et d’orientation autour de la santé mentale et du bien-être, notamment auprès des jeunes.
Le GBAIRÊ LAB a accueilli, le vendredi 28 août 2026, le lancement officiel du programme « Santé Mentale pour Tous », une initiative portée par le Centre d’Appui à la Fiabilité de l’Information et au Numérique (CAFN).
Organisée autour du thème « Santé mentale et bien-être à l’ère du numérique : informer, prévenir et agir ensemble », la rencontre a réuni des professionnels, représentants d’institutions, organisations de la société civile, acteurs de jeunesse et participants autour des enjeux liés à la santé mentale et au bien-être.
Le lancement a notamment enregistré la participation de représentants du Programme National de Santé Mentale, du Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, de KL Coaching, de l’Agence Emploi Jeunes (AEJ) de Yopougon, du Conseil Communal des Jeunes de Yopougon (CCJY) et du Réseau des Jeunes pour les ODD en Côte d’Ivoire.
Informer, prévenir et orienter
À travers « Santé Mentale pour Tous », le CAFN souhaite contribuer à améliorer l’accès des communautés à une information compréhensible et fiable sur les questions liées à la santé mentale et au bien-être.
L’initiative repose ainsi sur trois principaux leviers : Informer – Prévenir – Orienter.
Informer, pour permettre aux populations de mieux comprendre les questions relatives à la santé mentale et de disposer d’informations fiables.
Prévenir, en contribuant à déconstruire les préjugés et les idées reçues et en favorisant des comportements attentifs au bien-être.
Orienter, enfin, afin de mieux faire connaître les professionnels, ressources et structures compétents vers lesquels les personnes peuvent se tourner lorsque cela est nécessaire.
Le programme s’inscrit dans une démarche d’information, d’éducation et d’orientation. Les activités proposées par le CAFN et le GBAIRÊ LAB ne remplacent donc pas les consultations médicales ou psychologiques.
Santé mentale et environnement numérique au cœur des échanges
Le lancement a également permis de mettre en discussion la place croissante du numérique dans la vie quotidienne et ses liens avec le bien-être.
Réseaux sociaux, circulation rapide de conseils non vérifiés, désinformation, pressions sociales ou encore difficulté à identifier des sources fiables sont autant de problématiques qui justifient l’implication du CAFN sur cette question.
En tant qu’organisation engagée dans la fiabilité de l’information, le fact-checking, l’éducation aux médias et à l’information et l’inclusion numérique, le CAFN entend notamment apporter son expertise sur la dimension informationnelle de la santé mentale.
L’objectif est de favoriser de meilleurs réflexes face aux contenus rencontrés en ligne, tout en encourageant le recours aux professionnels compétents pour les questions nécessitant une prise en charge spécialisée.
Donner aussi la parole aux jeunes
La cérémonie a accordé une place importante à l’expression et aux préoccupations des jeunes.
À travers notamment la séquence « Parole aux jeunes », le programme entend partir des perceptions, interrogations et besoins d’information des premiers concernés pour nourrir les échanges avec les professionnels et les acteurs institutionnels.
Cette approche vise également à encourager une parole plus ouverte sur le bien-être et à contribuer progressivement à déconstruire les préjugés qui entourent encore les questions de santé mentale.
Huit ateliers prévus jusqu’en décembre
Le lancement du 28 août constitue le point de départ d’un programme qui se poursuivra au GBAIRÊ LAB de septembre à décembre 2026.
Huit ateliers thématiques sont programmés autour de sujets directement liés aux réalités des communautés :
– santé mentale et réussite scolaire, universitaire et professionnelle ;
– santé mentale et lutte contre les préjugés ;
– stress, émotions et stratégies d’adaptation ;
– équilibre entre vie professionnelle, associative et personnelle ;
– santé mentale des bénévoles, journalistes et acteurs communautaires ;
– désinformation, méfiance numérique et confiance sociale ;
– construction d’une communauté bienveillante et promotion du bien-être collectif ;
– prévention, orientation et accès aux ressources en santé mentale.
Le programme ne se limitera pas aux rencontres physiques. Des micro-trottoirs, podcasts, contenus de sensibilisation et campagnes numériques permettront également de prolonger les échanges auprès d’un public plus large.
Une dynamique ouverte aux partenaires
À travers « Santé Mentale pour Tous », le CAFN souhaite également favoriser la collaboration entre professionnels de santé, institutions publiques, organisations de jeunesse et de la société civile, médias, acteurs du numérique, entreprises et partenaires au développement.
Le GBAIRÊ LAB, tiers-lieu d’innovation, d’information et d’impact du CAFN à Yopougon, servira de cadre aux différentes activités.
Le lancement du programme constitue ainsi une première étape vers la construction d’une dynamique communautaire durable autour de la santé mentale, du bien-être et de l’accès à une information fiable.
« Santé Mentale pour Tous » poursuit une ambition simple : mieux informer pour mieux prévenir et mieux orienter.
Prochains rendez-vous
Les ateliers du programme se dérouleront au GBAIRÊ LAB, à Yopougon Siporex, de septembre à décembre 2026.
Les informations relatives aux inscriptions et aux différentes sessions seront communiquées progressivement sur les plateformes numériques du CAFN et de la Cellule Anti Fake News.
Santé Mentale pour Tous
INFORMER • PRÉVENIR • ORIENTER
FIMI en Côte d’Ivoire : comprendre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères
Comprendre le phénomène avant de savoir y répondre
Dans un monde où l’information circule rapidement grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques, la capacité à distinguer les informations fiables des contenus trompeurs devient un enjeu majeur.
Aujourd’hui, les sociétés ne font pas seulement face à la circulation de fausses informations isolées. Elles sont également confrontées à des stratégies plus complexes visant à influencer les perceptions, fragiliser la confiance dans les institutions ou perturber le débat public.
C’est dans ce contexte qu’apparaît le concept de FIMI (Foreign Information Manipulation and Interference), traduit en français par manipulation de l’information et ingérence étrangère.
En Côte d’Ivoire, comme dans plusieurs pays africains, la transformation rapide de l’écosystème numérique, l’importance croissante des réseaux sociaux dans la circulation de l’information et les enjeux liés aux périodes électorales rendent nécessaire une meilleure compréhension de ces phénomènes.
- Qu’est-ce qu’une FIMI ?
La FIMI désigne des actions organisées visant à manipuler l’environnement informationnel d’un pays afin d’influencer les perceptions, les comportements ou les processus de décision.
Elle implique généralement l’intervention d’un acteur étranger ou d’un réseau lié à un acteur extérieur qui cherche à atteindre un objectif stratégique à travers l’information.

Contrairement à une simple erreur ou à une rumeur spontanée, une opération FIMI repose souvent sur :
- une intention précise ;
- une stratégie organisée ;
- des méthodes coordonnées ;
- l’utilisation de différents canaux de diffusion ;
- une volonté d’influencer un public ciblé.
Une opération FIMI peut utiliser des contenus vrais, faux ou sortis de leur contexte. Son objectif n’est pas uniquement de faire croire à une information fausse, mais parfois de créer de la confusion, de renforcer des divisions ou de réduire la confiance envers certaines institutions ou acteurs.
À retenir : Une FIMI ne cherche pas seulement à diffuser une fausse information ; elle cherche à influencer un environnement informationnel.
- Quelle différence entre FIMI, fake news et désinformation ?

Les termes « fake news », « désinformation » et « FIMI » sont souvent utilisés de manière interchangeable, mais ils désignent des réalités différentes.
La fausse information (fake news)
L’expression « fake news » est couramment utilisée pour désigner un contenu présenté comme une information mais qui contient des éléments faux ou trompeurs.
Cependant, ce terme peut être imprécis, car toutes les informations fausses ne répondent pas au même objectif.
La mésinformation
La mésinformation correspond à une information fausse ou inexacte partagée sans intention de nuire.
Exemple : Une personne partage une ancienne image en pensant sincèrement qu’elle correspond à un événement récent.
La désinformation
La désinformation désigne la création ou la diffusion volontaire d’une information fausse ou trompeuse dans le but d’induire un public en erreur.
Exemple : Créer volontairement une fausse publication attribuée à une institution pour influencer l’opinion publique.
La FIMI
La FIMI va au-delà d’un simple contenu trompeur.
Elle correspond à une opération structurée de manipulation de l’information, souvent menée ou soutenue par des acteurs étrangers, visant à influencer un environnement informationnel.
Exemple simplifié :
- Une personne partage une fausse information par erreur → mésinformation.
- Un individu invente volontairement une fausse information → désinformation.
- Un réseau organisé crée et diffuse plusieurs contenus trompeurs pour influencer un débat public dans un autre pays → FIMI.
Message clé : Toutes les FIMI utilisent des techniques de désinformation, mais toute désinformation n’est pas une FIMI.
- Comment fonctionnent les opérations FIMI ?

Les opérations FIMI suivent souvent plusieurs étapes.
Identifier des sujets sensibles
Les acteurs manipulateurs exploitent généralement des thèmes qui suscitent déjà des débats ou des émotions fortes :
- questions politiques ;
- élections ;
- sécurité ;
- identité ;
- tensions sociales ;
- crises économiques.
Ils cherchent à exploiter des fragilités existantes dans une société.
Construire un récit manipulateur
La manipulation ne consiste pas toujours à inventer totalement une histoire.
Elle peut prendre plusieurs formes :
- modifier le contexte d’une information réelle ;
- exagérer certains faits ;
- attribuer de fausses intentions à un acteur ;
- présenter une opinion comme un fait ;
- utiliser une image ancienne pour illustrer un événement actuel.
Amplifier la diffusion
Les réseaux sociaux peuvent être utilisés pour accélérer la visibilité d’un contenu grâce à :
- des comptes multiples ;
- des faux profils ;
- des réseaux coordonnés ;
- des campagnes de publication répétée ;
- des contenus générés par intelligence artificielle.
L’objectif peut être de donner l’impression qu’une information est largement acceptée alors qu’elle est artificiellement amplifiée.
- Quels acteurs peuvent être impliqués ?
Les opérations FIMI peuvent mobiliser différents types d’acteurs :
Des acteurs étatiques étrangers
Certains États peuvent chercher à influencer l’opinion publique d’un autre pays pour défendre leurs intérêts stratégiques.
Des réseaux organisés
Des groupes peuvent coordonner la création et la diffusion de contenus trompeurs à grande échelle.
Des relais locaux ou internationaux
Des individus, pages ou comptes peuvent parfois participer à la diffusion de récits manipulatoires, volontairement ou non.
Des outils technologiques
Les technologies numériques peuvent faciliter :
- la création rapide de contenus ;
- l’automatisation de publications ;
- la gestion de faux comptes ;
- la manipulation d’images, vidéos ou audios.
- Pourquoi les FIMI deviennent-elles un enjeu important aujourd’hui ?
Plusieurs facteurs expliquent l’importance croissante des FIMI.
La transformation numérique
Avec l’augmentation de l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux, chaque citoyen peut produire et partager de l’information.
Cette évolution favorise la participation citoyenne, mais augmente également les risques de propagation rapide de contenus trompeurs.
La rapidité de circulation de l’information
Une information fausse peut atteindre un grand nombre de personnes avant même qu’elle soit vérifiée.
L’utilisation de nouvelles technologies
L’intelligence artificielle facilite aujourd’hui la création de contenus plus réalistes, rendant parfois la distinction entre vrai et faux plus complexe.
Les enjeux démocratiques
Les FIMI peuvent affecter :
- la confiance dans les institutions ;
- la qualité du débat public ;
- la participation citoyenne ;
- la perception des processus électoraux.
- Pourquoi renforcer la résilience informationnelle ?

La réponse aux FIMI ne consiste pas uniquement à supprimer les contenus trompeurs.
Elle nécessite de renforcer la capacité des individus et des institutions à :
- analyser l’information ;
- vérifier les sources ;
- comprendre les mécanismes de manipulation ;
- identifier les comportements coordonnés ;
- prendre des décisions éclairées.
Cette capacité collective est appelée résilience informationnelle.
Elle repose notamment sur :
Le journalisme de qualité : Les médias jouent un rôle essentiel dans la vérification et l’explication des faits
Le fact-checking : Les vérificateurs de faits permettent d’identifier les contenus trompeurs et d’expliquer les méthodes utilisées.
L’éducation aux médias et à l’information : Former les citoyens aux réflexes de vérification renforce leur autonomie face aux contenus manipulatoires.
La coopération entre acteurs : La lutte contre les FIMI nécessite une collaboration entre médias, chercheurs, institutions publiques, société civile et citoyens.
Comprendre les FIMI pour mieux protéger l’espace informationnel
Les FIMI représentent une évolution importante des menaces informationnelles contemporaines. Elles ne reposent pas uniquement sur la diffusion de fausses informations, mais sur des stratégies visant à influencer la manière dont les citoyens perçoivent les événements, les institutions et les acteurs publics.
En Côte d’Ivoire, renforcer la compréhension de ces phénomènes constitue une étape essentielle pour développer une société mieux préparée face aux manipulations de l’information.
Car une société résiliente n’est pas une société sans fausses informations : c’est une société capable de les identifier, de les comprendre et d’y répondre collectivement.
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Cet article a été rédigé par Kaberu TAIRU, Consultant en Fact-checking. Il a été édité et validé dans le cadre du projet de lutte contre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères (FIMI), mis en œuvre en Côte d’Ivoire par le CIDDH avec l’appui d’International IDEA.
Immersion au cœur du fact-checking et développement de nouvelles compétences: l’expérience enrichissante de la Cellule Anti Fake News grâce au Programme de Bourse de Code for Africa/projet GIZ SIREWA
Bénéficiaire du Programme de Bourse de Code for Africa à travers le projet GIZ SIREWA CheckDesks, avec l’appui de l’African Fact-Checking Alliance (AFCA), nous partageons à travers cet article le parcours et l’expérience impactant de la Cellule Anti-fake News tout au long de cette opportunité.
Bien plus qu’une simple bourse, cette expérience a représenté pour notre organisation une véritable immersion professionnelle dans l’univers du fact-checking, de l’investigation numérique et de la lutte contre les manipulations de l’information.
Pendant dix (10) mois, du 1er août 2025 au 31 mai 2026, cette initiative nous a permis de renforcer durablement nos capacités techniques, méthodologiques et éditoriales. Grâce à cet accompagnement, nous avons acquis de nouvelles compétences qui enrichissent aujourd’hui notre travail quotidien de lutte contre la désinformation en Côte d’Ivoire, tout en consolidant notre engagement en faveur d’une information fiable, vérifiée et responsable.
La formation sur les techniques de vérification des faits.
Le programme a débuté par une formation intensive de six semaines autour des modules clés qui ont étendu notre compréhension du fact-checking et des mécanismes de désinformation. Ce sont entre autre « l’Introduction à la vérification des faits, la présentation d’une vérification des faits, Plagiat: directives éthiques à l’ère numérique, Introduction à la sécurité numérique, Opérations d’influence et comportement inauthentique coordonné, Mise en place d’infrastructures pour les enquêtes de l’IMI et la Cartographie des réseaux »
Pour Kaberu TAIRU, Coordinateur général de la Cellule Anti Fake News ayant participé au programme, l’un des principaux acquis reste le développement d’une nouvelle approche analytique. « Aujourd’hui, nous analysons les contenus viraux avec beaucoup plus de rigueur. La formation nous a appris à croiser les sources, à utiliser des outils OSINT (Open Source Intelligence) et surtout à mieux comprendre les mécanismes de propagation de la désinformation sur les réseaux sociaux . »
Au-delà des formations, cette bourse a profondément transformé les méthodes de travail de la Cellule Anti Fake News. Les compétences acquises pendant le programme sont aujourd’hui utilisées quotidiennement dans nos activités de veille numérique, de vérification des contenus viraux et de sensibilisation des citoyens.
Cette montée en compétences a également permis à notre organisation de structurer davantage son approche éditoriale et organisationnelle.
La mise en place d’un bureau interne de vérification des faits
L’un des résultats les plus concrets de cette expérience a été la mise en place d’un bureau interne de vérification des faits au sein de la Cellule Anti Fake News dirigé par Ferlande N’Guessan, cheffe de projet au sein de la Cellule Anti Fake News et représentante de l’organisation dans le cadre du programme CheckDesks..
En effet, À l’issue de la phase de formation, la cellule Anti Fake News avait pour mission de produire et publier un minimum de deux articles de Fact-checking par mois durant les périodes de septembre, octobre et novembre 2025, puis de janvier à avril 2026.
Cette dynamique a permis de renforcer l’organisation interne des productions de fact-checking et d’assurer un suivi plus rigoureux des investigations et publications.
Pour se faire, notre équipe a bénéficié de l’accompagnement d’un mentor, Mamady Kébé, journaliste fact-checker et expert en vérification des faits dont l’encadrement a joué un rôle majeur dans le renforcement de nos capacités rédactionnelles, méthodologiques et analytiques.
Au-delà des aspects techniques, notre mentor Mamady Kébé nous a transmis des réflexes professionnels essentiels : « Toujours privilégier les sources primaires, croiser systématiquement les informations et les archiver avant publication, documenter chaque étape de vérification et garder une posture de neutralité dans le traitement des sujets sensibles. » , a-t-il expliqué.
Ses conseils sur la rigueur éditoriale, la patience dans les investigations numériques et l’importance de la crédibilité dans le travail du fact-checker ont profondément marqué notre équipe.
Pour Ferlande N’Guessan, représentante de la Cellule Anti Fake News dans le programme :
« Cette bourse nous a permis de professionnaliser davantage notre approche du fact-checking. Nous avons appris à travailler avec plus de méthode, plus de rigueur et surtout avec une meilleure maîtrise des outils d’investigation numérique. »
Aymard Taou, journaliste fact-checker au sein de la Cellule souligne également l’impact humain et professionnel du mentorat : « Le suivi régulier du mentor nous a beaucoup aidés. Ses retours sur nos productions nous ont permis de corriger nos erreurs, d’améliorer notre écriture et d’être plus exigeants dans nos recherches. »
Treize productions de fact-checking réalisées et une audience en forte croissance
Grâce aux compétences acquises et à l’accompagnement technique reçu, la Cellule Anti Fake News a produit treize (13) articles de vérification des faits avant la fin du programme.
Ces productions ont porté sur plusieurs thématiques sensibles, notamment les questions politiques ; les enjeux sécuritaires ; les sujets économiques ; ainsi que les problématiques sociales.
Au-delà du volume de production, ces articles ont contribué à renforcer la visibilité de la Cellule auprès du public. Les contenus publiés ont permis de fournir des informations vérifiées dans un contexte marqué par la désinformation, tout en renforçant l’accès des citoyens à des sources fiables et leur esprit critique face aux contenus trompeurs.
L’impact de ces productions se reflète également dans les performances enregistrées sur le site web de la Cellule. Depuis le début du programme, les articles publiés généraient en moyenne près de 150 lecteurs. À ce jour, cette audience dépasse les 500 lecteurs, traduisant ainsi une progression des plus remarquables de l’audience depuis le lancement du programme. Cette augmentation significative du trafic témoigne non seulement de l’intérêt croissant du public pour nos contenus, mais aussi de la pertinence des sujets traités et de la qualité du travail réalisé. Elle démontre également que les compétences acquises dans le cadre du programme ont permis d’améliorer la production éditoriale, la diffusion des contenus et l’engagement des lecteurs autour des enjeux liés à la lutte contre la désinformation.
Une expérience humaine et professionnelle enrichissante
Comme toute expérience d’apprentissage, le programme a également été marqué par plusieurs défis : difficultés de connexion internet pendant certaines sessions, accès limité à certaines sources d’information ou encore complexité de certaines investigations numériques.
Malgré cela, l’accompagnement des formateurs, des mentors et des équipes de Code for Africa a permis de maintenir une dynamique d’apprentissage continue.
Une gratitude envers les partenaires et acteurs du programme
La Cellule Anti Fake News adresse ses sincères remerciements à Code for Africa, à la GIZ, à l’AFCA, aux différents formateurs, mentors et partenaires ayant contribué à la réussite de cette initiative.
La lutte contre la désinformation étant un travail de longue haleine qui nécessite de la rigueur, de la collaboration et un engagement constant, les compétences acquises durant cette bourse serviront dans nos rédactions et dans nos communautés.
Ferlande N’Guessan
Cellule Anti Fake News
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : une coalition d’acteurs de l’information s’engage pour l’intégrité de l’information
Abidjan, le 12 juillet 2025 – Dans un contexte de montée des discours de haine et de la désinformation en ligne à l’approche de l’élection présidentielle ivoirienne, des organisations de la société civile et des médias spécialisés annoncent la création de la coalition pour l’intégrité de l’information en Côte d’Ivoire dans le cadre de la présidentielle prévue en octobre 2025. Cette initiative stratégique est mise en œuvre sous le leadership éditorial d’Africa Check, avec pour objectif de garantir un accès fiable à l’information pendant cette période électorale cruciale.
Baptisée « Coalition Anti Dohi« , cette initiative réunit des médias ivoiriens spécialisés dans la vérification des faits – Abidjan Fact Check, Le Média Citoyen, la Cellule Anti Fake News (AFIN), Eburnie Today, et Ivoire Check (Repprelci) – ainsi que quatre organisations de la société civile : Ovillage, Amazoon du Web, Wikimedia Côte d’Ivoire et Les Bénévoles de l’EMI. Ensemble, ces entités s’engagent à produire plus d’une centaine de contenus éditoriaux et audiovisuels – articles, fiches, vidéos explicatives – afin de prévenir les dérives informationnelles, tout en renforçant l’esprit critique des citoyens.
« Ce travail de veille, de pédagogie et de collaboration est une réponse directe à une menace bien réelle. Dans le tumulte électoral, la désinformation fragilise nos institutions, polarise les débats et érode la confiance. En tant qu’acteurs de l’information, nous avons le devoir d’agir. En Côte d’Ivoire, comme ailleurs, la démocratie ne tient que si l’on en défend les fondements : l’intégrité, la transparence et le droit de chacun à une information fiable. », souligne Valdez Onanina, rédacteur en chef du bureau francophone d’Africa Check.
La coalition est soutenue par le projet « Renforcer la Fiabilité de l’Information en Afrique » co-financé par le Ministère allemand de la Coopération Économique et du Développement (BMZ) et l’Union Européenne, et mis en œuvre par la GIZ en coopération avec le Ministère de la Communication de Côte d’Ivoire. Le projet soutient une diversité d’acteurs des médias et respecte l’indépendance journalistique et la souveraineté des acteurs. La prise de décision éditoriale reste du ressort de la coalition.
Lancée officiellement ce 12 juillet, l’initiative se déploiera jusqu’en décembre 2025, selon une méthodologie collaborative. Un rapport final d’analyse permettra de dresser un état des lieux de la désinformation électorale et de formuler des recommandations concrètes pour préserver l’intégrité du débat public en Côte d’Ivoire.
Contact : coalitionantidohi@gmail.com

